Voici une sélection, ce 15 septembre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> Le changement climatique a ouvert de nouvelles routes maritimes dans
l'Arctique et a déclenché une compétition géopolitique croissante. La Russie
renforce sa présence militaire dans l'Arctique. La Chine manifeste également un
intérêt grandissant pour la région. La sécurité arctique est indissociable de
la sécurité européenne. L'Europe doit agir en conséquence. C'est pourquoi nous
présenterons en octobre une nouvelle stratégie européenne pour l'Arctique, axée
sur la sécurité.
> [Déclaration lors du Sommet européen sur l'Arctique]
C'est formidable d'être ici dans l'Arctique et nous venons d'assister à un
magnifique spectacle d'avions et de fonctionnement de tout cela ici.
C’est important pour l’Arctique, bien sûr, car le changement climatique a
un impact énorme qui ouvre également une nouvelle compétition géopolitique,
notamment en ce qui concerne les routes maritimes.
Nous constatons également que la Russie rouvre d'anciennes bases militaires
soviétiques. Elle mène aussi des exercices de missiles dans le Grand Nord. Par
ailleurs, la Chine manifeste un intérêt croissant pour la région ; nous
devons donc rester vigilants.
C’est pourquoi nous proposons également une nouvelle stratégie européenne
pour l’Arctique, axée sur la sécurité, car il est clair que cela fait partie
intégrante de l’architecture de sécurité de l’Europe. Cette stratégie, que nous
présenterons plus tard en octobre, comprendra également des projets concrets.
En matière de sécurité, de changement climatique et d'environnement,
domaines étroitement liés, la flotte clandestine russe est une source
d'inquiétude majeure. Véritables bombes à retardement écologiques dans nos eaux
territoriales, ces navires alimentent par ailleurs la guerre menée par la
Russie en Ukraine.
Voilà donc tous les sujets que nous allons aborder aujourd'hui et que nous
intégrerons également à notre stratégie.
> [Artique] Les forces présentes sur place nous ont fait un bref exposé sur leur situation. Comme je l'ai dit, la réouverture d'anciennes bases militaires soviétiques et les essais de missiles menés dans le Grand Nord démontrent clairement l'importance de cette zone. Et comme je l'ai également mentionné, le changement climatique ouvre de nouvelles routes maritimes, mais il revêt aussi une importance croissante pour le reste du monde. Ainsi, cette compétition de puissance grandissante est ici manifeste.
> [Frappe russe contre une gare de l'ouest de l'Ukraine] Je pense que le but est clairement d'intimider les pays occidentaux et de les dissuader de soutenir l'Ukraine, de se rendre sur place pour lui témoigner leur soutien. C'était un message évident adressé au monde occidental. La question qui se pose est la suivante : que devons-nous retenir de ce message ? Je pense que nous devons agir à l'inverse. Nous devons montrer que nous sommes là pour l'Ukraine et que nous ne nous laissons pas intimider, car sinon la Russie atteindra son objectif : la soumission de l'Ukraine. Et comme je l'ai dit à plusieurs reprises, ce n'est pas leur but ultime. Leur objectif est bien plus ambitieux. Nous devons donc rester fermes sur cette position.
> Il y a vingt-cinq ans, les attentats terroristes du 11 septembre ont changé le cours de l'histoire. Aujourd'hui, nous rendons hommage aux 2 977 victimes du 11 septembre. Les attaques contre le World Trade Center, le Pentagone et en Pennsylvanie ont bouleversé des vies et profondément transformé l'ordre mondial. L'Europe et l'Amérique se sont immédiatement unies. L'OTAN a invoqué l'article 5 pour la première et unique fois. Les alliés européens se sont mobilisés pour défendre l'Amérique. Des centaines de milliers de soldats européens ont combattu aux côtés de leurs alliés américains en Afghanistan. Nombre d'entre eux y ont laissé leur vie. Un quart de siècle plus tard, l'Europe reste pleinement engagée dans des liens étroits avec les États-Unis. Notre lien transatlantique a toujours contribué à la sécurité et à la force des deux côtés de l'Atlantique.
> Le Royaume-Uni et onze autres pays ont annoncé aujourd'hui leur soutien aux sanctions commerciales visant les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie. Tous les États membres de l'UE s'accordent à dire que les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales au regard du droit international. L'expansion des colonies par le gouvernement israélien en Cisjordanie compromet les perspectives d'une solution viable à deux États. L'UE demeure le principal donateur d'aide humanitaire à Gaza et en Cisjordanie. Nous restons fermement attachés à soutenir une paix globale, juste et durable fondée sur la solution à deux États, avec deux États vivant côte à côte en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues.
> Loukachenko a fait du Bélarus une base pour la guerre menée par la Russie. Son régime menace ses voisins européens et instrumentalise l'immigration clandestine contre eux. Aujourd'hui, je me suis rendu au poste frontière de Padvarionys, à la frontière entre la Lituanie et le Bélarus, en compagnie du ministre de l'Intérieur, Martynas Katelynas. La sophistication des tunnels utilisés pour le passage des migrants témoigne d'un soutien organisé et laisse fortement penser que Minsk apporte son concours. La sécurité des frontières de la Lituanie est une responsabilité européenne partagée. Nous devons intensifier la surveillance du flanc oriental, en étroite collaboration avec l'OTAN, et maintenir la pression sur nos sanctions.
> La glorification publique accordée à Belgrade à un criminel de guerre condamné est un affront à la mémoire des victimes, de leurs familles et de tous ceux qui ont souffert des conflits dans les Balkans occidentaux. Une véritable réconciliation ne saurait se fonder sur le révisionnisme, le négationnisme du génocide ou l'hommage rendu aux auteurs de ces crimes. L'adhésion de la Serbie à l'Union européenne exige un engagement sans équivoque envers les valeurs européennes fondamentales et la vérité historique. La glorification des criminels de guerre n'a pas sa place en Europe.
> Les Lituaniens connaissent bien le prix de la liberté. Ils apportent cette lucidité à l'Europe. Aujourd'hui, avec le président et le Premier ministre, nous avons abordé divers sujets, notamment les attaques hybrides de plus en plus audacieuses et imprudentes de la Russie. Nous devons être prêts à faire face à de nouvelles provocations sur le sol européen. Ensemble, nous devons veiller à ce que l'Europe dispose de la détermination, des ressources et des capacités nécessaires pour se défendre.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> La question n'est pas de savoir si nous allons agir, mais ce qu'il faut
faire.
J'ai eu le plaisir de prendre la parole lors de la présidence irlandaise du
Conseil de l'UE sur la sécurité en ligne des enfants et des jeunes à l'horizon
2026, aux côtés de ma collègue Henna Virkkunen. Ce sommet s'est tenu à un
moment crucial, alors que l'Europe, les États membres et le monde entier
s'interrogent sur l'évolution rapide des médias sociaux et de la sphère
numérique, et sur la manière de garder le contrôle, plutôt que de se laisser
contrôler par elle.
J'ai été heureux de partager quelques réflexions sur notre future loi sur
l'équité numérique (DFA), qui modernisera les règles de protection des
consommateurs de l'UE à l'ère du numérique, notamment en prévoyant des
protections spécifiques pour les mineurs en tant que jeunes consommateurs.
On oublie parfois que lorsque nous interagissons avec un site web, une
application ou une plateforme en ligne, nous accédons à un service. Nous
n'entrons pas simplement dans un espace social ou médiatique ; nous
entrons dans un marché, et nous le faisons en tant que consommateurs. Chaque
seconde de notre attention a une valeur commerciale : chaque clic ou
défilement supplémentaire, chaque publication et chaque vidéo visionnée.
Bien sûr, il n’y a rien de mal à ce que les entreprises souhaitent toucher
les consommateurs. L’économie numérique a apporté des avantages extraordinaires
aux personnes de tous âges. Mais les consommateurs européens devraient
bénéficier du même niveau élevé de protection en ligne que hors ligne.
Le ministère des Affaires étrangères pourrait se pencher sur des problèmes
tels que les pratiques trompeuses, le marketing d’influence qui dissimule des
recommandations rémunérées sous forme d’opinions personnelles, la
personnalisation abusive et la publicité ciblée, la tarification personnalisée,
les difficultés de gestion des abonnements en ligne, la tarification
progressive, les techniques de vente agressives et les comparaisons de prix
trompeuses.
> J'ai eu le plaisir de rencontrer cette semaine
Jeremy Godfrey, président exécutif de Coimisiún na Meán, et ses collègues. En
tant qu'autorité de régulation des médias en Irlande, et jouant un rôle
important dans l'application de la réglementation numérique de l'UE, notre
discussion intervient dans le contexte d'un des débats les plus importants qui
agitent l'Europe : la protection des enfants et des jeunes en ligne.
Force est de constater que le changement est indispensable. La présidente
Ursula von der Leyen a réuni un groupe d'experts spécial sur la sécurité des
enfants en ligne, qui a présenté ses recommandations en juillet. Par ailleurs,
la question de la vérification de l'âge n'est pas seulement débattue à
Bruxelles, mais aussi dans les États membres.
Avec Jeremy et ses collègues, j'ai eu une discussion fructueuse sur les
mesures nécessaires pour garantir la sécurité dès la conception et veiller à ce
que les plateformes assument la responsabilité des environnements qu'elles
créent, au lieu de la reporter uniquement sur les parents. J'ai également
présenté notre future loi sur l'équité numérique, qui mettra l'accent sur la
protection des mineurs et des jeunes consommateurs. Les consommateurs devraient
bénéficier du même niveau élevé de protection en ligne que dans le monde réel.
Les enfants et les jeunes, en particulier, ne devraient pas être exposés à des
pratiques trompeuses, à la personnalisation abusive, au marketing d'influence
ou à d'autres pratiques visant à les inciter à passer plus de temps et à
dépenser plus d'argent en ligne.
Merci à Jeremy pour cette excellente discussion sur la manière dont nous
pouvons collaborer pour garantir la confiance des consommateurs et des citoyens
dans les applications qu'ils utilisent, les services dont ils bénéficient et
l'environnement numérique dans lequel ils évoluent.
> Du logement abordable à l'innovation :
décisions clés du Collège des commissaires Lors de notre réunion hebdomadaire
du Collège des commissaires à Bruxelles, nous avons pris des décisions
importantes sur des sujets qui concernent directement les Européens : du
logement abordable aux marchés publics, en passant par l'innovation et la
compétitivité.
Logement abordable Nous avons proposé une loi sur le logement abordable
afin d'aider les États membres, les régions et les villes à améliorer
l'accessibilité et la disponibilité du logement, notamment dans les zones les
plus touchées. Cette proposition aidera les États membres à préserver
l'accessibilité et la disponibilité du logement dans les zones en difficulté.
