Voici une sélection, ce 24 septembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Attaque de la Russie contre la France] Mais quand vous me posez la question: est-ce que ça peut arriver? Ma
réponse est oui. (…) Ce que je
peux vous dire, c’est que la Russie multiplie les actes hostiles et parfois
criminels à l’égard des pays européens. (…) Il est clair qu’il y a eu
plusieurs indices qui montrent que la Russie est en train de s’organiser pour [continuer
à faire cela.
> [Prix des carburants] Ma priorité, c’est vraiment de baisser les prix. (…) On ne va pas laisser les prix s’envoler. (…) La situation est grave, on est aux côtés des Français.
> Quand ça va mal, les gens se retrouvent confrontés à une vie impossible et donc, en effet, sont en colère. (…) Je vois des voix qui s’élèvent pour appeler à un mouvement social généralisé. Je pense que ça ne nous aiderait pas collectivement. (…) Si là il y a un mouvement, on ne va pas faire un mouvement contre la guerre qui est lancée par la Russie en Ukraine [et celle en Iran]. Moi aussi je suis contre ces guerres, donc je ne pense pas que ce soit une action utile.
> Protéger les enfants en ligne est une priorité de santé publique majeure, une réalité prouvée et documentée par des scientifiques du monde entier. C'est pourquoi la France en a fait une priorité, notamment en interdisant l'utilisation des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Nous défendons et partageons cette priorité avec le même niveau d'engagement en ce qui concerne l'intelligence artificielle. Nous ne devons pas répéter les erreurs du passé et attendre vingt ans pour constater l'impact des chatbots sur les mineurs. Nous devons agir maintenant. Ensemble avec la Coalition pour les droits et la protection de l'enfance à l'ère de l'IA, nous envoyons un message clair : l'IA ne doit pas être mise à la disposition des enfants sans avoir été préalablement testée, évaluée et, par conséquent, autorisée. Cet effort doit impliquer toutes les parties prenantes : nous nous retrouverons en novembre au Forum de Paris pour la prochaine étape.
> Ne cédons rien : plus que jamais nous avons besoin de nos Nations unies. Avançons tous ensemble et ayons le courage d’être optimistes, de nous mobiliser et d’être utiles.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Se loger ne doit plus être un frein pour étudier, travailler ou fonder une
famille. Les premiers résultats de notre plan de relance du logement sont là :
+14 % de permis de construire en six mois, +11,8 % de mises en chantier. Mais
la France reste loin des 400 000 logements par an dont elle a besoin. Le projet
de budget pour 2027 proposera de renouveler les 500 millions d’euros d’effort
en faveur du logement social, avec un objectif de 125 000 logements. Nous
confortons ainsi un outil majeur de cohésion sociale et territoriale. Le prêt à
taux zéro sera prolongé au-delà de 2027 et son accès sera étendu aux familles
qui attendent un enfant ou en ont un de moins de trois ans. Nous allons élargir
le dispositif Jeanbrun : moins d’impôts pour ceux qui investissent dans un
logement et s’engagent à le louer dans la durée. Aujourd’hui centré sur le
neuf, il sera rendu accessible aux logements anciens à rénover. Le projet de
loi de relance et de décentralisation du logement, déjà voté par le Sénat, sera
inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale : davantage de pouvoir aux
élus locaux pour organiser l’habitat et attribuer les logements sociaux,
simplification des règles d’urbanisme et lancement du 3e programme national de
rénovation urbaine. Construire plus, plus vite, et redonner aux Français les
moyens de mener leurs projets de vie.
> Quand l’énergie augmente, les familles doivent trouver dans un budget déjà serré l’argent qu’elles ne pourront plus consacrer à autre chose. Le chèque énergie de 2027 sera avancé à janvier, au cœur de l’hiver. Nous proposerons aussi de relever les plafonds d’exonération à 1000 euros des primes de partage de la valeur pour permettre aux entreprises de verser davantage à leurs salariés. J’appelle celles qui le peuvent à prendre leur part de cet effort de solidarité.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> J’ai participé ce matin à la troisième session du Forum de l’islam de
France (FORIF), un espace de travail et de dialogue qui permet à des femmes et
des hommes engagés sur le terrain de faire avancer des projets du culte
musulman. La neutralité de l’Etat, inhérente au principe de laïcité, n’implique
pas une indifférence à l’égard des cultes, au contraire : il est essentiel,
pour l’Etat, d’échanger avec tous les cultes, sans distinction. Le Forum de
l’islam de France s’inscrit dans cette démarche, à l’instar des différentes
instances et formes de dialogue que l’Etat entretient avec les autres cultes.
Structuration et financement du culte, professionnalisation des imams,
inhumation confessionnelle, accès aux services bancaires et assurantiels,
connaissance de l’islam : les travaux conduits depuis plus de quatre ans
produisent des avancées essentielles pour garantir le libre exercice du culte
musulman. J’ai également rappelé que la lutte contre l’islamisme doit être
menée avec fermeté, sans jamais céder à l’amalgame, précisément parce que
l’islamisme prospère sur le sentiment de rejet.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> Arrivée en Indonésie, partenaire stratégique global de la France. Notre
relation de défense est dense et ambitieuse, fondée sur la confiance et une
volonté commune d’agir en faveur de la sécurité et de la stabilité dans
l’Indopacifique et dans le monde. Alors que la mission PÉGASE 2026 fait étape
en Indonésie, ces deux jours seront l’occasion de poursuivre le dialogue et
d’approfondir encore notre coopération.
> La France et l’Indonésie sont deux pays souverains qui ont fait le choix de nouer un partenariat stratégique global. La coopération de défense en est un pilier essentiel. Dialogue stratégique, formation, coopération opérationnelle, capacitaire et industrielle: notre relation est déjà particulièrement dense. En matière d’équipements, nous avons décidé de renforcer ensemble nos bases industrielles et technologiques, en associant les entreprises de nos deux pays. Nous voulons aujourd’hui aller plus loin. Une ambition : construire une coopération toujours plus concrète, au service des intérêts de nos deux pays, de la sécurité et de la stabilité dans l’Indopacifique et dans le monde.
> Aux côtés des aviateurs, français et indonésiens, avec le ministre de la Défense de la République d'Indonésie sur la base aérienne d’Halim où fait escale la mission PÉGASE 2026. Du Grand Nord à l’Indopacifique, en passant par le Moyen-Orient, PÉGASE nous prépare à l’avenir. Cette mission démontre notre capacité à nous projeter loin, mais surtout à aller à la rencontre de nos partenaires et à opérer avec eux. C’est tout le sens de cette étape en Indonésie. Deux pays souverains qui travaillent ensemble, ce sont aussi deux armées qui développent leur interopérabilité. Cette année, nous franchissons une nouvelle étape : pour la première fois, des Rafale et des A400M français et indonésiens s’entraînent côte-à-côte.
> Aux Fidji, à la réunion des ministres de la défense du Pacifique-sud, le SPDMM, principale enceinte de discussions en matière de défense et de sécurité dans la région. Ma participation témoigne de la présence et de l’engagement constant de la France dans le Pacifique sud. Merci au ministre de la défense et des anciens combattants des Fidji, pour son chaleureux accueil. La relation de défense entre la France et ses partenaires océaniens progresse : sécurité maritime, réponses aux crises climatiques, engagements opérationnels conjoints, lutte contre les trafics et la pêche illicite, mise en œuvre de l’agenda « Femmes, paix et sécurité ».
> Aux Fidji, en marge de la réunion des Ministres de la défense du Pacifique-sud (SPDMM), j’ai rencontré le vice-ministre chilien de la défense, Rodriguo Álvarez. Nos échanges ont porté sur le renforcement de la coopération régionale dans le Pacifique, de la relation bilatérale de défense entre nos deux pays, notamment en matière capacitaire, et de nos engagements opérationnels conjoints.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> [La France à l’Assemblée générale des Nations Unies] Cette semaine, la France a été à l’initiative
sur les principales questions de paix et de sécurité, qui sont de la
responsabilité des Nations Unies : la réforme du Conseil de sécurité,
l’intelligence artificielle, le Moyen-Orient et l’Ukraine.