Elle offre aux autorités nationales, régionales et locales un cadre d'action
clair et les aide à accélérer la production de logements, à simplifier les
procédures d'urbanisme et d'autorisation, et à accroître l'offre de logements
abordables et sociaux. Car chacun mérite d'avoir accès à un logement abordable.
Des marchés publics plus simples et plus stratégiques Nous avons également
proposé un nouveau règlement sur les marchés publics afin de simplifier, d’assouplir
et d'améliorer l'efficacité des marchés publics dans toute l'UE. Les marchés
publics représentent environ 15 % du PIB de l'UE. Améliorer ces processus
peut donc avoir un impact significatif sur notre économie. Les règles proposées
réduiront les charges administratives, renforceront les achats numériques et
faciliteront l'accès des entreprises aux opportunités offertes par le marché
unique. Elles mettront également davantage l'accent sur la qualité,
l'innovation, les objectifs environnementaux et sociaux, la résilience et la
sécurité économique européenne.
Transformer l'innovation européenne en succès européen Le nouveau règlement
européen sur l'innovation vise à aider les idées les plus novatrices d'Europe à
passer de la recherche et du développement à la réussite commerciale en Europe.
Cette proposition facilitera l'accès au financement pour les entreprises
innovantes, la commercialisation de la propriété intellectuelle, la
participation aux marchés publics transfrontaliers de R&D et leur
développement à l'échelle du marché unique. Nous proposons également une
approche commune des bacs à sable réglementaires, offrant aux innovateurs la
possibilité de tester de nouvelles technologies dans un environnement contrôlé,
tout en garantissant la protection de l'intérêt public. L'Europe compte des
chercheurs, des entrepreneurs et des innovateurs de renommée mondiale. Nous
devons veiller à ce que leurs idées puissent se développer et réussir ici.
Soutien aux régions ultrapériphériques d’Europe Nous avons également adopté
une nouvelle vision stratégique pour les neuf régions ultrapériphériques de
l’UE, ainsi qu’un ensemble de mesures réglementaires adaptant les règles de
l’UE afin de mieux refléter leurs réalités et contraintes spécifiques. De
l’Atlantique et des Caraïbes à l’océan Indien et à l’Amérique du Sud, ces
régions constituent une composante unique de notre Union. Cet ensemble de
mesures contribuera à tirer le meilleur parti de leurs atouts, tout en
renforçant leur résilience, leur compétitivité et les perspectives offertes à
leurs populations. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de notre action
plus large visant à renforcer la compétitivité de l’Europe, à soutenir nos
citoyens et à garantir que le marché unique réponde aux besoins des citoyens et
des entreprises.
> 700 experts venus d'environ 70 pays sont réunis à
Bruxelles pour la Semaine internationale de la sécurité des produits, qui
marque 20 ans de coopération mondiale en la matière. Le thème de cette année, «
La sécurité des produits en mouvement », illustre parfaitement l'enjeu. Les
marchés évoluent rapidement et la protection des consommateurs doit suivre le
rythme.
Le commerce électronique, les nouvelles technologies et la mondialisation
croissante des chaînes d'approvisionnement transforment les produits que nous
achetons et nos habitudes d'achat. 🇪🇺 En Europe, le Règlement général sur
la sécurité des produits (RGPD) a renforcé notre cadre réglementaire face à
cette nouvelle réalité, grâce à des règles plus strictes et une coopération
internationale renforcée pour protéger les consommateurs, en ligne comme hors
ligne. Nous anticipons déjà l'avenir, notamment à travers le règlement européen
sur les produits, afin de garantir que notre cadre continue de s'adapter à
l'évolution des marchés. Car la sécurité des produits ne s'arrête pas aux
frontières. Protéger les consommateurs exige une coopération étroite, en Europe
et avec nos partenaires du monde entier.
> Notre enquête de 2026 sur la sécurité des produits a examiné de près près de 1 700 produits vendus en ligne à travers l'Europe. Bonne nouvelle : nous constatons de réels progrès en matière d'informations de sécurité mises à la disposition des consommateurs. Cependant, seulement 58 % des fiches produits répondent à toutes les exigences de base – notamment la désignation d'une personne responsable au sein de l'UE pouvant être contactée en cas de besoin – ce qui indique qu'il reste encore du chemin à parcourir. Nos enquêtes sur la sécurité des produits contribuent à garantir que les normes de sécurité européennes, rigoureuses, vous protègent où que vous fassiez vos achats.
> La présidence irlandaise du Conseil de l’Union européenne est l’occasion idéale de réfléchir non seulement à ce que l’Europe a apporté à l’Irlande, mais aussi à la contribution de l’Irlande à l’Europe et à l’Europe que nous souhaitons construire ensemble. J’espère que le projet « Racines partagées, ombre commune » grandira aux côtés de Marina Park, comme un témoignage vivant de ce parcours européen commun.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> [Discours sur les vagues de chaleur, les feux de forêt et les sécheresses
en Europe] L'été 2026 a de nouveau été difficile pour l'Europe.
Les vagues de chaleur et les sécheresses – alimentées par l’impact croissant du
changement climatique – ont touché de nombreuses régions d’Europe et
d’ailleurs, augmentant les risques d’incendies de forêt et causant des dommages
considérables à la santé et au bien-être des citoyens, aux entreprises et à
l’agriculture.
Rien que cette année, près de 700 000 hectares ont déjà brûlé, et 16 États
membres ont enregistré des superficies brûlées supérieures à leur moyenne
nationale.
Les pertes agricoles liées au climat sont estimées à environ 28,3 milliards
d'euros par an dans l'UE, ce qui montre que l'agriculture figure parmi les
secteurs les plus touchés.
La Commission met tout en œuvre pour améliorer notre façon d'appréhender ces
situations.
Face à la réalité climatique actuelle, la meilleure façon de lutter contre les
phénomènes météorologiques extrêmes est la prévention et la préparation. La
réaction doit demeurer notre dernier recours. C’est pourquoi la Commission
présentera prochainement le Cadre intégré pour la résilience climatique.
Concernant plus particulièrement les feux de forêt, la Commission a déjà
intensifié ses travaux et nous poursuivrons dans cette voie. Il y a moins de
six mois, nous avons adopté une communication portant sur l’ensemble du cycle
des feux de forêt, assortie d’une stratégie visant à mieux prévenir, se
préparer, intervenir et se remettre des feux de forêt, notamment en proposant
des mesures pour renforcer la gouvernance des risques.
Le message est clair : tous les domaines politiques et tous les acteurs doivent
travailler ensemble, en synergie et dans un esprit de solidarité européenne.
Nous avons développé des outils performants, tels que le Système européen
d'information sur les feux de forêt ou l'Observatoire européen de la
sécheresse.
Notre mécanisme de protection civile de l'Union a une fois de plus réagi avec
détermination.
L’été n’est pas encore terminé, mais je suis fier de constater qu’à ce jour en
2026, toutes les demandes d’assistance ont reçu une réponse, dix fois en Europe
et deux fois hors d’Europe.
Le Centre de coordination des interventions d'urgence a coordonné le
déploiement de 40 moyens aériens et de 18 équipes au sol, a soutenu les États
participants par le biais d'analyses des risques et de mesures de préparation,
en prépositionnant 777 pompiers de 14 pays européens sur des sites clés à haut
risque dans toute l'UE.
Notre flotte rescEU était de nouveau disponible cet été, composée de 18 avions
et 5 hélicoptères. Parmi eux, un premier hélicoptère entièrement financé par
l'UE que j'ai eu le plaisir de visiter la semaine dernière en Roumanie.
Plus largement, la protection et la restauration de la nature sont essentielles
pour lutter contre les conséquences des phénomènes météorologiques extrêmes.
Parallèlement, la création de paysages résilients face à l'eau est cruciale, de
même que la modernisation des infrastructures hydrauliques en Europe.
En outre, la politique de cohésion est essentielle pour faire face aux risques
liés au climat, en allouant 14,6 milliards d'euros à la gestion des risques de
catastrophe et à l'adaptation au changement climatique.
Afin de protéger et de préserver notre agriculture, la politique agricole
commune met à la disposition des États membres un ensemble d'outils, tels que
des systèmes d'assurance, des fonds communs de placement et des instruments de
stabilisation des revenus. Ces outils aident les agriculteurs à absorber les
chocs climatiques, à réduire leur vulnérabilité et à renforcer leur résilience.
L’UE a réagi aux phénomènes météorologiques extrêmes de cet été et a démontré
qu’elle est sur la bonne voie pour soutenir ses États membres et protéger ses
citoyens. La solidarité demeure l’un de nos plus solides fondements de
confiance.
Je tiens à remercier une fois de plus tous les pays et les secouristes qui ont
agi sans hésiter pour s'entraider dans ces circonstances difficiles.
Le prochain cadre financier pluriannuel sera crucial pour inciter à la mise en
œuvre de mesures de prévention essentielles et les financer. Sans une
prévention adéquate, les coûts des interventions d'urgence ne feront
qu'augmenter dans les années à venir.
Nous devons nous assurer d'être prêts à relever les défis auxquels nous sommes
déjà confrontés aujourd'hui et ceux auxquels nous serons confrontés à l'avenir.
Je compte sur le soutien de cette Chambre pour ce faire.
> La Moldavie a fait preuve d'une résilience, d'une détermination et d'une ambition remarquables. Ses réformes en matière d'égalité et d'état de droit reflètent les valeurs que nous partageons. Son rôle au sein de notre mécanisme de protection civile et son soutien à l’Ukraine incarnent la solidarité européenne.
> La Roumanie a mis en place un système de réponse d’urgence solide. Et elle le met au service des autres. La Roumanie a demandé de l’aide 10 fois au cours des dix dernières années. Et elle a fourni de l’aide aux autres 49 fois ! La Roumanie contribue à une Europe plus forte.
> [Déclaration lors de la Journée internationale
pour la protection de l'éducation contre les attaques] Imaginez une salle de
classe. Que voyez-vous ?
Un tableau noir. Le sourire rassurant d'un professeur. Les premières émotions
fortes de la vie : la joie d'apprendre, le sentiment d'accomplissement.
Nos premières amitiés et nos premiers rêves d'avenir.
Si, comme moi, c'est l'image que vous avez d'une salle de classe, alors nous
sommes parmi les plus chanceux. Car pour des millions d'enfants à travers le
monde, une salle de classe n'est plus synonyme de sécurité. Elle est synonyme
de peur. Elle est synonyme d'incertitude. Parfois, la salle de classe a tout
simplement disparu.
Entre 2024 et 2025, plus de 8 500 attaques contre des établissements
scolaires, leur personnel et leurs élèves ont été recensées dans 28 pays
touchés par des conflits, selon la Coalition mondiale pour la protection de
l’éducation contre les attaques. Des écoles ont été bombardées, saisies et
transformées en casernes. Au moins 10 600 élèves et enseignants ont été
blessés. Le nombre d’attaques a augmenté de plus de 40 % par rapport aux
deux années précédentes.
Les atteintes à l'éducation ne représentent qu'une partie des violences subies
par les enfants en période de conflit. L'année dernière seulement, quelque
38 000 violations graves ont été recensées, affectant plus de 24 000
enfants. Ces enfants devraient être à leur place à l'école, et non pas figurer
dans un rapport.
Lorsqu'une école est détruite, nous perdons bien plus que des murs et des
salles de classe. Nous détruisons un lieu où naissent les rêves, où se
construisent les avenirs, où les enfants peuvent imaginer un autre monde.
L'éducation ne doit jamais devenir une victime collatérale de la guerre. Aucun
enfant ne devrait payer le prix d'un conflit qu'il n'a pas déclenché.
Trop souvent, une école bombardée est considérée comme un dommage collatéral.
Or, les écoles et les civils sont protégés par le droit international. Et ce
dernier est de plus en plus perçu comme un simple choix d'options facultatives.
Cela doit cesser.
Toutes les parties aux conflits armés doivent cesser d'attaquer les écoles, de
les utiliser à des fins militaires et permettre aux travailleurs de la
protection d'atteindre les enfants en toute sécurité. Chaque violation doit
être documentée, faire l'objet d'une enquête et donner lieu à des poursuites,
notamment par le biais des mécanismes mis en place par les Nations Unies. Faute
de responsabilisation, nous enseignons au monde une terrible leçon : celle
que l'éducation d'un enfant peut être anéantie sans conséquence.
Protéger l'éducation n'est pas une question humanitaire secondaire. En
situation de crise humanitaire, l'éducation est un besoin fondamental. Elle
offre aux enfants un lieu où ils peuvent voir leurs amis, prendre un repas,
parler à un adulte de confiance et, pendant quelques heures, simplement être
des enfants. C'est pourquoi l'Union européenne soutient l'éducation dans le
cadre de sa réponse humanitaire d'urgence, au même titre que l'alimentation,
l'hébergement, la santé et la protection. Nous soutenons celles et ceux qui
œuvrent pour maintenir les écoles ouvertes. Nous exigeons que les écoles soient
protégées et nous demandons justice lorsqu'elles sont attaquées.
Nous ne pouvons pas attendre que les armes se taisent. Chaque école qui reste
ouverte préserve l'avenir d'un enfant.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> La Hongrie soutient fermement l'élargissement de l'UE, en particulier dans
les Balkans occidentaux, et est convaincue des avantages qu'il peut apporter à
nos citoyens et au renforcement de notre sécurité. J'ai eu des discussions
fructueuses aujourd'hui à Budapest avec le Premier ministre et la ministre des
Affaires étrangères. J'ai constaté une volonté de faire progresser notre
programme d'élargissement en fonction des mérites individuels des pays
candidats et du respect de leurs engagements envers nos États membres.
> Les arguments économiques en faveur de l'élargissement de l'UE sont solides : les réformes attirent les investissements, et les investissements stimulent la productivité et la croissance. Dans les années 2000, l'élargissement a dynamisé la croissance en Europe centrale et orientale. L'étude du FMI présentée aujourd'hui montre que ce potentiel demeure intact.
> Les réformes européennes menées avec succès par la Moldavie portent leurs fruits. J'ai eu un entretien fructueux avec le nouveau Premier ministre, au cours duquel nous avons discuté des prochaines étapes du processus d'adhésion de la Moldavie à l'UE. J'ai également informé le Premier ministre que nous entrons dans la phase finale du déblocage du prochain versement au titre du Plan de croissance, qui soutient le programme d'investissement de la Moldavie. Nous avons convenu de poursuivre nos discussions lors du Conseil d'association UE-Moldavie le 5 octobre.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
> État de l'Union européenne: Renew Europe appelle la présidente de
la Commission, Ursula von der Leyen, à présenter un plan crédible transformant
l'ambition européenne en résultats tangibles. Le groupe place le débat sous le
signe du choix entre une action unie et la fragmentation, privilégiant la
confiance et l'efficacité au défaitisme.
Nos priorités clés :
- Stimuler les opportunités économiques en soutenant l'industrie ;
- Lever les obstacles au marché unique et investir dans les compétences de
demain ;
- Réduire les factures énergétiques grâce aux énergies propres, à des réseaux
modernes et à une moindre dépendance aux importations ;
- Renforcer la sécurité en soutenant l'Ukraine, le pilier européen de l'OTAN et
les capacités de défense de l'UE ;
- Accroître l'offre de logements abordables ;
- Garantir un budget de l'UE à la hauteur de ces ambitions.
Renew met également en garde contre la montée de l'extrême droite, comme l'ont
montré les récentes élections en Saxe-Anhalt. La simple condamnation ne suffit
pas : les citoyens ont besoin de réponses concrètes et d'une vision d'avenir
crédible.
> Un partenariat renforcé avec le Canada – dès maintenant
! Le Premier ministre canadien se rendra au Parlement européen la semaine
prochaine, alors que les relations entre le Canada et les États-Unis se
détériorent sous l'effet de l'approche conflictuelle de Donald Trump, poussant
Ottawa à rechercher des liens plus étroits avec l'Europe.
Renew Europe souhaite que l'UE saisisse cette opportunité.
Premièrement, achever la ratification du CETA (l'accord commercial UE-Canada) –
dix pays ne l'ont pas encore fait – et aider les entreprises à l'exploiter, car
trop d'entre elles ignorent les opportunités qu'il offre.
Deuxièmement, investir conjointement dans les matières premières, l'énergie,
les technologies propres, l'IA, les infrastructures numériques et la défense du
Canada, alors que ce dernier cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des
États-Unis.
Troisièmement, bâtir un pacte de défense commerciale fondé sur le principe « un
pour tous » avec le Canada et d'autres démocraties pour contrer les droits de
douane à visée politique.
Enfin, Renew souhaite que l'UE aille au-delà du CETA en établissant un
véritable partenariat stratégique UE-Canada, soit le partenariat le plus étroit
que l'UE propose en dehors de l'Europe.
Le renforcement des liens entre l'UE et le Canada rendrait l'Europe plus
indépendante et plus résiliente.
> Faire face à la guerre hybride et protéger les
infrastructures critiques : la Russie, la Biélorussie, la Chine, l'Iran et la
Corée du Nord mènent une guerre occulte contre l'Europe. Depuis l'invasion de
l'Ukraine par la Russie, nous avons vu apparaître des drones explosifs près des
aéroports, des actes de sabotage visant des usines et des infrastructures,
ainsi que des campagnes de désinformation destinées à semer la peur et à
diviser les Européens. L'objectif : affaiblir le soutien à l'Ukraine et à nos
démocraties. Pourtant, l'Europe ne dispose toujours pas de réponse réelle et
coordonnée, et nos adversaires le savent.
Pour Renew Europe, il est temps de riposter avec un plan audacieux et unifié
visant à protéger nos infrastructures, nos sociétés et notre mode de vie.
> Agir face au réchauffement climatique, à l'atténuation
du changement climatique et à la préparation aux risques : les vagues de
chaleur extrême, les incendies de forêt et les sécheresses ne sont plus des
phénomènes rares ; ils constituent désormais la nouvelle norme en Europe. Renew
Europe estime qu'attendre avant d'agir ne suffit pas : nous avons besoin d'une
meilleure gestion des forêts, de systèmes d'alerte précoce et d'infrastructures
capables de résister aux chaleurs extrêmes, ainsi que de davantage de
ressources pour les pompiers.
Les citoyens ont également besoin de solutions de refroidissement abordables,
de villes plus vertes et d'écoles et d'hôpitaux résilients, le tout accompagné
d'une réduction plus rapide des émissions et d'une véritable transition vers
une énergie propre. Il est honteux que le centre-droit et l'extrême droite
aient récemment bloqué une résolution concernant les incendies dévastateurs de
cet été.
> Vers une meilleure santé pour les femmes : les femmes
ont longtemps été négligées dans la recherche médicale, ce qui entraîne des
retards de diagnostic et des traitements ne tenant pas compte des différences
liées au sexe et au genre. Renew Europe veut y remédier : davantage de femmes
dans les essais cliniques, une formation obligatoire pour les professionnels de
santé, de meilleures données ventilées par sexe et une stratégie de l'UE pour
la santé des femmes dotée d'un financement adéquat.
Il s'agit aussi d'une question de droits : Renew Europe défend l'accès à un
avortement sûr, légal et accessible, en soutenant l'initiative « My Voice, My
Choice ». Combler cet écart signifie offrir de meilleurs soins à des millions
de femmes, renforcer les systèmes de santé et stimuler l'innovation et la
croissance en Europe.
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Priorités pour le prochain budget européen et la PAC. Il est essentiel
d'obtenir un budget qui ne réduise pas les paiements directs aux agriculteurs
ni les programmes agro-environnementaux qui ont fait leurs preuves.
> À Paris, lors d'une rencontre avec le président EmmanueMacron je l'ai exhorté à poursuivre ses efforts au sein du Conseil européen pour soutenir la compétitivité et garantir un budget européen solide, assorti d'un financement réel pour la PAC et les agriculteurs.
> L'Irlande n'est pas la seule à réclamer des sanctions sur les produits des territoires occupés. La France, le Canada et le Royaume-Uni condamnent l'occupation illégale de la Palestine par Israël et soutiennent les sanctions sur les produits concernés. Israël démantèle systématiquement la Palestine par le biais de colonies illégales.
Dan Barna (vice-président)
> Je tiens à remercier le président Emmanuel Macron pour notre entretien à
Paris. L’Europe adapte constamment ses priorités pour répondre aux défis
économiques et sécuritaires, ainsi qu’aux besoins de ses citoyens. Au-delà de
ces mesures, nous avons également besoin d’unité et de solidarité entre les
États membres, ainsi que d’une convergence de nos objectifs communs. C’est
pourquoi, en amont du discours sur l’état de l’Union européenne à l’horizon
2026, le 16 septembre, j’ai rencontré le président Macron en compagnie de mes
collègues eurodéputés du groupe Renew Europe. Nos échanges ont porté sur
l’avenir de l’Europe, l’économie, la sécurité et les réformes. J’ai réaffirmé
que la région de la mer Noire n’est plus une simple frontière, mais bien le
front élargi de l’Europe face à la Russie.