Sur la réforme du Conseil de sécurité, nous avons enregistré lundi une
avancée majeure, puisque le Royaume-Uni, membre permanent du Conseil de
sécurité, est devenu le 128e pays à se rallier à l’initiative que la France
porte avec le Mexique depuis dix ans pour restreindre l’usage du droit de veto
par les membres permanents dans les cas d’atrocités de masse, de crimes de
génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre les plus graves. Pourquoi
est-ce important ? Parce que nous le voyons, le Conseil de sécurité est
empêché d’agir, de prendre des décisions pour faire cesser ou sanctionner les
atrocités de masse. Pourquoi ? Du fait de l’usage irresponsable du droit
de veto par certains membres permanents du Conseil de sécurité. Avec l’arrivée
du Royaume-Uni, avec ces 128 pays, alors que seuls 107 pays soutenaient
l’initiative il y a encore six mois, nous avons créé une véritable dynamique
qui doit nous permettre de convaincre le plus grand nombre possible d’États
membres des Nations Unies et de présenter, le moment venu, une initiative
politique pour élever le coût de l’usage déraisonné, irresponsable, du droit de
veto dans les cas d’atrocités de masse et protéger ainsi les populations
civiles qui souffrent partout sur la planète, au Soudan, en Ukraine ou encore
au Moyen-Orient.
Deuxième sujet, l’intelligence artificielle. Suite aux incidents qui se
sont produits cet été, avec la perte de contrôle de certains modèles qui se
sont introduits dans les systèmes d’information de certaines entreprises
technologiques, la France, qui préside le Conseil de sécurité au mois de
septembre, a décidé de consacrer une réunion du Conseil de sécurité à ce sujet.
J’ai convoqué les dirigeants des principales entreprises concernées par les
incidents de cet été : Anthropic, OpenAI et HuggingFace. Ils seront
rejoints par Yoshua Bengio, prix Turing, expert mondialement reconnu de
l’intelligence artificielle et de ses risques, et ce sera donc la première fois
que le Conseil de sécurité sera saisi des enjeux posés par le développement
technologique de ces modèles et des réponses que la communauté internationale
doit apporter, à un moment où les inquiétudes de nos concitoyens commencent à
augmenter, on l’a vu récemment, avec des manifestations, voire même des
révoltes associées à l’installation de data centers dans un certain nombre de
pays.
Troisième sujet, le Moyen-Orient. Nous avons tenu hier deux réunions
importantes de suivi de l’initiative majeure prise par la France et l’Arabie
saoudite l’année dernière, qui a culminé, qui a abouti le 12 septembre 2025,
par l’adoption à 142 voix de la déclaration de New York : le premier texte
condamnant le Hamas, appelant à son désarmement, à son exclusion de toute
participation à la gouvernance de Gaza à l’avenir ; le premier texte des
Nations Unies qualifiant le 7 octobre d’attaque terroriste ; le premier
texte depuis bien longtemps au travers duquel les pays arabes signataires de
cet appel s’engagent à une intégration régionale aux côtés d’Israël. Sans cette
déclaration de New York et son adoption le 12 septembre dernier, il n’y aurait
probablement pas eu de plan de paix en 20 points, il n’y aurait probablement
pas eu de résolution 2803 du Conseil de sécurité endossant ce plan de
paix ; et sans doute, on peut le redouter en tout cas, la guerre ferait
encore rage à Gaza avec le même niveau d’intensité qu’il y a un an :
peut-être que les otages n’auraient pas été libérés, peut-être que Gaza aurait
été privée de l’aide humanitaire qui reste malheureusement tout à fait
insuffisante. Je le dis parce que j’observe un grand cynisme de la part des
observateurs s’agissant du bilan de cette déclaration de New York, alors même
qu’elle a permis d’ouvrir la voie à ce plan de paix qui certes est imparfait,
qui certes est aujourd’hui bloqué dans sa mise en œuvre, mais qui a mis fin à
une situation qui était tout simplement insoutenable. Sans les efforts de la
France aux côtés de l’Arabie saoudite, tout cela n’aurait pas été possible. Les
réunions d’hier, qui ont rassemblé les chefs d’État et de gouvernement autour
du président de la République, puis la société civile autour de moi et d’un
certain nombre de mes collègues, ont permis de réaffirmer que l’ambition
d’aboutir à une solution à deux États, deux États vivant côte à côte en paix et
en sécurité, que cette ambition est intacte et que la volonté de poursuivre les
efforts collectifs permettant de l’atteindre est au rendez-vous. Il y a une
étape en particulier sur laquelle la France insistera dans les semaines et les
mois à venir, c’est l’organisation des élections palestiniennes. C’est un
engagement que le président Mahmoud Abbas a pris devant le président de la
République et devant le prince héritier d’Arabie saoudite dans une lettre datée
du 9 juin 2025. Ces élections sont programmées pour le 28 novembre 2026 pour
les élections législatives, et pour le premier trimestre 2027 pour les
élections présidentielles. Elles doivent impérativement se tenir. C’est une
manière pour le peuple palestinien d’exprimer son aspiration légitime à
l’autodétermination et de faire entendre sa voix qui, malheureusement ne l’est
pas aujourd’hui.
Dernier sujet, l’Ukraine. J’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus
longuement dans quelques minutes aux côtés du ministre ukrainien et de la Haute
représentante pour la politique étrangère de l’Union européenne, Kaja Kallas,
dans une déclaration dédiée endossée par cinquante pays. Nous aurons évidemment
l’occasion de revenir au Conseil de sécurité au cours de cette réunion dédiée,
sur la triple stratégie que poursuit la France de soutien à l’Ukraine, de
pression sur la Russie et de préparation de la paix. Puisque je me trouve
devant vous ce matin, je veux d’ores et déjà me féliciter de la décision prise
par l’Union européenne ce matin de sanctionner Xenia Fedorova dans la lignée
des sanctions qui ont été prises par la France il y a quelques semaines, dans
la lignée des sanctions qui avaient été prises à son encontre par l’Allemagne
il y a quelques années et dans la lignée des sanctions qui avaient été prises
par l’Union européenne à l’encontre de RT, un organe de propagande dont la
vocation était de déstabiliser les opinions publiques européennes, fragiliser
le soutien à l’Ukraine et diviser les Européens dans un moment où, au
contraire, ils ont besoin d’être plus que jamais uni.
Donc, sur la réforme du Conseil de sécurité, sur l’intelligence
artificielle, sur le Proche et le Moyen-Orient, comme sur l’Ukraine, alors que
se termine cette présidence française du Conseil de sécurité, notre pays a été
à l’initiative de certaines des réunions qui, à mon avis, resteront comme les
plus importantes et les plus marquantes de cette semaine de haut niveau. Je
m’en félicite et je me tiens à votre disposition pour une, voire deux
questions.
> S’agissant du gouvernement israélien, notre position est connue, notre attachement à l’existence et à la sécurité d’Israël est indéfectible, mais la politique qui est menée par le gouvernement actuel de l’État d’Israël hypothèque la sécurité d’Israël. C’est le cas dans le refus qui est celui des autorités israéliennes de mettre en œuvre leurs responsabilités au terme du plan de paix du président Trump, c’est le cas dans la stratégie de zone tampon qui est développée au Liban ou en Syrie, et c’est le cas en Cisjordanie, où nous assistons à une explosion - le président de la République l’a rappelé, et je crois que c’est cet élément-là qui a été largement retenu de son discours - à une explosion de la violence des colons extrémistes à l’égard des Palestiniens, ainsi qu’à une accélération sans précédent de la colonisation, ce qui fragilise cette perspective à laquelle la communauté internationale est attachée, qui est celle de la solution à deux États, mais qui fait courir un risque de sécurité à Israël et à la population israélienne, ce que nous ne pouvons accepter.
> Le président de la République est venu ici à New York à l’occasion de cette semaine de haut niveau des Nations Unies, de l’Assemblée générale des Nations unies pour rencontrer un certain nombre de ses homologues : le président américain, mais aussi des dirigeants de la région, pour faire accélérer les discussions conduisant à une réduction des hostilités, à la reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, mais aussi à un apaisement des tensions en mer Rouge, puisque l’escalade entre les Houthis et l’Arabie saoudite a elle aussi, d’une certaine manière, eu un impact considérable sur le prix du carburant. Nous ne nous contentons pas de passer des messages et de presser nos partenaires et nos interlocuteurs à aller aux négociations indispensables pour que la tension baisse et que la circulation puisse reprendre. Nous avons, vous vous en souvenez, bien avant la fin des hostilités, préparé pour ce qui concerne le détroit d’Ormuz, une mission internationale qui est prête à se déployer dès que les conditions le permettront pour justement que la reprise du trafic soit la plus rapide possible et que donc la baisse des tensions se répercute le plus rapidement possible à la pompe pour les Françaises et pour les Français. Et puis, parce que nous savons que ce type d’épisode est amené à l’avenir à se multiplier, nous avons pris les devants et nous travaillons avec nos partenaires européens, mais aussi nos partenaires dans la région - j’ai eu moi-même des discussions à ce sujet ces derniers jours - à ouvrir de nouvelles routes commerciales qui ne puissent pas être prises en otage ou être affectées par ce type de conflits qui ne sont pas les nôtres, que nous n’avons pas choisis et auxquels nous n’avons aucune intention de participer. S’agissant de la mer Rouge et de Bab el-Mandeb, vous savez que la France est présente depuis deux ans au travers d’une mission européenne qui s’appelle Aspides et qui, dans une certaine indifférence, puisqu’on n’en parlait pas jusqu’à présent, a permis de protéger la circulation de plusieurs centaines de navires français contre les attaques des Houthis. La France est restée présente pour assurer la circulation des navires français et s’activer de manière à ce que la tension puisse baisser entre Arabie Saoudite et Houthis.
> L’Union européenne vient de sanctionner Xenia Fedorova, dans le prolongement des mesures prises cet été par la France à l’encontre de l’ancienne dirigeante de RT France, visée par un arrêté d’expulsion et un gel de ses avoirs. La France, comme l’Union européenne, continuera d’entraver les activités de déstabilisation menées par la Russie sur notre sol. Notre détermination est entière : ceux qui pensent pouvoir conduire impunément des manœuvres hostiles à notre démocratie en subiront les conséquences.
> En 1945, l'entrée dans l'âge atomique a placé l'humanité devant une puissance dont elle découvrait simultanément les possibilités et les périls. Nous sommes aujourd'hui devant un moment de cette nature. Le potentiel de transformation et de disruption de l'intelligence artificielle est tel qu'elle ne peut être laissée aux mains de quelques acteurs privés dans quelques pays. C'est un enjeu démocratique qui appartient aux peuples, qui appartient aux Etats.
> La rapidité des développements de la technologie soulève des risques dont nous ne pouvons plus détourner le regard.
> Il y a 60 ans, dans « 2001, l'Odyssée de l'Espace », Stanley Kubrick imaginait HAL 9000, une intelligence artificielle qui cessait d'obéir à ceux qui l'avaient créée et qui éliminait les membres de l'équipage du vaisseau spatial. Longtemps, cette scène a appartenu à la science-fiction, mais cet été, elle est presque devenue une réalité quand des modèles d'OpenAI ont contourné les contrôles qui les isolaient d'Internet, se sont coordonnés entre eux et ont compromis une partie des infrastructures Hugging Face. Dans un autre cas, des agents d'Antropic ont collaboré sans qu'aucun humain ne le leur ait demandé et tenté d'émettre un code malveillant en créant de fausses identités.
> Au Conseil de sécurité des Nations unies, la France soutient les réformes qui garantissent son efficacité. Il doit pouvoir agir face à des violations massives du droit international. L'initiative franco-mexicaine d'encadrement du droit de veto en cas d'atrocité de masse est plus que jamais nécessaire.
> [Discours au
Conseil de Sécurité des Nations Unies] Il y a près de cinq ans, Vladimir Poutine précipitait son propre pays et ses
propres citoyens à la poursuite d'un dessein funeste et paranoïaque, celui
d'une guerre d'agression brutale et illégale contre l'Ukraine. Une guerre
illégale d'abord contre un État souverain reconnu depuis 1991 par la communauté
internationale et par la Russie en particulier, membre permanent du Conseil de
sécurité des Nations Unies. Une guerre coloniale contre une nation dont
l'identité est remise en cause, la culture niée, l'histoire réécrite et la
langue dénigrée par la Russie. Souvenons-nous du théâtre de Marioupol et de ses
centaines de victimes civiles. Une guerre que l’Ukraine n’a pas provoquée. Car
c’est bien la Russie, et elle seule, qui a envahi le 24 février 2022 un voisin
qui ne la menaçait en rien.
Pour Vladimir Poutine, cette guerre est
un échec cinglant. C’est l’échec d’une expédition insensée, voulue par un seul
homme. Mais qui paye le prix de cette folie ? C’est l’Ukraine ; c’est l’Europe
; ce sont les pays en développement, les populations les plus vulnérables à
travers le monde ; ce sont les Nations Unies et leur crédibilité ; c’est,
enfin, la Russie elle-même et son peuple.
Oui c’est d’abord l’Ukraine ! Qui peut
oublier les massacres de civils à Boutcha au printemps 2022 ? Depuis, le bilan
n’a cessé de s’alourdir : 71 000 victimes civiles, dont 17 000 morts, depuis le
début de l’invasion. En ciblant les infrastructures stratégiques – centrales
électriques et nucléaires, réseaux de chauffage urbain, réseaux d’eau potable
–, la Russie utilise l'hiver, le froid et les privations les plus élémentaires
comme des armes de destruction massive dirigées contre la population civile.
C’est l’Europe ! La Russie s’en prend à
l’Europe toute entière, par ses assassinats ciblés, ses sabotages, ses attaques
cyber, sa désinformation, ses violations répétées de l’espace aérien européen :
Roumanie, Pologne, Moldavie, Lituanie, Estonie, Lettonie, Finlande… Pas un État
qui ne soit inquiété par cette agressivité russe, qui se déploie loin de ses
frontières, comme encore récemment en Allemagne, à Leipzig. L’Allemagne, notre
voisine, à laquelle nous apportons toute notre solidarité.
Qui paie le prix de cette folie ? Ce sont
les États et les populations les plus vulnérables du monde qui paient aussi le
prix de cette agression. Les attaques russes ciblent les ports et les navires
commerciaux qui transportent notamment les céréales et les produits oléagineux
ukrainiens en mer Noire. Des produits destinés notamment aux pays en
développement. Cette guerre affecte donc gravement la sécurité alimentaire
mondiale dans son ensemble.
Par sa guerre d’agression, la Russie
frappe, enfin, les Nations Unies. Sa Charte est bafouée par un membre permanent
du Conseil de sécurité qui, faisant fi de la responsabilité principale qui est
la sienne, affaiblit l’autorité de cette enceinte. Quelle légitimité reste-t-il
à un Conseil de sécurité dont un membre permanent, la Russie, multiplie les
violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, se rend
coupable d’exactions qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité
par la Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine ? Un
membre permanent dont le dirigeant est visé par un mandat d’arrêt de la Cour
pénale internationale pour le crime de guerre de déportation et de transfert
illégal d’enfants ? Oui, Vladimir Poutine déshonore le siège de membre
permanent de la Russie et discrédite ce Conseil aux yeux du monde.
Qui paie le prix de cette folie ? C’est
la Russie elle-même, décimée, ruinée, isolée par cette guerre voulue par un
seul homme. Décimée, la Russie : L’obstination d’un homme a déjà condamné à
mort près de 500 000 Russes, qui n’avaient pas voix au chapitre, pour une
guerre qui n’est pas la leur, dans un pays qui n’est pas le leur.
Ruinée, la Russie de Vladimir Poutine qui
est celle de la récession et de l’inflation. C’est l’effondrement d’un pays qui
a vécu sur sa rente pétro-gazière et qui rationne aujourd’hui la vente de
carburants dans la majorité de ses régions. C’est une économie civile accaparée
par la guerre et dont l’activité s’effondre. C’est un déficit public 2,5 fois
plus élevé que prévu, et tout ceci, au détriment des services de base à la
population.
Isolée, la Russie de Vladimir Poutine.
Écartée du G8 après l’annexion illégale de la Crimée, la Russie est isolée,
suspendue du Conseil des Droits de l’Homme, exclue du Conseil de l’Europe. La
Russie est esseulée à l’Assemblée générale des Nations Unies, qui, à dix
reprises - dix reprises - et à de larges majorités, a condamné son agression, a
appelé au cessez-le-feu et au respect de la souveraineté et de l'intégrité
territoriale de l'Ukraine.
Et pourtant, une autre voie est possible.
Celle du cessez-le-feu, tout d’abord. Cette guerre n’a que trop duré. La France
renouvelle son appel à un cessez-le-feu immédiat, à partir de la ligne de front
actuelle, car les paroles de paix se font mieux entendre dans le silence des
armes. L’Ukraine propose depuis plus d’un an déjà le principe d’un
cessez-le-feu immédiat. Nous ne pouvons nous résoudre à ce que la Russie y
réponde encore et toujours par des bombardements. Aussi, comme l’a encore
exprimé le Président de la République ici même à la tribune de l’Assemblée
générale, la France soutient l’établissement d’un double moratoire : d’une part
sur les attaques concernant l’énergie et les infrastructures civiles de part et
d’autre, ainsi que d’autre part un moratoire sur les attaques en mer Noire,
comme premier pas dans la désescalade.
La voie de la négociation, ensuite.