> Renforcement des fonds européens pour les intérêts de la Roumanie La commission des Affaires étrangères du Parlement européen a adopté aujourd'hui les priorités budgétaires pour 2027. À ma demande, en ma qualité de rapporteure du groupe Renew Europe, la commission a approuvé plusieurs augmentations des crédits budgétaires dans des domaines importants pour les intérêts de notre pays. Parmi celles-ci : Une augmentation de 140 millions d'euros des fonds de préadhésion, essentiels pour la République de Moldavie ; Une augmentation de 25 millions d'euros pour le voisinage oriental de l'Union, fortement touché par la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine ; Une augmentation de 24 millions d'euros pour la sécurité nucléaire dans le voisinage de la Roumanie ; Une augmentation de 18 millions d'euros des fonds destinés à la société civile. Ces mesures seront désormais examinées par la commission des budgets, puis soumises au vote en séance plénière du Parlement. Parallèlement, les négociations relatives au prochain budget pluriannuel de l'Union européenne (2028-2034) se poursuivent. J'y suis négociatrice pour les fonds d'action extérieure au nom du groupe Renew Europe. Ces dossiers seront très probablement finalisés d'ici la fin de l'année et entreront dans la phase de négociation interinstitutionnelle l'année prochaine.
> Ce qui s'est passé ces derniers jours et mois en Roumanie prouve plus que jamais que notre pays doit accueillir le futur pôle de sécurité de l'UE en mer Noire. L'agression russe dans la région constitue une menace directe pour toute l'Europe, et pas seulement pour les Roumains de Iași, Neamț, Galați, Tulcea, Constanța, Botoșani, Suceava, Vaslui, Buzău, Ialomița ou Călărași. Lors de la Conférence de Londres sur la sécurité, j'ai discuté avec les experts présents de la situation sur le terrain en Roumanie et du contexte sécuritaire régional, de la fréquence des incursions de drones russes dans notre espace aérien et des menaces hybrides. Il n'est plus nécessaire de prouver que la priorité absolue de l'UE doit être un investissement massif dans les infrastructures de mobilité militaire à double usage, ainsi que l'intégration de la République de Moldavie et de l'Ukraine à notre architecture de sécurité commune. L'Europe doit établir et rendre pleinement opérationnel un pôle de sécurité maritime permanent de l'UE en mer Noire. Pour appuyer cette initiative, j'ai co-organisé une conférence à Bruxelles afin de proposer une « Approche stratégique pour la mer Noire », et, avec les eurodéputés roumains, nous œuvrons activement pour que la Roumanie accueille ce futur pôle. Une Roumanie au cœur des décisions en matière de défense, c'est la garantie d'une frontière plus sûre pour tous et d'une stabilité pour l'ensemble de l'Europe.
Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> Pendant trop longtemps, nous avons évité d’avoir une discussion
sérieuse sur l’adaptation au changement climatique. À gauche, le sujet a été
érigé en tabou parce qu’il détourne l’attention du véritable problème, à savoir
le changement climatique. À droite, l’emprise du climatoscepticisme est encore
trop forte. (…)
Il sera difficile de rester assis à écouter des collègues exprimer leur
compassion pour les victimes, tout en votant contre l’élaboration d’une
position sur la manière dont nous devons faire face à ce problème. Des
Européens sont morts, et ils refusent de faire leur travail. L’Europe doit à la
fois se préparer aux conséquences climatiques que nous ne pouvons plus éviter
et accélérer les mesures visant à empêcher qu’elles ne s’aggravent davantage.
Le changement climatique signifie que nous devons nous aussi changer. Changer
nos infrastructures, changer nos pratiques agricoles. Évitons que l’été 2026
soit le plus frais du reste de notre vie.
> Alors que Poutine tente de nous effrayer et de nous diviser par une nouvelle frappe près de la frontière polonaise et que Varsovie se prépare au pire, les États membres de l'UE continuent de négocier la prolongation des sanctions imposées à 2 200 oligarques et leurs conjoints, sanctions qui doivent expirer le 15 septembre.
> S’il n’est pas clair maintenant que nous n’avons pas de temps à perdre en manœuvres nationales dans le processus décisionnel de l’UE, cela ne deviendra clair que lorsqu’il sera trop tard.
> L'inspection scientifique met en garde : les PFAS présents dans les pesticides constituent un danger croissant pour l'eau potable. Chaque année, 21 000 kg de PFAS se retrouvent dans nos eaux via les pesticides, soit dix fois plus que l'ensemble des émissions industrielles. Pourtant, la Commission européenne et les partis de droite au Parlement européen refusent de s'attaquer à ce problème.
> Il y a 25 ans. Le 11 septembre 2001. J'ai publié quelques mots sur Substack à propos de cette journée. Sur l'espoir d'un monde meilleur. Même, ou peut-être surtout, dans les moments les plus sombres.
> Très satisfait du vote majoritaire au sein du Comité européen des affaires économiques en faveur de mon rapport sur la réglementation relative à la publication d'informations en matière de finance durable. Un niveau élevé de confiance systémique est essentiel pour les investisseurs dans le domaine du développement durable. La finance durable est par ailleurs l'une des clés d'une économie verte et équitable.
> Quiconque opte pour un investissement durable doit avoir la certitude que son argent contribue réellement à une économie plus verte. Le vote d'aujourd'hui sur le SFDR rend cela possible, en apportant plus de clarté et en réduisant les formalités administratives. Je suis fier d'avoir été rapporteur sur ce dossier.
> L'AfD est, soit dit en passant, si radicale qu'elle a incité Marine Le Pen à vouloir l'exclure de son groupe parlementaire ID en mai 2024. Le PVV a soutenu cette exclusion, notamment en raison de sa position sur la réintégration active des citoyens allemands issus de l'immigration.
Petras Austrevicius (député)
> Le président Trump exige que l'Ukraine cesse ses attaques
inconditionnelles contre les raffineries de pétrole russes, tandis que les
États-Unis refusent de fournir à l'Ukraine les missiles Patriot et les
armements supplémentaires dont elle a tant besoin. Désarmer l'Ukraine revient à
soutenir la Russie.
> Partenaires et amis. La 45e brigade allemande sera stationnée en Lituanie conformément à la politique de dissuasion de l'OTAN. Le personnel militaire allemand et leurs familles suivront des cours de lituanien à l'université de Vilnius. Un partenariat et une compréhension excellents !
> 123 députés européens ont appelé à redoubler d'efforts pour utiliser les 210 milliards d'euros d'actifs russes immobilisés afin de soutenir l'Ukraine et d'accroître significativement la pression sur la Russie, augmentant ainsi le coût de son agression.
Engin Eroglu (député)
> Aujourd'hui, la commission AFET du Parlement européen a voté une
recommandation concernant les relations UE-Chine. Cette recommandation a été
adoptée à une large majorité. Le texte réaffirme la position du Parlement selon
laquelle la Chine est un partenaire, un concurrent et, de plus en plus, un
rival systémique. Il souligne que les relations ont atteint un point critique
en raison de la position de la Chine sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie
et de ses pratiques économiques déloyales, qui fragilisent le tissu industriel
européen. Le rapport appelle la Chine à cesser de prolonger la guerre en
Ukraine et souligne l'importance de la réciprocité dans les relations
économiques et commerciales. La position du Parlement européen est claire.
Après plusieurs visites en Chine et de nombreuses rencontres avec les parties
prenantes, j'espère que la Chine prendra en compte nos préoccupations et que le
dialogue aboutira à des résultats concrets.
> L'Islande a décidé de ne pas entamer le processus d'adhésion à l'UE. Mais il serait peut-être judicieux d'examiner de plus près ce à quoi les Islandais se sont opposés. Je ne crois pas que l'Islande ait tourné le dos à l'Europe. Et certainement pas à nos valeurs européennes communes. L'Islande est une société libre, démocratique et économiquement forte. Un pays très proche de l'Europe sur les plans culturel, politique et social. Les Islandais ont peut-être voté contre la direction politique que prend l'Union européenne. Contre la réglementation toujours plus contraignante. Contre le flot incessant de nouvelles interdictions. Contre une politique qui croit que tous les problèmes peuvent être résolus par de nouvelles réglementations venues de Bruxelles. Et contre un égalitarisme européen qui, loin de renforcer la concurrence, gomme les disparités. Pourtant, en tant que pays économiquement puissant, l'Islande serait probablement même disposée à contribuer et à devenir un contributeur net. L'argent ne semble donc pas être le problème. La question cruciale est la suivante : Voulons-nous une Europe qui favorise la liberté, la concurrence et l'innovation, ou une Europe qui dicte de plus en plus la façon dont les citoyens et les entreprises doivent vivre et gérer leurs affaires ? Je souhaite une autre Europe. Une Europe qui défend ses valeurs communes tout en garantissant la liberté à ses États membres et à ses citoyens. Une Europe qui n'a pas peur de la concurrence, mais qui la considère comme un moteur d'innovation. Une Europe qui n'accable pas les entreprises d'obligations de reporting toujours plus contraignantes, mais qui les soutient. Une Europe qui ne cherche pas à être le meilleur entrepreneur, inventeur ou leader économique dans tous les domaines. L'Europe n'a pas à tout faire elle-même. Elle doit créer les conditions qui permettent aux Européens de tout faire. C'est pourquoi nous ne devons pas simplement rejeter la décision de l'Islande comme un « non à l'UE ». Nous devons y voir un signal d'alarme. Lors des élections européennes de 2029, nous aurons l'opportunité de changer le cap de l'Europe. Mon objectif est clair : Une majorité politique au Parlement européen qui défende la liberté, la concurrence et la puissance économique. Une Commission composée d’un maximum de 17 commissaires, conformément aux traités. Une Commission qui reflète la majorité politique du Parlement européen, et non une logique politique dictée uniquement par les intérêts des États membres au Conseil. Moins de bureaucratie. Moins d’interdictions. Plus de concurrence. Plus d’innovation. Plus de liberté. Nous n’avons pas besoin d’une Europe plus petite. Nous avons besoin d’une Europe meilleure. Une Europe qui ne renonce pas à ses valeurs européennes, mais qui retrouve enfin confiance en ses citoyens, ses entrepreneurs, ses scientifiques et en ses propres capacités. Œuvrons ensemble pour faire de l’Europe le continent le plus fort du monde. Économiquement, technologiquement, socialement et politiquement. Ni plus ni moins. L’Europe peut y arriver. Il suffit de le vouloir à nouveau !
Karin Karlsbro (députée)
> Malgré la guerre, la crise
climatique et le contexte géopolitique actuel, ni l'UE ni le rôle de la Suède
dans le monde n'ont été au centre des débats durant la campagne électorale. Or,
dimanche, on décidera également qui occupera le poste de représentant de la
Suède au sein de l'UE. C'est un enjeu crucial.