L’Ukraine est prête à la paix : elle en exprime le souhait, auquel s’oppose
l’entêtement de Moscou. Kyïv exprime clairement sa volonté de paix et a fait
montre à de nombreuses reprises de sa disposition à s’engager honnêtement dans
un processus de négociation. Le président ukrainien s’est également dit prêt à
rencontrer son homologue russe. Tant que la Russie ne s’engagera pas dans la
négociation, nous continuerons d’accentuer notre pression collective pour la
contraindre à négocier de bonne foi et à cesser son agression insensée.
La seule issue possible est une paix
juste, durable, conforme au droit international et à la Charte des Nations
Unies, respectueuse de la souveraineté et l’intégrité territoriale de
l’Ukraine. Vladimir Poutine est en échec. L’Ukraine et la communauté internationale
en paient le prix. Le peuple russe aussi. Cette folie doit cesser. Je vous
remercie, et je reprends mes fonctions de Président du Conseil.
> [Intervention lors de la table-ronde avec des
représentants des sociétés civiles] Nous comptons parmi nous les représentants
de quelque 25 pays, ainsi que l’ensemble des organisations qui représentent les
Israéliens et les Palestiniens.
Je tiens à remercier les ministres des Affaires étrangères et l’ensemble des
représentants des organisations de la société civile de s’être réunis à Paris
en juin 2025, puis à nouveau en juin 2026, et de s’être rassemblés aujourd’hui.
Surtout, je les remercie pour leur engagement inébranlable en faveur de la
paix, de la justice, de la dignité et de la solution des deux États.
Je veux vous dire que, sans vous, la solution des deux États n’existerait
sûrement plus aujourd’hui. Car il ne s’agit pas simplement d’une question de
gouvernance.
Sans vous, l’adoption de la déclaration de New York l’an passé n’aurait
sûrement pas été possible.
Sans vous, enfin, il aurait sûrement été impossible d’adopter le plan de paix
prévu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité.
Un an plus tard, que constatons-nous ? La guerre de grande ampleur à Gaza a
pris fin, les derniers otages du Hamas ont été libérés et une aide humanitaire,
bien qu’insuffisante, a pu être acheminée jusqu’à Gaza. Mais la situation à
Gaza demeure catastrophique. Le Hamas doit encore déposer les armes, et la
colonisation et les violences s’intensifient en Cisjordanie, ce qui concrétise
l’annexion de facto.
Allons-nous baisser les bras ? Non. Sommes-nous fatigués ? Non, et c’est pour
cela que nous sommes réunis ici aujourd’hui. Nous sommes réunis pour parler des
prochaines étapes, du chemin qu’il nous reste à parcourir.
Avant de céder la parole dans un premier temps à Mme Kaja Kallas puis aux
représentants de la société civile, laissez-moi vous faire part de ce que je
considère comme une étape essentielle : les élections palestiniennes.
Pourquoi ? Parce que cela fait maintenant 20 ans que des élections nationales
n’ont pas eu lieu en Palestine. Parce que le Président Abbas s’est engagé
envers le Président Macron et le Prince héritier en juin 2025 à organiser des
élections législatives et présidentielles.
Parce qu’une date a été annoncée pour les élections législatives
palestiniennes, celle du 28 novembre 2026, et que les élections présidentielles
sont prévues pour le premier trimestre 2027. Parce que des élections
municipales ont été organisées en avril dernier à Gaza, ce qui prouve que cela
est possible. Et enfin, parce que seule une Autorité palestinienne renouvelée
pourra représenter le peuple palestinien et négocier la paix avec Israël. Il
n’existe pas de meilleur moyen pour le peuple palestinien de prévenir
l’annexion, d’en finir avec le Hamas et de parvenir à l’auto-détermination que
d’aller voter. Les urnes sont plus fortes que les armes. Et le peuple
palestinien a le droit de s’exprimer et de voter. Consacrons-nous tous à cet
objectif : des élections palestiniennes, dès maintenant.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Face à la hausse des prix des carburants, nous agissons pour celles et
ceux qui prennent la route chaque jour pour soigner et accompagner. Pour les
infirmiers libéraux :
- Extension de l’aide « grands rouleurs » de 100 € pour 3 mois à davantage
d’infirmiers, avec un accompagnement dédié par l’Assurance maladie ;
- Un bonus additionnel exceptionnel « territoires & ruralité » de 80 € pour
les 25 000 infirmiers libéraux, ceux qui se déplacent le plus ;
- La possibilité de reporter le paiement des cotisations URSSAF, sans
pénalités.
Pour les aides à domicile :
- un guichet dédié pour celles qui utilisent leur véhicule personnel ;
- l’aide « grands rouleurs » de 100 € pour 3 mois rendue accessible dès 30 km
parcourus par jour en moyenne, pour celles travaillant au moins à mi-temps.
Des mesures concrètes pour soutenir les professionnels.
> [Plan d'urgence pour les crèches] Le système
économique, je dirais, des crèches n'est pas soutenable, puisque les habitudes
de vie ont changé. Et par ailleurs, nous avons en urgence d'amener ce plan pour
les crèches, qui est de 90 millions d'euros, 30 millions pour 2026 et
60 millions pour 2027, qui va permettre, un, de soutenir les assistantes
maternelles à domicile, de soutenir les familles, en fait, pour trouver des
places en crèche. Vous savez qu'on manque, malgré la baisse de la natalité,
nous manquons de places en crèche. Et en parallèle de ce plan d'urgence, nous
travaillons à des réformes structurelles du modèle économique des crèches. (…)
Il manque aussi des personnels. On est dans une situation de crise du secteur
de la petite enfance. Un : du manque de personnel, avec beaucoup
d'assistantes maternelles qui partent à la retraite. (…)
Nous avons besoin de ce plan d'urgence rapide, dès 2026, pour aider les crèches
et qu'elles ne ferment pas plus de place. Et d'autre part, les réformes
structurelles sur lesquelles nous travaillons sur l'attractivité des métiers et
sur le modèle économique des crèches.
> Notre sécurité sociale ne peut plus soutenir
cette augmentation des arrêts maladie : plus de 7 % par an. Je ne
suis pas sûr que votre salaire ait augmenté de 7 % en un an. Et cette
augmentation de 7 % tous les ans, d'arrêt maladie, fait que si nous
voulons continuer à payer les arrêts maladie, en tant que médecin, j'y tiens
absolument, nous devons, un, lutter contre les abus : c'est le décret que
j'ai pu sortir pour sanctionner les gens qui vont voir plusieurs médecins
différents pour avoir plein de petits arrêts. Et d'autre part, faire que les
gens aillent mieux pour avoir des arrêts maladie moins longs. Et ce sont les
mesures que je prends. (…)
Si nous voulons continuer à pouvoir que la Sécurité sociale paye les arrêts
maladie, il faut, dans ce cas, que nous luttons, un, contre les abus. C'est le
décret que j'ai pu sortir. Et d'autre part, que nous fassions en sorte que les
gens soient moins longtemps en arrêt maladie. (…)
Il faut, et c'est ce que nous mettons dans le décret, plus de sanctions pour
les gens qui abusent de notre système et plus de mesures qui accompagnent les
gens pour qu'ils aillent mieux et des arrêts maladie moins long.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Notre stratégie budgétaire française s’inscrit aussi dans le contexte
financier et économique international et européen.
> Nous avons 2 adversaires dans cette crise : l'immobilisme et le mensonge. Voilà pourquoi il faut des aides, mais des aides ciblées et financées.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> On le rappellera aussi souvent que nécessaire : il n'y a pas un seul
Français juif responsable de la situation à Gaza. Les rendre coupables par
procuration d'un conflit à des milliers de kilomètres de la France est
insupportable. Essentialiser, assigner, on sait où ça mène. A l'antisémitisme.
> La proposition de loi intégrale a été adoptée en commission spéciale. Dès le 1er octobre, nous aurons rendez-vous en séance à l'Assemblée Nationale. Le gouvernement s'est engagé et il tiendra sa parole. Il y aura une loi intégrale adoptée et promulguée avant l'élection présidentielle.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Les Centres de loisirs jeunesse de la police nationale, bien plus que des
activités pour les jeunes Le ministère de l’Intérieur agit sur deux leviers :
prévenir, et sanctionner lorsque c’est nécessaire. Dans la nouvelle Stratégie
nationale de prévention de la délinquance, les CLJ ont justement toute leur
place. À Saint-Étienne, j’ai rencontré les jeunes, les familles et les
policiers qui font vivre le CLJ tout au long de l’année. Ce qui frappe ici,
c’est la place qu’il a prise dans le quartier. Les jeunes y viennent pour des
activités sportives bien sûr, mais aussi des ateliers de sécurité routière, de
citoyenneté, de protection de l’enfance et de tous les sujets qui traversent
leur quotidien. Et surtout, leur regard sur les policiers évolue. Derrière
l’uniforme, ils découvrent des femmes et des hommes qui les accompagnent, leur
donnent des repères et leur offrent un espace où ils se sentent en sécurité, ce
qui dit beaucoup de ce qu’un CLJ peut représenter lorsqu’il est pleinement
intégré à son quartier. Notre objectif est désormais de consolider et
pérenniser ces dispositifs : prévenir, c’est aussi créer des lieux où jeunes,
familles, forces de sécurité et acteurs du territoire peuvent agir ensemble,
avant que les fragilités ne deviennent des ruptures.