Lors du seul débat européen de la campagne électorale, j'ai récemment rencontré les représentants des autres partis parlementaires. Les sociaux-démocrates sont restés totalement silencieux, malgré mes efforts pour les écouter. Les modérés apprécient l'UE, mais estiment que cela ne devrait rien coûter. Sans vouloir paraître arrogant, je suis très fier de la politique européenne des libéraux. Je suis convaincu qu'une forte influence libérale au sein d'un gouvernement qui se rend à Bruxelles pour contribuer à l'Europe et œuvrer pour le bien de la Suède serait la meilleure chose qui puisse arriver à la Suède. C'est d'ailleurs pour cela que je me présente aux élections législatives.
> J'ai été invité, avec le groupe libéral, auprès
du président Emmanuel Macron. Pour moi, qui suis revenu à la politique car je
ne pouvais plus rester les bras croisés face à la montée du populisme de
droite, Macron a toujours été une source d'inspiration. Il l'est encore.
La France figure parmi les pays qui assument pleinement leur rôle de chef de
file au sein de l'UE. Macron est conscient du pouvoir du Parlement européen.
Contrairement à la Suède, où l'UE est encore souvent perçue comme une entité
qui nous concerne tous et où le Parlement est considéré comme une simple
tribune de débats. Et ce, malgré le fait que l'UE ait depuis longtemps pris des
décisions importantes concernant des lois applicables en
Suède.
Nous avons eu des conversations enrichissantes. Sur les valeurs, l'avenir de
l'Ukraine, de la Russie, le développement de l'UE et le climat. L'acier.
L'industrie. La Chine. Sur le nucléaire, et plus particulièrement sur le
nucléaire. Sur les enfants et les réseaux sociaux. Et sur bien d'autres
sujets.
Au sein du groupe libéral, nous avons parfois des désaccords, mais appartenir à
une famille politique qui se rassemble autour d'une vision libérale de
l'Europe, à l'heure où l'extrême droite gagne du terrain, est libérateur et me
procure un contexte rassurant dans un monde en pleine mutation.
Le palais de l'Élysée possède de hauts plafonds. Le doux soleil d'automne
filtrait à travers la verrière, une mosaïque de bleu, de blanc et de rouge.
> J’ai réuni 122 collègues lors d'une conférence
téléphonique avec les dirigeants européens afin de remettre la question des
avoirs russes gelés à l'ordre du jour et lui ai demandé son soutien. C'est la
guerre de Poutine et la Russie en paiera le prix. J'ai présenté une nouvelle
proposition prévoyant le transfert des avoirs de Belgique à l'UE afin d'assumer
une responsabilité conjointe accrue pour répondre aux préoccupations belges,
étant donné que la plupart des avoirs s'y trouvent. (…)
J'ai également soulevé le problème de la nouvelle politique commerciale de
l'UE, qui, loin de soutenir l'Ukraine, la fragilise. Nous avons eu une
discussion constructive à ce sujet. (…)
J'ai présenté une liste de dix points visant à accroître la pression sur la
Russie. J'aimerais que le prochain gouvernement suédois la soumette à l'Union
européenne.
> L'industrie de la fourrure est abominable. La guerre menée par la Russie est répugnante. Les failles dans les sanctions de l'UE qui permettent aux importations de fourrure de contribuer au financement de la guerre par Poutine constituent un désastre moral à tous égards.
> Faites payer la Russie. Nous n'avons ni le temps ni les moyens d'être lâches alors que la Russie réduit l'Ukraine en miettes par ses bombardements. Que l'Ukraine achète des armes et un système de défense antimissile grâce aux milliards gelés par Poutine au sein de l'UE. Une pétition signée par 122 parlementaires vise à faire pression sur les dirigeants européens.
Michal Kobosko (député)
> Nous avons discuté de l'avenir politique du centre européen, de la montée
en puissance de l'extrême droite, des réformes nécessaires de l'UE, de la
sécurité et de l'autonomie stratégique de l'Europe dans le cadre de
l'initiative « Renouveler l'Europe » à Paris. Aujourd'hui, nous avons
rencontré le président français, qui a évoqué les principaux défis européens et
mondiaux auxquels nous sommes confrontés dans les domaines politique et
économique. Emmanuel Macron annoncera ses projets pour l'avenir en avril, juste
avant la fin de son second mandat. Il a insisté aujourd'hui sur l'importance de
réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. Il a
souligné que l'Europe devait accélérer la restructuration de son mix
énergétique, le développement du nucléaire, les investissements dans des
projets d'armement communs, l'intelligence artificielle, l'informatique
quantique et les technologies vertes. Il a abordé la question de la sur-réglementation
des entreprises, sans la nier. Il a toutefois rappelé la rapidité avec laquelle
nous avons pu réagir lors de l'apparition de la pandémie de la covid19 et de la
guerre en Ukraine. Nous devons désormais agir vite dans le domaine de
l'économie et des nouvelles technologies, et nos citoyens doivent en être
conscients. Faute de quoi, nous risquons de nous laisser dominer par des
fournisseurs chinois ou indiens. Le président français a également évoqué le
Sommet international de l'espace qui se tient aujourd'hui et demain à Paris,
dont l'un des principaux thèmes est le renforcement de l'autonomie
technologique et stratégique de l'Europe.
> Avec d'autres eurodéputés, j'ai signé une lettre soulignant l'urgence de reprendre les négociations sur l'utilisation des avoirs de l'État russe gelés, d'une valeur de 200 milliards d'euros. Ces derniers jours, nous avons constaté non seulement une recrudescence des attaques de l'agresseur en Ukraine même, mais aussi des actes tels que le sabotage d'un aéroport en Allemagne et l'incendie criminel d'usines d'armement en Pologne. Nous ne pouvons rester les bras croisés ; des mesures très concrètes s'imposent, qui, d'une part, apporteront à l'Ukraine le soutien financier prévisible et stable dont elle a besoin pour se défendre et défendre sa population. D'autre part, l'UE doit accroître significativement la pression sur la Russie et augmenter le coût de sa guerre d'agression. La Russie doit assumer les conséquences financières de sa guerre. Cela ne fait aucun doute. L'Union européenne s'est engagée à plusieurs reprises à soutenir l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire. Nous devons maintenant veiller à ce que cet engagement se traduise par des ressources concrètes.
> En tant que membre du Comité de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE) et du Groupe d'experts sur l'avenir des sciences et des technologies (STOA), j'ai participé aujourd'hui à une réunion organisée par UnILiON, un réseau informel de bureaux de représentation universitaire à Bruxelles, créé en 2016 et regroupant des universités européennes et de pays partenaires. Ce réseau inclut notamment certaines universités polonaises de la région de la Tricité. Nous avons abordé, entre autres, les technologies à double usage, les solutions applicables aux secteurs de la défense et civil, ainsi que les stratégies pour retenir les jeunes talents en Europe.
> La dernière grande consultation sur la loi relative aux réseaux numériques (DNA) est désormais terminée. Lors de cette consultation, nous avons échangé avec les représentants de 30 grandes organisations et entreprises européennes, allant des opérateurs télécoms de toutes tailles aux fournisseurs de contenus cinématographiques, télévisuels et radiophoniques, en passant par les opérateurs de fibre optique et les fournisseurs d'infrastructures Wi-Fi. Abordons maintenant les aspects pratiques de la réglementation. L'Union européenne des sourds, entre autres, a également participé à la réunion. Elle a notamment insisté sur l'accès aux numéros d'urgence pour les personnes handicapées. C'est précisément le rôle de la DNA. La loi relative aux réseaux numériques vise à garantir aux personnes handicapées un accès aux services de communication au même niveau, dans les mêmes délais et à un prix comparable à celui des personnes non handicapées. Les communications numériques doivent permettre aux personnes handicapées de vivre de manière autonome et de participer pleinement à la société. Par conséquent, ces consultations sont essentielles pour garantir que les solutions élaborées ne restent pas lettre morte, mais répondent aux enjeux actuels.
> [AfD] Les élections en Saxe-Anhalt se sont déroulées comme prévu, et même pire. La question est maintenant de savoir ce que fera la chancelière. Tout le système politique allemand repose depuis des années sur un cordon sanitaire strict contre les post-fascistes. Si ce cordon cède (les prochaines élections à Berlin et dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale ont lieu dans deux semaines), l'Allemagne se retrouvera au bord du chaos politique total. La vague brune déferle.
Hilde Vautmans (députée)
> La Chine est un partenaire essentiel pour l'Europe, mais nous devons aussi
avoir une vision lucide de la rivalité systémique qui caractérise notre
relation. Un partenariat durable exige des règles claires : pas
d'espionnage, pas de dumping, des conditions de concurrence économique
équitables et le respect des droits de l'homme et du droit international. À
l'approche de la rencontre Xi-Trump, du Conseil européen et du dialogue
stratégique UE-Chine, cette recommandation est plus que jamais d'actualité.
L'Europe doit enfin agir de concert.
> Mon rapport sur les relations politiques entre l’UE et la Chine a été approuvé aujourd’hui par la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Le message est clair : coopérer autant que possible, mais défendre avec beaucoup plus de vigueur nos intérêts et nos valeurs européens.
> Avant tout, l'Europe elle-même doit se renforcer. C'était également le message central hier lors de notre visite, avec Renew Europe, au président Macron à l'Élysée : accélérer le rythme, investir davantage dans l'innovation et redonner à notre industrie sa compétitivité.
Ciarán Mullooly (député européen)
> Trouver un logement abordable est devenu l’un des principaux
obstacles pour les jeunes Européens. La proposition présentée aujourd’hui donne
aux villes et aux régions une plus grande clarté sur les mesures qu’elles
peuvent prendre lorsque les locations touristiques et d’autres pressions
rendent les logements inaccessibles. Ces mesures doivent être justes,
proportionnées et fondées sur des preuves solides. Mais la gestion de la
demande n’est qu’une partie de la solution. Nous devons également construire davantage
de logements, remettre en service les logements vacants et aider les gens à
surmonter les obstacles immédiats pour trouver un toit. À l’approche du
discours sur l’état de l’Union, la présidente von der Leyen devrait présenter
des mesures concrètes que les Européens pourront ressentir dans leur
portefeuille. Cela pourrait inclure une garantie 'Première Clé', soutenue par
la BEI, afin que les jeunes qui louent leur premier logement n’aient pas à
débourser des milliers d’euros pour un dépôt de garantie.
Jeannette Baljeu (députée)
> Cette révision n’est pas anodine. Les marchés publics représentent
environ 15 % de la richesse totale de l’UE. Bien ajustés, ils constituent un
outil puissant pour stimuler les investissements et atteindre des objectifs
politiques, comme favoriser l’innovation et la compétitivité. (…)
Les marchés publics ne devraient pas signifier des casse-têtes pour les PME.
Tous les entrepreneurs doivent être encouragés à y participer. Renew veillera à
ce que les règles soient plus simples à l’avenir.
> Des milliards de
colis provenant de plateformes comme Temu et Shein entrent en Europe sans
contrôles adéquats, tandis que les entreprises européennes respectueuses des
règles doivent en assumer les coûts. Cela devait changer. (…)
Nous récompensons les entreprises
qui agissent correctement et nous tenons les autres responsables. Celles qui
continuent d'envoyer des millions de colis individuels en contournant les
règles devront en payer le prix. (…)
Nous passons d'une logique de gestion des
problèmes après coup à une logique de prévention. Si, par exemple, un envoi
contient systématiquement des informations incorrectes ou incomplètes, les
autorités douanières pourront non seulement bloquer un colis isolé, mais aussi
l'envoi entier. Cette réforme donne aux douaniers des ports et des aéroports
les moyens d'endiguer ce fléau.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
> L'Allemagne a besoin d'un nouveau départ.
> Nous ne pouvons accepter que l'État anéantisse les projets de vie de générations entières. Il est impératif de lever les obstacles à l'accession à la propriété. Tant que le taux d'accession à la propriété n'atteint pas 80 %, la taxe sur les mutations immobilières devrait être suspendue.
> L'aggravation de la spirale de la dette coûtera très cher au pays. Aucun parlementaire doté d'une conscience économique saine ne saurait approuver ce budget.
> L'étude PISA devrait servir d'électrochoc. Il est urgent d'instaurer une évaluation obligatoire des compétences linguistiques pour tous les enfants en Allemagne dès l'âge de quatre ans. Si des difficultés linguistiques sont constatées, un soutien en allemand doit être obligatoire durant l'année précédant l'entrée à l'école primaire.
Wolfgang Kubicki (président)
> Le meilleur moyen de plafonner les prix du carburant est que l'État
s'abstienne de toute ingérence.
> Il est incroyable que les Verts vous considèrent comme un pragmatique pour avoir mis en œuvre des mesures fondamentales comme les centres de rétention pour personnes en situation irrégulière. Le maintien de l'ordre est un droit fondamental et non un simple avantage politique. Il constitue le socle de notre société.
> La tentative des députés CDU/CSU de dissoudre de facto la coalition tout en maintenant le chancelier en fonction est louable. Cependant, les choses ne se passent pas ainsi. Un ultimatum clair concernant la mise en œuvre des réformes nécessaires aurait été plus judicieux. Mais il est trop tard. Et cet ultimatum aurait dû venir du chancelier lui-même. Apparemment, il ne le peut pas – ou ne le veut pas. Merz n'a plus aucun pouvoir. Ni au sein de la coalition. Et apparemment même pas au sein de son propre groupe parlementaire. L'Allemagne a besoin d'un nouveau départ, et c'est impossible avec ce chancelier.
> Nos perspectives d'avenir s'effondrent sous nos yeux. La situation, déjà dramatique depuis le début de la pandémie de la covid19, s'aggrave. Je dois tout à ce pays où l'éducation et la réussite offrent des perspectives d'ascension sociale. Et je refuse d'accepter que les jeunes soient privés de cette chance parce que nous négligeons certains problèmes dans les écoles. Par exemple, une scolarité de qualité est impossible sans une maîtrise suffisante de l'allemand.
> La politique de l'endettement est devenue un véritable danger pour l'Allemagne, notre compétitivité est au plus bas. Une énergie abordable, des emplois, la croissance et la prospérité ne se veulent pas seulement, mais il faut aussi mettre en œuvre les mesures correspondantes. Ce gouvernement fédéral n'a ni la force ni la volonté pour cela.
Martin Hagen (secrétaire général)
> Nous avons besoin d'une politique qui garantisse à nouveau la
reconnaissance du travail bien fait et un niveau de vie décent pour tous. Nous
avons également besoin d'une politique qui donne aux citoyens les moyens de se
prémunir contre un État abusif.
> Friedrich Merz a échoué ; la CDU/CSU devrait actionner le frein d'urgence et le remplacer.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Les dernières attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite et le
gouvernement yéménite internationalement reconnu marquent une nouvelle escalade
dangereuse dans une région déjà soumise à d'immenses tensions. La Belgique
condamne fermement ces attaques. Il est également essentiel de prendre du recul
sur le contexte global. Les Houthis alimentent ce conflit avec le soutien
continu de l'Iran. On ne peut appeler à la désescalade tout en permettant à des
forces d'attaquer leurs voisins et de menacer l'une des voies maritimes les
plus vitales au monde. Le détroit de Bab el-Mandeb n'est pas un moyen de
pression. Bloquer ou perturber cette voie de communication essentielle met en
péril les chaînes d'approvisionnement mondiales. Cela peut entraîner non
seulement une hausse des prix, mais aussi des pénuries de produits
alimentaires, de carburant et d'autres biens essentiels, les populations les
plus vulnérables en subissant les conséquences les plus graves. Cette escalade
doit cesser. La liberté de navigation doit être protégée. L'Iran doit user de
son influence pour la désescalade plutôt que pour la confrontation. Et la
diplomatie doit prévaloir avant qu'un autre front ne devienne incontrôlable.
> La décision prise aujourd'hui par plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la France et le Canada, de rejoindre le groupe de pays qui, à l'instar de la Belgique, ont pris des mesures contre la politique de colonisation israélienne constitue une étape importante. La communauté internationale se doit en effet de réagir par des mesures concrètes lorsque le droit international est violé. Je salue les efforts de mes collègues. Comme réaffirmé dans la Déclaration conjointe des dirigeants sur le plan de colonisation E1 en Cisjordanie, cosignée par la Belgique le 20 août, nous exhortons le gouvernement israélien à mettre fin à l'expansion de ses colonies en Cisjordanie. Cette expansion nous éloigne de notre engagement en faveur d'une paix globale, juste et durable pour les Israéliens et les Palestiniens, fondée sur la solution à deux États. Nous continuerons d'agir dans son intérêt.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Notre police est là pour protéger les citoyens, pas pour les humilier ou
les violenter. Cela ne remet évidemment pas en cause le travail et l’engagement
de l’immense majorité des policiers. Mais chaque dérive violente doit être
combattue avec fermeté, car elle entame la confiance indispensable entre la
police et les citoyens.
> Non à la haine et à la division. Une croix gammée taguée sur une mosquée, c’est un acte islamophobe, haineux et une attaque contre ce qui doit nous rassembler. À Bruxelles, nous devons défendre une ville où chacun peut vivre sa foi librement et en sécurité. Face à ceux qui cherchent à opposer les communautés, notre réponse doit être claire : nous ne céderons ni à la haine, ni à l’intimidation, ni au repli. Une enquête doit faire toute la lumière sur les faits et permettre d’identifier leurs auteurs.
> En 2060, une personne sur trois aura plus de 65 ans. Il nous faut préparer l’avenir. Il y a des chiffres qui devraient nous obliger à regarder la réalité en face. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le nombre de personnes de plus de 65 ans dépasse celui des jeunes enfants. Et ce phénomène ne va pas ralentir. D’ici 2060, les plus de 65 ans pourraient représenter près d’un tiers de la population européenne. C’est une formidable nouvelle sur un point essentiel : nous vivons plus longtemps. Mais c’est aussi un immense défi collectif.
> Il y a 25 ans, le monde basculait. Nous nous souvenons tous ou presque de l’endroit où nous étions ce 11 septembre 2001. Aujourd’hui, nos pensées vont aux victimes, à leurs proches, aux pompiers, aux secouristes et à tous ceux qui ont fait face à l’impensable. 25 ans après, nous n’oublions pas.
> Belle avancée ce matin au parlement européen avec
ce vote en faveur d’une sorte de « Itsme européen » pour les entreprises et un
pas vers le European Business Wallet.
Une identité numérique unique pour s’identifier, signer, échanger des documents
certifiés, déléguer des mandats et communiquer avec les administrations, de
manière sécurisée et au-delà des frontières.
C’est exactement le type de simplification dont nos entreprises ont besoin :
moins de paperasse, plus de temps pour produire, investir et innover. Et
surtout, pas question de choisir entre simplicité et sécurité :
interopérabilité, cybersécurité et protection des données doivent aller
ensemble.
L’Europe doit arrêter de compliquer la vie de ceux qui créent de la valeur.
Simplifier, c’est aussi être compétitif.
> L’Europe de l’énergie ne peut pas être une
addition de réseaux nationaux. Nous avons besoin d’un véritable réseau
énergétique européen : mieux interconnecté, mieux planifié et capable de faire
circuler l’électricité là où elle est produite et là où elle est nécessaire.
Aujourd’hui, le Parlement européen avance dans ce sens. Le Grid Package doit
accélérer les interconnexions, améliorer la planification européenne des
réseaux et renforcer le stockage, notamment pour les États encore trop isolés.
Électricité, hydrogène, CO₂ : nos infrastructures énergétiques doivent être
pensées à l’échelle européenne.
C’est une question de souveraineté, mais aussi de prix, de compétitivité et de
sécurité énergétique.
Une énergie européenne, ça commence par un réseau européen.
> Face aux agressions de Trump, l’Europe doit faire bloc avec le Canada. Croire que le silence nous permettra d’échapper aux attaques de Trump est juste stupide. Il est temps de passer aux actes. Si un pays allié est attaqué, nous devons le soutenir en nous alignant sur sa réponse pour l’amplifier.
> Comment peut-on se réjouir de la victoire de l’extrême droite en Allemagne ? Comment peut-on regarder l’AfD progresser et y voir une « très bonne soirée » ? Quand l’extrême droite gagne du terrain, c’est la démocratie qui perd ses repères. Et quand des dirigeants étrangers, aussi stupides soient-ils, s’en félicitent, cela doit nous alerter encore davantage. Ne soyons pas dupes : si Donald Trump se réjouit de la progression de l’extrême droite en Europe c'est parce qu’il se délecte d’observer une Europe divisée, fragilisée et repliée sur elle-même. Une Europe affaiblie dans ses valeurs et son autonomie. Face aux colères, aux peurs et aux fractures de nos sociétés, nous avons besoin de réponses. Mais certainement pas de simplifications, de boucs émissaires ou de slogans qui opposent les citoyens les uns aux autres. On ne peut tomber dans les simplismes mais on ne peut pas continuer « business as usual ». Il est temps de réinventer l’Europe pour pouvoir apporter une réponse crédible. La démocratie ne se défend pas en criant plus fort que les autres. Elle se défend par le courage de regarder la complexité en face, de débattre, de chercher des solutions et de refuser les caricatures. Plus que jamais, la nuance est un acte de résistance.
> Quand l’extrême droite frappe à la porte, les démocrates doivent ouvrir les yeux. Le scrutin de Saxe-Anhalt est un avertissement pour l’Allemagne. Il devrait aussi l’être pour toute l’Europe.