> Devenir Français, ce n’est pas seulement recevoir un document. C’est entrer dans une histoire, une culture, une communauté de citoyens. Il y a des cérémonies qui dépassent le protocole. Au Louvre, des femmes et des hommes venus d’horizons différents ont rejoint la communauté nationale. Devenir Français, c’est aussi pouvoir regarder notre patrimoine, notre langue, nos institutions et dire : cette histoire est désormais aussi la mienne. Être Français, c’est aussi prendre sa part. Participer. Voter. S’engager. Transmettre à son tour les valeurs et les libertés que la République nous confie. La France n’est pas seulement un héritage. Elle est une transmission. Une culture. Une République. Une volonté. À toutes celles et ceux qui ont fait aujourd’hui le choix de la France : bienvenue, mes chers compatriotes !
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Face aux crises, il y a la réponse d’urgence avec des aides ciblées pour
les Français qui travaillent. Et il y a le moyen terme : réduire notre
dépendance aux énergies fossiles importées qui nous coute chaque année 64
milliards d'euros. C'est tout le sens de l'action menée depuis 9 ans par Emmanuel
Macron: réduire notre dépendance à une énergie que nous ne produisons pas.
> Les chèques en bois d’aujourd’hui se paieraient par des taxes demain. La responsabilité du Gouvernement, c’est d’être en capacité de financer les mesures qu’il prend. À destination de ceux qui en ont le plus besoin.
> Inauguration du pôle InnoBSM chez Inventec à Bry-sur-Marne ! Un projet pour l'électronique de pointe et les semi-conducteurs. Éco-conception, recyclage du fluor et décarbonation : la souveraineté industrielle s'allie à la transition écologique.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> [Assemblée générale des Nations unies] Réunion ministérielle entre l’Union
européenne et la Communauté d’États latino-américains et caraibéens pour
renforcer notre coopération.
- Soutien aux politiques de prévention et de lutte contre le trafic de drogue,
et proposition de créer une académie régionale de lutte contre la criminalité
organisée en République dominicaine.
- Adoption de la feuille de route UE-CELAC 2026-2027, qui fixe nos priorités
communes en matière de numérique, de transition énergétique et d’environnement.
> [Assemblée générale des Nations unies] Repenser
notre politique de partenariats dans le cadre de la présidence française du G7:
- Échanges avec nos partenaires du G7, le Programme des Nations unies pour le
Développement, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, pour
mieux mobiliser les ressources privées et renforcer l’appropriation des
stratégies de développement par les pays partenaires.
- Mobilisation des membres du G7 pour financer la reconstruction au Népal.
> [Assemblée générale des Nations unies] Renforcer
la gouvernance internationale de l’océan pour mieux coordonner nos actions.
À New York, je porte l’ambition de la France de faire de l’océan une priorité
de l’agenda international. Premier puits de carbone devant nos forêts, sa
gouvernance reste aujourd’hui trop fragmentée pour être à la hauteur des
enjeux. La France défend une approche fondée sur la science, la cohérence des
politiques et la mobilisation des financements de l'économie bleue.
- Ratification de l'Accord BBNJ sur la haute mer
- Décarbonation du transport maritime
- Lutte contre la pollution plastique
- Coopération internationale pour les fonds marins.
> [Assemblée générale des Nations unies] Contribuer
à la résolution des crises en s’appuyant sur notre capacité à dialoguer avec
tous et à construire des réponses collectives :
- Participation à la réunion de haut niveau sur la solution à deux États,
co-présidée par la France, le Royaume-Uni et le Canada, un an après la
Déclaration de New York et la reconnaissance par la France de l’État de
Palestine. Nous avons réaffirmé notre engagement irréversible en faveur d’une
paix durable entre Israéliens et Palestiniens.
- À la tribune de l’Assemblée générale, le Président de la République a appelé
à ne rien céder face à la division du monde et à redonner aux Nations unies la
capacité d’agir. Il a notamment défendu la réforme du Conseil de sécurité et
l’initiative franco-mexicaine visant à encadrer le droit de veto en cas
d’atrocités de masse.
> [Assemblée générale des Nations unies] Trois
priorités à New York :
- Repenser notre manière de coopérer pour être plus efficaces face à la
multiplication des crises et à la raréfaction des ressources
- Échanges avec mes homologues européens sur la réforme de l’ONU dans le cadre
de l’initiative ONU80. Pour la France, l’objectif est clair : rendre le système
multilatéral plus cohérent et efficace, sans affaiblir les moyens
indispensables à l’action des Nations unies.
- Réaffirmation de notre engagement pour l’alimentation scolaire, priorité de
la France, cofondatrice de la Coalition mondiale pour l’alimentation scolaire.
Participation à l’évènement Accra Reset, initiative portée par le Ghana pour
repenser la coopération et renforcer la souveraineté des pays du Sud, notamment
dans le domaine de la santé.
> [Assemblée générale des Nations unies] Faire de
l’intelligence artificielle un outil au service du multilinguisme.
J’ai porté, avec l’Organisation Internationale de la Francophonie, notre
engagement pour une IA au service du multilinguisme et de la diversité
culturelle. Sur plus de 7 000 langues parlées dans le monde, moins d’une
centaine sont véritablement intégrées par les grands modèles d’IA. La France
agit concrètement, notamment avec le projet LANGU:IA, pour renforcer la
présence du français dans les données et modèles d’IA, ou avec l’initiative
ALT-EDIC pour développer les technologies linguistiques européennes.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> La maladie d'Alzheimer ne se résume pas à des troubles de la mémoire. Ses
conséquences sont multiples et touchent profondément le quotidien des personnes
malades et de leurs proches.
Il est possible d'agir. Regardons les maladies neurodégénératives en face :
mieux les comprendre, c'est mieux accompagner celles et ceux qui en souffrent.
> L'accessibilité à l'information, aux œuvres
audiovisuelles et culturelles pour les personnes ayant une déficience auditive
doit être garantie.
Tout comme l'accès aux services publics avec des dispositifs adaptés aux
personnes sourdes et malentendantes pour mettre à disposition les informations
utiles comprendre, être compris et accomplir ses démarches en toute autonomie .
Les langues des signes sont une des voies pour ouvrir notre société à tous, et répondre
aux besoins de chacun.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> L’IA est une révolution qui bouleverse le monde du travail. Nous ne devons
ni la subir, ni la regarder passer : nous devons nous y préparer. Aujourd’hui à
Station F, j’ai lancé le plan Impulsion IA pour former et acculturer plus de 30
millions de personnes aux outils et aux usages de l’IA. Impulser, anticiper et
dialoguer :
- Permettre à chacun de se former aux nouveaux usages de l’IA
- Accompagner les TPE-PME pour qu’elles puissent pleinement s’en saisir
- Anticiper, avec les partenaires sociaux, ses effets sur les métiers, les
compétences et les conditions de travail.
Parce que cette révolution ne doit laisser personne de côté, nous voulons
donner à chacun les moyens de s’approprier l’IA et d’en faire une opportunité
pour son avenir professionnel.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Au nom du Gouvernement et de l’ensemble des agents du ministère de la
Justice, j’ai rendu hommage aux agents de l’administration pénitentiaire morts
ou blessés en service. Cette cérémonie prend une résonance particulière avec le
dévoilement de deux fresques à la mémoire de Fabrice Moello et d’Arnaud Garcia,
agents pénitentiaires lâchement assassinés lors de l’attaque d’Incarville. En
cette date symbolique du 22 septembre, celle du drame de Clairvaux, inscrite
dans notre calendrier républicain, c’est à leur engagement courageux et sans
faille pour la sécurité des Français que nous pensons. Que vive à jamais la
mémoire de celles et ceux tombés en service.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Plus de 300 000 jeunes sont pris en charge dans le cadre de l'aide sociale
à l'enfance. Les ruptures dans la vie d’un enfant ne doivent pas devenir des
ruptures dans sa scolarité. C’est l’un des engagements porté aujourd’hui au 2e
comité stratégique pour la protection de l’enfance. Lorsqu’une difficulté
sociale majeure empêche un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance d’aller
temporairement en classe, il doit pouvoir continuer à apprendre. C'est pourquoi,
la semaine dernière, j’ai demandé aux académies de mobiliser un accompagnement
par des enseignants dans son lieu de vie, en lien avec son établissement, pour
assurer la continuité des apprentissages et préparer son retour en classe. Nous
renforçons aussi le suivi scolaire avec les équipes de l’ASE et allons proposer
des rendez-vous d’orientation à 15 et 17 ans pour aider chaque jeune à
construire son projet. L’École doit leur donner les moyens d’avoir les mêmes
ambitions et les mêmes perspectives d’avenir que tous les autres élèves.