> Nos émissions augmentent de 1,3% quand elles baissent en Europe. Il est temps d’accélérer. Pour nous, la réponse est claire : investir massivement pour préparer l’avenir. C’est bon pour le climat. C’est bon pour notre budget. C’est bon pour notre compétitivité. Un plan de relance et d'investissement, c’est précisément ce que Les Engagés défendent dans le cadre du conclave budgétaire (ainsi qu’une diminution des dépenses publiques et une réforme fiscale qui libérer le travail).
> 18 milliards de dollars. C’est le prix que Meta
est prêt à payer pour éviter d’aller au bout d’un procès sur l’addiction des
mineurs à ses plateformes. Et les révélations du procès sont glaçantes : Meta
savait que certains de ses outils de protection étaient quasiment inutilisés.
Des protections efficaces auraient pu être activées par défaut. Elles ne l’ont
pas été. En Europe, nous avons déjà identifié les mêmes mécanismes addictifs.
Le DSA n’a pas été conçu pour faire joli dans le Journal officiel. Il est temps
de s’en servir.
Notre priorité doit être simple : protéger les enfants, pas le modèle
économique de ceux qui captent leur attention.
> Tout mon soutien à Pascale Van Damme et à l’Union belge dans leur décision de ne plus soutenir Gianni Infantino. Après l’expulsion de Folarin Balogun contre la Belgique, sa suspension a été levée par la FIFA. Deux mois plus tard, l’Union belge demande toujours des explications sur cette décision. Ce n’est pas une querelle de personnes. C’est une question de principe. Le football mérite des règles claires, les mêmes pour tous, des décisions transparentes et une gouvernance qui ne donne jamais le sentiment que les puissants peuvent s’affranchir des règles. Gianni Infantino cristallise aujourd’hui tout ce que nous devons refuser dans le sport : opacité, concentration du pouvoir et mélange des intérêts. Merci à l’Union belge de tenir bon. Le football appartient aux supporters, aux joueurs et aux clubs, pas à ceux qui pensent pouvoir en disposer.
> La crise d’Ormuz nous rappelle une évidence : notre dépendance aux énergies fossiles nous coûte cher La crise énergétique actuelle ne fait pas qu’alourdir les factures. Elle rappelle une réalité stratégique : tant que nous dépendrons du pétrole et du gaz importés, nous resterons exposés aux chocs géopolitiques. Investir dans les énergies propres, c’est aussi investir dans notre indépendance.
> La concurrence chinoise, ce n’est plus un sujet lointain. Elle touche désormais directement des emplois belges. D’Ieteren annonce jusqu’à 344 suppressions de postes en Belgique. Derrière ce chiffre, il y a 344 travailleurs, 344 familles et des années de compétences. Bien sûr, la concurrence chinoise n’explique pas à elle seule cette restructuration. Mais elle fait partie d’un changement profond du marché automobile européen. Et il faut aussi regarder la responsabilité de nos propres constructeurs. À force de privilégier le court terme, certains n’ont pas voulu voir assez vite la transformation du marché. Pendant ce temps, la concurrence, elle, n’a pas attendu. C’est exactement pourquoi je plaide depuis longtemps pour une Europe qui ne soit ni naïve ni protectionniste : une Europe capable de défendre ses intérêts, de lutter contre les distorsions de concurrence et surtout d’investir massivement dans sa propre industrie. La Chine n’attendra pas que nous soyons prêts. Et nous ne pouvons pas nous contenter de constater, entreprise après entreprise, que notre base industrielle et nos emplois reculent. Être aux affaires, c’est aussi ça : anticiper ces transformations et agir avant qu’elles ne deviennent irréversibles.
♦ DéFI
> On a trouvé 10 milliards sans casser le pays !
La Belgique doit trouver une dizaine de milliards d’euros d’ici 2029. Le débat
public n’offre que deux réponses : augmenter les impôts, ou couper dans l’État.
DéFI en propose une troisième. Voici, en clair, ce que contient notre plan.
Le problème est réel, les réponses proposées ne le sont pas.
Personne ne conteste le chiffre. Pour respecter sa trajectoire européenne, la
Belgique doit dégager environ 10 milliards d’euros d’effort structurel d’ici la
fin de la législature. Ce qui se discute, c’est la manière.
Deux réponses dominent le débat. La première consiste à augmenter les
prélèvements dans un pays qui taxe déjà le travail plus que presque partout
ailleurs. La seconde consiste à couper à l’aveugle, linéairement, dans des
services publics dont chacun constate qu’ils fonctionnent déjà mal. L’Arizona a
choisi la seconde : une politique brutale, socialement injuste, et qui n’a pas
résolu le problème.
Nous en proposons une troisième. Elle tient en une phrase : avant de demander
un euro de plus au contribuable, allons chercher les euros que l’État laisse
déjà partir.
Le diagnostic : la Belgique ne dépense pas mal parce qu’elle dépense trop
C’est le point que le débat manque systématiquement.
L’économiste Paul De Grauwe a documenté l’érosion de la base imposable belge :
environ 21 milliards d’euros de recettes perdues, non pas à cause d’un taux
trop bas, mais parce que des pans entiers de revenus sont sortis du champ des
prélèvements de droit commun. Le passage en société de management, les
rémunérations alternatives, les régimes dérogatoires empilés depuis vingt ans.
Résultat : la progressivité s’est inversée. Le top 1 % des revenus contribue à
un taux effectif d’environ 23 % — moins qu’un salarié moyen.
À cela s’ajoute une fraude fiscale que les estimations disponibles situent
autour de 7 milliards par an, sans validation officielle, et un appareil de
perception qui reste morcelé et sous-numérisé.
Autrement dit : le problème belge n’est pas d’abord un problème de dépense,
c’est un problème de perception et d’assiette. C’est de là que part notre plan.
Ce que le plan ne fait pas
Trois lignes rouges, tenues d’un bout à l’autre du document.
Aucune hausse de taux d’imposition. Pas un seul point de pourcentage
supplémentaire sur le travail, l’épargne ou la consommation des ménages.
Aucune coupe linéaire dans les services publics. Pas un
agent licencié, pas un guichet fermé. Nous ne demandons pas moins d’État : nous
demandons un État qui fonctionne.
Pas un euro demandé aux TPE et aux PME. Les réductions de cotisations pour les
premiers engagements sont intégralement préservées — y compris lorsque des
évaluations officielles recommandent de les rogner. C’est un choix politique
assumé.
Et dans le volet énergie, nous protégeons explicitement
l’exonération du mazout de chauffage et le tarif social, qui protègent des
ménages souvent modestes. On ne fait pas payer les gens.
Quatre piliers, quatorze mesures
Pilier I — Le Pacte national de prévention (2,15 milliards)
C’est notre premier pilier, et le plus contre-intuitif : il commence par une
dépense supplémentaire.
La Belgique consacre 4 570 euros par habitant à la santé — un des budgets les
plus élevés d’Europe — mais 1,8 % seulement de cette somme à la prévention,
contre 3,4 % en moyenne dans l’OCDE et 5,2 % aux Pays-Bas. Le résultat est
mesurable : nous sommes derniers de l’UE-14 pour la mortalité évitable par la
prévention. On vit 82,6 ans en Belgique, mais 64 ans seulement en bonne santé.
L’écart d’espérance de vie en bonne santé entre le haut et le bas de l’échelle
sociale atteint 10,5 ans chez les hommes et 13,4 ans chez les femmes.
Le tabac, l’alcool et les drogues coûtent 4,63 milliards par an à la
collectivité. Les indemnités d’incapacité de travail ont atteint 14,85
milliards, avec 576 643 malades de longue durée fin 2025.
Nous proposons d’investir 4 % des dépenses de santé dans la prévention — soit
2,3 milliards sur trois ans, la seule dépense supplémentaire du plan — et de la
financer par une fiscalité comportementale rénovée, des économies sur les
soins, sur les indemnités d’incapacité, et un plan d’efficience du système de
soins. Net : +2,15 milliards, et de l’ordre de 3 800 à 6 400 décès évités.
La prévention est une politique orpheline parce que celui qui investit n’est
pas celui qui encaisse. Notre principe : qui commande paie, qui paie récolte.
Pilier II — Mieux percevoir (3 milliards)
Renforcer la lutte contre la fraude fiscale et le parquet national financier,
lutter contre la fraude sociale, améliorer le recouvrement de l’impôt des
sociétés et des arriérés, unifier et digitaliser la perception. La Belgique a
l’un des écarts de TVA les plus élevés de l’Union.
Ces mesures s’entendent en plus des dispositifs déjà inscrits par le
gouvernement.
Pilier III — Mieux gérer la dépense (2 milliards)
L’État fédéral verse 7,9 milliards de subsides aux entreprises (25,1 milliards
au sens large, soit 4,1 % du PIB). La Banque nationale, la Cour des comptes et
la Commission européenne disent la même chose : ces dispositifs ont été «
souvent introduits il y a longtemps et la plupart du temps simplement
reconduits », sans évaluation.
Nous demandons 0,6 milliard par an en 2029 — soit 7,6 % du total fédéral. Le
Bureau fédéral du Plan chiffrait le gisement entre 900 et 1 300 millions : nous
restons nettement sous le bas de la fourchette.
Le poste le plus documenté est celui des subsides aux énergies fossiles. L’État
fédéral publie lui-même chaque année un inventaire : près de 15 milliards
d’euros en 2024, dont 10,78 milliards de subsides directs. Et la seule baisse
constatée tient à la baisse des prix de l’énergie, pas à une décision
politique.
Nous y prenons 200 millions, sur trois postes seulement : la TVA sur les
billets d’avion, le kérosène des vols intérieurs et intra-UE, et le soutage
maritime. Un Bruxelles-Milan en train est taxé ; le même trajet en avion ne
l’est pas. Ce n’est pas une hausse d’impôt que nous proposons : c’est
l’application du droit commun à une activité qui en est exemptée.
S’y ajoutent l’optimisation des achats publics — l’État achète en ordre
dispersé et paie plusieurs prix pour le même bien — et un dividende
d’efficacité administrative volontairement modeste, qui commence par
l’exemplarité politique : suppression de l’indemnité logement des ministres.
Pilier IV — Élargir l’assiette sans toucher aux taux (2,8 milliards)
Une part croissante de la rémunération échappe aux cotisations sociales.
L’étude SD Worx présentée au Comité de gestion de l’ONSS chiffre les
rémunérations alternatives à 8,4 milliards d’euros, en hausse de 37 % depuis
2018.
Nous en retenons 0,7 milliard, et nous laissons plus de la moitié de la masse
hors périmètre : les chèques-repas, les écochèques, le bonus CCT n° 90, la
pension complémentaire, les indemnités de déplacement restent intacts.