> «La Constitution, je l'aimais mais je ne le
savais pas»; «Connaître ses droits et ses devoirs, cela s'apprend. Devenir un
citoyen, ça se vit».
Voici quelques paroles d'élèves. Ce matin, au Conseil constitutionnel, nous
avons décerné avec Richard Ferrand les prix de la 10e édition du concours «
Découvrons notre Constitution », consacrée à l’État de droit. Un concours
organisé chaque année par le Conseil constitutionnel et le ministère de l'Éducation nationale pour
faire connaître la Constitution aux jeunes générations.
Bravo aux élèves de Toulon, Dole, Gorges et Montpellier ! Par leurs maquettes
et leurs vidéos, ils ont su rendre concrets les principes qui fondent notre
démocratie. Un immense merci à leurs professeurs qui transmettent et font vivre
ce qui nous fonde.
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> L’attentisme n’est pas une option. Plus de 3 millions d’étudiants, repas à
1 €, santé mentale, logement, qualité des formations : nous continuons à agir
pour cette rentrée. Et nous préparons l’avenir : recherche, IA, attractivité,
autonomie de nos universités et libertés académiques. Le projet de budget 2027
prévoit près de 500 M€ supplémentaires pour l’enseignement supérieur, la
recherche et la vie étudiante.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Échanges constructifs avec le commissaire européen à l’Agriculture et à
l’Alimentation aujourd’hui à Bruxelles. Nous avons rappelé les avancées déjà
obtenues sur la prochaine PAC sous l'impulsion de la France : préservation du
caractère communautaire, 45 Md€ de la réserve et élargissement à nos outre-mers
à travers la reconstitution du fond POSEI . Les revenus de nos agriculteurs
seront protégés. Nous devons aller plus loin. Renouvellement des générations,
investissements: une agriculture puissante est la condition de notre souveraineté.
C’est ce que nous défendons.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> La commission spéciale de l’Assemblée nationale vient d'adopter la
proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Après
3 jours de débats, je tiens à saluer l'engagement de tous. Nous sommes réunis,
au-delà des clivages, pour protéger les femmes et les enfants. Cette loi est
celle que demandent les associations et nos concitoyens et nous devons aller
jusqu’au bout !
> Prenons les mesures justes et efficaces pour aider nos compatriotes face à la hausse du prix des carburants. La difficulté est réelle et appelle des réponses concrètes. En période électorale, promettre des baisses sans en assumer le coût ne soulagera personne.
> En Suisse, près de 2 jeunes sur 3 choisissent la formation professionnelle. Et le chômage des jeunes y reste parmi les plus faibles d’Europe. Ce n’est pas un hasard. L’apprentissage y est pensé avec les entreprises comme Swisscom, connecté aux besoins de l’économie et ouvert sur la poursuite d’études. Nous devons nous en inspirer. Continuer à faire de la voie professionnelle une voie d’excellence, choisie et reconnue.
> La France et la Suisse ont près de 600 kilomètres
de frontières communes. Nos liens sont profonds et fraternels.
Avec Pierre-André Page, Président du Conseil national, nous avons parlé de
démocratie participative, de formation professionnelle et de nos perspectives
de coopération économique. Alors que la Suisse réexamine sa relation avec
l’Union européenne, le dialogue entre nos Parlements est essentiel pour
rapprocher nos réponses aux défis communs.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Retrouver notre force d'agir et garantir notre indépendance passe par la
construction des États-Unis d'Europe. Soyons lucides : face aux autres grands
continents, aucun pays européen, même la France, ne dispose seul des ressources
et de la puissance d'investissement nécessaires. Nous devons bâtir un véritable
fédéralisme économique, technologique et écologique pour renouer avec la
puissance.
> Personne ne convaincra une famille de passer à la voiture électrique ou un industriel de transformer son usine si cela leur coûte plus cher. Mon objectif est clair : 75€/MWh pour le nucléaire et sécuriser des contrats à moins de 50€/MWh pour nos industries exposées à la concurrence internationale. Protéger notre pouvoir d'achat, nos entreprises, nos industries, nos emplois, c'est ça l'écologie des résultats. C'est ça la planification.
> Ma position est simple : pas de dépendance. Un mix qui marche sur deux piliers : le nucléaire et les renouvelables. Nous en avons besoin. Nous avons besoin du nucléaire, mais aussi de l’hydraulique, du photovoltaïque, de l’éolien, de la biomasse et de la géothermie.
> Je propose une trajectoire assumée et ambitieuse : 150 milliards d'économies, le retour sous les 3 % de déficit à la fin du prochain quinquennat, et l'équilibre des comptes sociaux en 2032. Je suis le seul candidat à avoir fait des propositions aussi claires et chiffrées.
> Sur l'énergie, les deux extrêmes pavent le chemin de la dépendance de la France. À gauche, le refus du nucléaire condamnerait le pays à une électricité beaucoup plus chère. À l'extrême droite, on s'obstine contre les renouvelables en prolongeant notre dépendance aux hydrocarbures, nous laissant à la merci d'États étrangers. On ne peut pas se dire patriote et laisser l'avenir de la France entre les mains des pays du Golfe.
> Il y a urgence. Il est impossible de rester sourd aux difficultés rencontrées par les Français. La première priorité doit être de protéger les Français qui travaillent et qui n’ont pas d’autre solution que leur voiture. Je salue l’annonce du Gouvernement de reconduire et d’élargir l’aide aux gros rouleurs qui travaillent. C’était indispensable. Je salue également le choix de relever à 1 000€ la prime carburant que chaque employeur peut verser à ses salariés sans charge ni impôt. D’autres mesures peuvent être prises. Je demande que l’État écrive à chaque Français éligible aux dispositifs d’aide existants et qui n’y a pas eu encore recours. Ils sont 1,5 million. Je propose également de revaloriser le barème kilométrique, qui n’a pas réévalué depuis 2023 et n’a pas suivi l’évolution réelle des prix des carburants. Et cette revalorisation doit concerner les agents publics. Ils sont les grands oubliés de cette crise.
> En 1974, face au choc pétrolier, la France a fait le choix historique du nucléaire avec le plan Messmer. Trois ans plus tard, le premier réacteur concerné était raccordé au réseau et, entre la fin des années 1970 et la fin des années 1980, près d’une cinquantaine de réacteurs ont été mis en service. Cette décision prise il y a un demi-siècle continue de nous protéger aujourd’hui. C'est toute une planification que je souhaite mettre en place pour électrifier l’ensemble de nos usages et outils.
> Nous disposons d’un parc nucléaire unique en Europe. En 2025, le nucléaire a produit plus des deux tiers de notre électricité. Flamanville est désormais en fonctionnement et les travaux préparatoires aux nouveaux EPR ont commencé. Nous avons parallèlement développé les renouvelables. Plus de sept gigawatts de capacités renouvelables supplémentaires ont été installés en 2025. Notre parc hydraulique est un atout majeur. Et la France produit aujourd’hui suffisamment d’électricité pour être très largement exportatrice. En 2025, notre solde exportateur net a atteint un niveau historique. C’est une force économique et géopolitique. Cette électricité doit nous permettre d’électrifier notre industrie, nos transports, nos bâtiments. Elle doit nous permettre d’accueillir de nouvelles activités industrielles et technologiques. Elle doit aussi servir notre ambition dans l’intelligence artificielle. Nous aurons besoin de quantités considérables d’électricité pour entraîner et faire fonctionner les modèles de demain.
> Mon objectif n'est pas de remplacer notre dépendance au pétrole du Moyen-Orient par une dépendance aux métaux et aux batteries fabriquées en Chine. L’indépendance énergétique du XXIe siècle, c’est produire notre propre électricité. C’est maîtriser nos infrastructures et nos matières premières. C’est transformer et recycler. C’est développer la géothermie, les réseaux de chaleur, la biomasse, le biogaz et la récupération de chaleur.
> L'année prochaine, la France va consacrer 3 % de sa richesse nationale à rembourser ses dettes. C'est plus que ce qu'elle investit dans la recherche et l'innovation. C'est un véritable danger. Pour nos finances publiques, notre souveraineté et notre capacité à faire face aux prochaines crises.
> La hausse des prix du carburant est d’abord la conséquence d’une crise internationale. Aucune des décisions qui ont conduit à cette situation n’a été prise en France ou par les Européens. Pour des millions de nos compatriotes, la voiture n’est pas une option. L'envolée des prix, c'est des Français pris à la gorge et de l’argent envoyé à l’étranger au lieu d’être consacré en France aux salaires, à l’investissement ou à l'avenir.
> Depuis trop longtemps, les Français ont le sentiment de subir les crises les unes après les autres. Le rôle du politique n'est pas seulement d’y réagir au jour le jour, mais d’agir aux racines. Reprendre le contrôle, c’est le sens même de ma candidature à l’élection présidentielle.
> « J'aime la France, j'aime mon pays, je trouve que la France c'est trop bien. » Voilà les mots d'Estéban Lepaul, tout juste appelé pour la première fois en équipe de France par Zinédine Zidane. Des mots simples, spontanés, ceux d'un jeune joueur heureux de porter le maillot bleu. Et pourtant, ils lui ont valu un tollé sur les réseaux sociaux. Dire qu'on aime son pays ne devrait jamais provoquer un tel déchaînement. C'est même la moindre des choses quand on s'apprête à le représenter. Je vous souhaite, Esteban, ainsi qu' à toute l'équipe et au staff, pleine réussite et un excellent rassemblement.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Ce qui est en jeu dans cette crise du carburant, c’est la liberté. La
liberté d’aller travailler, la liberté de bouger, d’amener son enfant à l’école
lorsque l’on vit en ruralité, d’aller voir ses parents à l’EHPAD. Avec Gabriel
Attal, nous pensons qu’il faut déjà agir dans deux directions :
1. Il y a 1,5 million de Français qui ont, semble-t-il, droit à des aides et
qui ne les demandent pas. Il faut aller vers ces personnes.
2. Les entreprises peuvent verser jusqu’à 600 euros de prime (et bientôt 1 000
euros, comme annoncé par le Gouvernement), sans charges ni impôts, pour aider
leurs salariés à payer leur carburant.
C’est un levier puissant. Il faut qu’elles puissent s’en saisir avec leurs
représentants du personnel. Mais, à plus long terme, il faut sortir de notre
dépendance au pétrole et au gaz. On ne va pas attendre tous les deux ans qu’une
nouvelle crise arrive. Nous savons produire notre propre électricité et des
voitures électriques. Les voitures électriques d’occasion deviennent de plus en
plus accessibles. C’est pourquoi nous proposons un bonus pour l’achat de
voitures électriques d’occasion, ainsi qu’un leasing pour ces véhicules.
> Si les salaires avaient augmenté en France dans les mêmes proportions que les États-Unis, nous n’aurions pas de problème de fin du mois ! La question qui est posée est celle des salaires, du salaire brut face au salaire net, des charges sociales et, plus en profondeur, de notre modèle social, dont nous pensons, avec Gabriel Attal, qu’il faut modifier rapidement les paramètres. Nous voulons rapprocher le brut du net et mieux payer les Français qui travaillent.
> Pour ne pas subir, il faut s’appuyer sur l’énergie que l’on produit en France. Ça prend du temps, mais une fois que c’est fait, on n’y revient pas. C’est plus efficace que d’avoir une crise tous les deux ans parce que nous importons 99 % de notre carburant et que les Français subissent les conséquences d’une crise lointaine alors qu’ils n’ont rien demandé.
> L’argent de l’État, c’est l’argent des Français. Le Rassemblement national et La France insoumise nous proposent « la politique du chèque » avec l’argent de l’État. Mais à la fin, ce sont les Français qui paieront. Il vaut mieux des aides ciblées qui permettent de donner plus à ceux qui en ont vraiment besoin, notamment ceux qui travaillent, plutôt que de saupoudrer des aides beaucoup plus faibles à tout le monde y compris ceux qui n’en ont pas besoin.
Marc Ferracci (député)
> En Suisse, l'apprentissage ouvre les portes de l'entreprise. Et bien
souvent, il les garde ouvertes. Visite de Swisscom à Berne, 5e employeur
d'apprentis du pays. 800 apprentis y sont en formation et 62 % d'entre eux sont
embauchés à l'issue de leur parcours. Échange passionnant avec ces jeunes, aux
côtés de Simone de Montmollin, conseillère nationale. Depuis la réforme de
2018, à laquelle j'ai travaillé, la France a fait de l'apprentissage une
réussite, avec plus de 850 000 contrats signés chaque année. Il faut maintenant
aller plus loin. D'ici cinq à dix ans, la majorité des lycéens devraient
s'orienter vers la voie professionnelle en alternance. C'est ainsi que nous
ferons reculer le chômage des jeunes, tout en répondant aux difficultés de
recrutement de nos entreprises. J'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet et
de formuler des propositions dans mon livre « La société du plein emploi. Une
réponse au malaise français », qui paraît le 7 octobre aux éditions Odile
Jacob. La Suisse y tient une place de choix.
> En Suisse, l'apprentissage ouvre les portes de l'entreprise. Et bien souvent, il les garde ouvertes. Visite de Swisscom à Berne, 5e employeur d'apprentis du pays. 800 apprentis y sont en formation et 62 % d'entre eux sont embauchés à l'issue de leur parcours. Échange passionnant avec ces jeunes, aux côtés de Simone de Montmollin, conseillère nationale. Depuis la réforme de 2018, à laquelle j'ai travaillé, la France a fait de l'apprentissage une réussite, avec plus de 850 000 contrats signés chaque année. Il faut maintenant aller plus loin. D'ici cinq à dix ans, la majorité des lycéens devraient s'orienter vers la voie professionnelle en alternance. C'est ainsi que nous ferons reculer le chômage des jeunes, tout en répondant aux difficultés de recrutement de nos entreprises.
> La violence verbale de Jean-Philippe Tanguy ne doit pas détourner de l’essentiel. Lorsqu’on proclame publiquement le slogan nazi selon lequel « le travail rend libre », c’est que l’on vogue quelque part entre l’inculture crasse et l’infamie assumée. Les deux ne sont d’ailleurs pas forcément incompatibles.
Violette Spillebout (députée)
> Depuis lundi, plusieurs avancées importantes ont été adoptées en
commission spéciale sur la loi intégrale pour mieux protéger les femmes et les
enfants. Avec les députés Ensemble, plusieurs de nos amendements ont été
adoptés, avec notamment la garde à vue prolongée pour les suspects de viols
sériels, une meilleure qualification de l’inceste, l’aggravation des peines
pour certains contenus sexuels non sollicités ou encore une meilleure prise en
compte des données de l’Éducation nationale. Au-delà du texte, c’est un
changement culturel profond que nous devons poursuivre pour mieux prévenir,
mieux protéger et mieux écouter les victimes. La loi intégrale est une étape
essentielle. Elle devra désormais s’accompagner d’un budget intégral à la
hauteur de cette ambition.
> Dans une crise appelée à durer, nous avons une responsabilité à l’Assemblée nationale. Permettre l’adoption d’un budget pour ne pas bloquer le pays, mais aussi exiger que l’État fasse lui-même des économies. Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, l’a rappelé récemment : nous sommes à l’heure des choix. À nous, parlementaires, d’en tirer les conséquences dans le prochain budget.
> Pour nos agriculteurs comme pour tous ceux qui attendent une aide à laquelle ils sont éligibles, le sujet n’est pas seulement le montant annoncé, mais aussi la rapidité du versement. Dans ma circonscription, certains ont fait leur demande, remplissent les critères et attendent toujours. L’État doit aller vers les bénéficiaires, simplifier leurs démarches et rouvrir des guichets physiques lorsque c’est nécessaire. Pendant la covid19, nous avons su verser des aides en quelques jours. Dans l’urgence actuelle, nous devons retrouver cette efficacité.
> Dans un monde marqué par les tensions commerciales, la guerre en Ukraine et les rapports de force avec la Chine et les États-Unis, la question de notre souveraineté est centrale. Avec Gabriel Attal, nous portons une réforme structurelle des retraites, le soutien à nos entreprises et une Europe plus intégrée et plus puissante, avec sa proposition d’« États-Unis d’Europe ».
> Face à la hausse des carburants, les aides annoncées étaient indispensables. Nous voulons protéger en priorité ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler.
Paul Midy (député)
> Après le choc pétrolier de 1973, le plan Messmer a doté la France d’un
immense parc nucléaire : 50 réacteurs construits et mis en service en une
vingtaine d’années. Un choix qui a profondément transformé notre système
énergétique et essentiel à notre économie et la transition écologique encore
aujourd’hui Le plan « Messmer II » que nous proposons avec Gabriel Attal,
c’est électrifier massivement nos usages, permettre le passage à la voiture
électrique pour des millions de Français et les protéger face aux prochaines
crises.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Pour Jean-Luc Mélenchon, l'Ukraine a le droit de se défendre, sous réserve
de l'accord du Kremlin. Insoumis à Paris, soumis à Moscou.
Erwan Balanant (député)
> Je salue l’adoption en commission de la proposition de loi Intégrale. Le
travail collectif nous a permis d’aboutir à une écriture équilibrée. Rapporteur
du volet dédié à la protection de l’enfance, je salue les avancées prévues par
le texte. Le travail continuera en séance.
Frédéric Petit (député)
> Cher ex-collègue, et toujours blablacrate [Jean-Luc Mélenchon], les
frappes en profondeur de l'Ukraine ont commencé il y a plusieurs... années!
Vous racontez vraiment n'importe quoi, condescendant, en plus, donneur de
leçons, et fier de l'être. La nation française est heureusement plus sage, au
fond, que ce que vous croyez.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Pascal Canfin (député)
> Les tout derniers chiffres de ventes de voitures électriques en France
sont tombés hier pour les 15 premiers jours de septembre : 43 % des ventes sont
maintenant électriques, contre 38 % au mois d'août. A ce rythme nous allons
atteindre rapidement les 50 % de part de marché ! La progression est
fulgurante. Et elle se produit aussi sur le marché de l'occasion. Il y a
quelques mois encore, les professionnels se plaignaient de ne pas écouler
suffisamment vite les stocks de voitures électriques d'occasion. Aujourd'hui,
ils sont dépassés par la demande. Les Français, et plus largement les
Européens, ont compris que l'avenir de la voiture était électrique, tant pour
des raisons climatiques que de pouvoir d'achat.
Et pendant ce temps, au Parlement européen, la droite et l'extrème droite
continuent, contre tout bon sens, de se battre contre l'électrification. C'est
à la fois ridicule et pathétique. N'hésitez pas à leur faire savoir !
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> La « fast-fashion » recule ! Un premier effet du changement de
règles : depuis le 1er juillet, l’Union européenne applique un droit de douane
aux petits colis importés de moins de 150€. Une mesure qui s’inscrit dans la
continuité des propositions du Plan sur la fast-fashion. L’objectif : des
règles du jeu équitables, la protection du pouvoir d’achat, de l’emploi et de
l’environnement ! Du rapport au concret.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Le proxénétisme a changé de visage. En quelques clics, nos enfants peuvent
être exposés à des mécanismes d’exploitation sexuelle en ligne. Notre droit
doit suivre les usages : mieux protéger les mineurs et lutter contre ceux qui
profitent de leur vulnérabilité.
> Des enfants d’Ukraine qui se voient imposer la nationalité russe, sont proposés à l’adoption et on ne sait pas où ils sont depuis 2014 : la CEDH examine aujourd’hui leur situation. Quelle tristesse. Un enfant ne disparaît pas dans les marges d’une guerre.
> Quand on confie notre enfant, la confiance ne peut pas remplacer le contrôle. Plus de 7 350 personnes se sont déjà vu refuser une attestation d’honorabilité. Je veux aller + loin : toute personne travaillant auprès d’enfants doit faire l’objet de ce contrôle.
> 400 000 enfants et jeunes majeurs sont concernés par la protection de l’enfance. Une ambition : garantir à chaque enfant confié les mêmes droits, la même protection et les mêmes chances de s’émanciper.
> L’Abandon revient au cinéma. À Samuel Paty, nous devons la mémoire. À nos enseignants, nous devons la protection. À nos enfants, nous devons une École où l’on puisse encore apprendre, comprendre, débattre et devenir libre. Un film à voir et à transmettre !
● Propos collectifs
> [Tribune coécrite notamment par Nathalie Loiseau (députée européenne Renew
Europe) et Frédéric Petit (député MoDem): « L’Ukraine vit chaque mois
l’équivalent de Guernica »]
Le 26 avril 1937, jour de marché à Guernica, des avions allemands et
italiens mitraillent la ville basque de 7 000 habitants et l’écrasent sous
les bombes. La Luftwaffe teste des techniques de bombardement destinées à
terroriser autant qu’à massacrer. Les morts se chiffrent au moins en centaines.
Les alliés d’un régime démocratique se disent horrifiés, mais ils
l’abandonnent.
Des « Guernica » qui se répètent chaque mois
En avril 2022 déjà, devant le parlement espagnol, le président Zelensky
comparait les attaques russes contre son pays à la destruction de la ville
basque de Guernica par les nazis en 1937.
Selon des chiffres provisoires des Nations unies, le nombre de victimes civiles
(morts et blessés) a atteint 3 047 en juillet dernier, en augmentation de
30 % sur un mois et de 70 % par rapport à juillet 2025. Sous nos
yeux – via les réseaux sociaux – se déroulent à l’échelle du pays des «
Guernica » mensuels.
Faute de systèmes de défense Patriot américains ou SAMP/T franco-italiens en
nombre suffisant, les missiles balistiques frappent désormais de jour comme de
nuit. Les missiles de croisière et les drones, notamment à réaction, font aussi
de plus en plus de victimes.
À proximité du front les drones FPV, ainsi que les bombes planantes
pratiquement impossibles à intercepter, ont rasé ou rendu invivables jusqu’à
des villes entières.
Poutine vise l’hiver, arme par arme
Le Kremlin cherche à rendre la vie impossible à Kyiv, afin d’obtenir une
capitulation inatteignable sur le front. Il s’en prend aux entrepôts de
nourriture et de médicaments, et a promis d’attaquer durement les
infrastructures énergétiques ukrainiennes.
L’hiver s’annonce encore plus difficile que les précédents pour la population
civile : pour la première fois, de nombreux appels exhortent ceux qui ne
disposeraient pas d’un stockage d’eau de soixante-douze heures et de
générateurs électriques à quitter les grandes villes.
L’Occident regarde loin, l’Ukraine souffre maintenant
Que fait pendant ce temps la « coalition des volontaires »
occidentaux ? Elle semble ne voir que le long terme : les projets de
développement d’intercepteurs antimissiles balistiques Freyja, en collaboration
avec l’Ukraine, ou de production de missiles Scalp/Storm Shadow
franco-britanniques en Ukraine, certes utiles, n’aideront pas le pays à passer
l’hiver.
L’urgence, ce sont les 300 intercepteurs de niveau Patriot qu’il réclame.
Plusieurs pays européens, dont la France, s’y sont dits favorables. Des
transferts rapides de batteries SAMP/T françaises ont été évoqués mais sans
calendrier précis. Certains pays possèdent des stocks importants de Patriot,
dont une partie pourrait être transférée à l’Ukraine.
SkyShield, du concret dès cet hiver
Une autre mesure, à la fois efficace et symbolique, serait applicable
rapidement : la protection du ciel ukrainien par des forces aériennes
stationnées sur le sol européen (SkyShield). La coalition des volontaires en a
établi des plans détaillés, mais seulement pour garantir un hypothétique
cessez-le-feu.
SkyShield peut être mis en place progressivement, avec d’abord une dizaine de
chasseurs et des hélicoptères qui ont fait leurs preuves cette année contre les
engins iraniens au Moyen-Orient.
Dès sa première phase, qui couvrirait la région de Lviv, à l’ouest du pays,
l’opération protégera contre les missiles de croisière et les drones non
seulement un grand centre urbain, mais aussi des centrales électriques et de
production de chaleur. Avantage supplémentaire : la coalition des
volontaires pourra abattre ces engins russes avant qu’ils franchissent,
volontairement ou non, les frontières de l’Union européenne.
Protéger des civils n’est pas une escalade
Protéger les civils, les hôpitaux, les transports scolaires, à grande distance
du front, ne constitue ni une agression, ni une escalade. Cette fermeture du
ciel ukrainien pourrait s’accompagner de soutiens accrus à la sécurité civile
et à la production d’intercepteurs de drones.
L’enjeu de SkyShield n’est d’ailleurs qu’en partie militaire. L’Europe
démontrerait aussi au Kremlin sa détermination, éprouvée par des provocations
qui se multiplient, jusqu’à la récente attaque d’un train roulant vers la
Pologne, à seulement 2 km de la frontière.
Un ultimatum, avant qu’il soit trop tard
La coalition des volontaires peut imposer un ultimatum à la Russie. Soit, d’ici
un mois, elle cesse de bombarder l’Ukraine, soit la coalition commence à
déployer Skyshield. Dissuader Poutine de s’en prendre aux autres pays qu’il
convoite a un coût. Celui de nos atermoiements et de notre faiblesse sera bien
plus élevé, tant pour l’Ukraine que pour l’Europe. Ne nous dérobons pas cette
fois devant Guernica.