L’essentiel du rendement vient du seul poste qui échappe intégralement aux
cotisations — les warrants et options sur actions : 150 000 travailleurs, soit
environ 5 % des salariés du privé, pour 11 345 euros en moyenne. À comparer aux
195 euros d’un écochèque.
Enfin, la taxe sur les comptes-titres ne frappe que les titres détenus sur un
compte-titres. Les actions nominatives — celles des grandes familles, inscrites
au registre des actionnaires — en ont été exclues dès l’origine. Un épargnant
au-dessus du seuil paie ; une participation de référence ne paie pas. Nous
comblons la faille, sans relever le taux (0,30 %).
Le compte
Le rythme atteint en 2029 est de 4,6 milliards par an — une amélioration
structurelle, pas un coup unique. Et au-delà de la législature, le pilier I
continue de monter : le seul Pacte prévention atteint 2,1 milliards par an en
régime de croisière.
Notre méthode
Chaque mesure de la note répond aux mêmes questions : ce que c’est, sur quels
postes précisément l’effort pèse, pourquoi c’est réaliste, et ce que nous ne
touchons pas. Chaque chiffre est sourcé — Bureau fédéral du Plan, Banque
nationale, Cour des comptes, OCDE, INAMI, SPF Finances. Quand une estimation
n’est pas validée officiellement, nous le disons.
Nous n’avons pas cherché le chiffre le plus spectaculaire. Nous avons cherché
le chiffre défendable.
Dix milliards existent. Ils ne sont pas dans la poche des gens : ils sont dans
les failles, les exemptions non évaluées et les recettes qu’on ne va pas
chercher.
François de Smet (député)
> Question: Quelle est l'identité de DéFI aujourd'hui par exemple vis-à-vis
du MR ou des Engagés?
Réponse: Considérez que nous sommes progressistes sur les valeurs (droits
humains, éthique, libértés publiques), soutenants de l'esprit d'entreprendre
sur le plan économique, car sans activité pas de matelas social possible,
attachés à la laïcité dont nous sommes les derniers à parler, attachés à la
bonne gouvernance que nous mettons en place dès que nous en avons les moyens
(décumul à Bruxelles) et farouchement opposés aux nationalistes qui sont en
train de détruire le pays".
> En Belgique, nous n'avons pas réellement de culture de prévention". Il est temps de changer de braquet, et d'investir pour sauver des vies, des vies en bonne santé - et accessoirement les finances publiques.
> Une bonne partie de la drogue - mais pas toute, c'est vrai - passe par le port d'Anvers. Et oui, il y a une forme de déni sur le sujet; et une inefficacité des contrôles des containers à risques.
● Danemark
♦ Venstre liberale parti
> La taxe de séjour est et restera une mauvaise idée. Nous le pensions déjà
l'an dernier, il y a deux mois, et nous le pensons toujours aujourd'hui.
> Il faut moins de règles ! Imaginez que vous venez de créer votre propre entreprise. Vous voulez créer quelque chose, attirer des clients dans votre magasin et peut-être embaucher du personnel. Mais vous perdez un temps fou avec des règles, des documents et des formalités administratives inutiles. Il faut s'enregistrer quelque part, remplir un formulaire ailleurs, et maintenant déclarer la TVA ailleurs et d'une autre manière. Et ainsi de suite. C'est pourquoi le Parti libéral souhaite instaurer un gel de la réglementation. À chaque nouvelle règle, une autre doit être supprimée. C'est un premier pas vers moins de règles et moins de paperasse.
> Les écoliers danois n'ont jamais obtenu de résultats aussi mauvais en lecture, en mathématiques et en sciences qu'actuellement. Nous devons prendre cela au sérieux ! Malheureusement, le gouvernement ne sélectionnera et ne soutiendra que 100 écoles où les élèves ont de faibles résultats en danois et en mathématiques. C'est une initiative louable, mais elle montre clairement que le gouvernement n'a pas saisi l'ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés. À Venstre, nous proposons un plan d'urgence pour nos écoles. Dès janvier 2027, nous allouerons un milliard de couronnes aux écoles, afin qu'elles puissent mieux prioriser la présence de deux adultes aux heures où elles estiment localement que le besoin est réel. De plus, nous allons nous attaquer de front à l'échec de l'inclusion scolaire. Ce qui a commencé avec les meilleures intentions s'est révélé être une bombe à retardement pour le professionnalisme et le bien-être dans les écoles. Par conséquent, nous allouerons des fonds, entre autres, pour des groupes plus restreints et des classes spécialisées dans les écoles publiques. Nous pensons également qu'il devrait être plus facile d'exclure les élèves qui perturbent constamment les cours. Nous avons besoin de plus de sérénité dans les classes et de redonner de l'autorité aux enseignants. Mais surtout, nous devons avoir confiance dans les écoles. Nous devons avoir confiance que les chefs d'établissement, les enseignants et les parents connaissent les besoins locaux. Il faut davantage de confiance et moins de gestion de la part de Christiansborg.
> L'inclusion a échoué ! Ce qui avait commencé avec les meilleures intentions s'est transformé en bombe à retardement pour le professionnalisme et le bien-être dans les écoles. Il nous faut absolument y remédier. Malheureusement, le gouvernement n'a aucune solution aux défis de l'inclusion. Au sein du Parti libéral, nous allouerons cinq milliards de couronnes par an aux écoles du pays, qui serviront notamment à financer des dispositifs de parrainage par deux adultes, des classes moins chargées et un meilleur accompagnement. Dès janvier 2027, une partie de ces fonds sera directement versée aux écoles. Car la situation est urgente. Les écoles ont un besoin urgent d'aide. Au sein du Parti libéral, nous mettrons tout en œuvre pour inverser cette tendance.
> Les résultats scolaires des élèves danois sont
historiquement mauvais. C'est une catastrophe qui exige une action urgente.
C'est pourquoi nous proposons un plan d'urgence pour les écoles, qui s'appuie
sur notre proposition d'écoles sous tutelle, privilégiant les solutions locales
et une gestion moins centralisée depuis Christiansborg. Nous voulons plus de
sérénité, plus de professionnalisme et plus d'adultes dans les classes.
Concrètement, nous proposons : Un milliard de couronnes à partir de janvier
2027 pour augmenter le nombre d'heures d'enseignement dispensées par deux
adultes en danois et en mathématiques. Cela devrait permettre un enseignement
plus serein et un meilleur accompagnement individualisé des élèves. Une remise
en question de l'inclusion scolaire défaillante. Davantage d'enfants doivent
recevoir l'aide dont ils ont besoin. Cela peut se faire, entre autres, par le
biais de groupes plus restreints et de classes spécialisées au sein des écoles
ordinaires. Plus de sérénité en classe et un retour à l'autorité pour les
enseignants. Il devrait être plus facile d'intervenir auprès des élèves qui
perturbent constamment l'enseignement. Le gouvernement se concentrera sur 100
écoles. Mais les problèmes ne se limitent pas à ces 100 écoles. Lorsque le
niveau scolaire des élèves chute aussi fortement, un effort bien plus important
s'impose. Et cela nous oblige à agir maintenant ! À Venstre, nous mettrons tout
en œuvre pour inverser cette tendance.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> Nous voterons contre cette loi électorale qui perpétue un paradigme vieux
de trente ans : des coalitions formées pour vaincre l’adversaire, non pour
gouverner. Nous en connaissons l’issue : chaque cycle électoral engendre
un populisme plus extrême que le précédent. Pendant ce temps, le pays reste
sans réponses concernant l’intelligence artificielle, la guerre, l’énergie,
l’inflation et la sécurité. Aujourd’hui, des avions de chasse italiens ont
abattu un drone russe au-dessus de la Lituanie. Le même jour où le vice-Premier
ministre Salvini rencontrait des hommes d’affaires russes, rencontre saluée par
l’ambassadeur, et alors même que nous avions la confirmation, publiquement, que
l’ancien Premier ministre Conte ne signerait pas d’accord prévoyant la livraison
d’armes à l’Ukraine, une loi qui prolonge le populisme binaire au lieu d’y
mettre fin. Et gouvernerez-vous ainsi ? En êtes-vous certain ?
> Aujourd'hui au Sénat, une énième journée de votes sur votes. Sur quoi ? Sur la loi électorale. Surréaliste. Je la considère erronée, mais disons-le clairement : si nous ne cessons pas ce théâtre, le risque est que les gens viennent nous chercher avec des faucilles. Et ils auraient même raison. Parce que le vrai problème n'est pas la loi électorale. C'est que l'on n'arrive à rien faire : on ne baisse pas le coût de l'énergie, on ne revient pas au nucléaire, on n'arrive plus à faire une visite médicale publique en des délais décents. Parce que personne ne semble plus capable de gouverner les problèmes réels du pays. Reconstruire un espace de sérieux, de compétence et de pragmatisme : voilà notre raison d'être.
> Trump était, est et sera toujours un atout pour Poutine. Kushner est son bras droit, avec des liens politiques et économiques dans le monde entier, y compris en Italie, et notamment dans le milieu politique italien. Si les démocraties n'apprennent pas à se prémunir contre les conflits d'intérêts, elles sont condamnées.
> Concernant le taux de natalité, deux faits sont incontestables. D'une part, les femmes et les hommes décident d'avoir des enfants de plus en plus tard, pour des raisons sociales et culturelles. D'autre part, fonder une famille est devenu beaucoup plus coûteux qu'auparavant. Par conséquent, si nous voulons réellement agir sur le taux de natalité, nous devons commencer par faciliter l'accès à la congélation d'ovocytes et à la procréation médicalement assistée. C'est le propre d'un État civilisé : soutenir et aider les familles, dans le respect de leur liberté et de leur autonomie.
> Une longue suite de mensonges et de propagande
pro-russe.
1) Les Ukrainiens défendent leur liberté non pas pour Biden ou Johnson, mais
pour eux-mêmes ;
2) depuis 2022, l’Ukraine a reconquis la moitié des territoires envahis par les
Russes ;
3) Zelensky propose une trêve inconditionnelle depuis un an, que Poutine n’a
aucune intention d’accepter.
En réalité, Conte, en tant que Premier ministre, ferait de l’Italie la
cinquième colonne de Poutine. Conte est plus dangereux que Meloni pour la
position internationale de l’Italie.
Le Parti démocrate, le Quatrième Parti et le Parti socialiste italien (AVS)
ferment les yeux, se rendant ainsi complices et coresponsables.
> En 1941, alors que l’Europe était en flammes et que les démocraties semblaient vaincues, des hommes au confino eurent le courage d’imaginer une Europe libre et unie. Ils n’attendirent pas des temps meilleurs. Ils ont regardé le désastre en face et ont choisi l’avenir malgré tout. Aujourd’hui, c’est à nous de faire de même. L’heure de l’Europe a sonné.
> L'Europe nous a épargnés des grandes crises de ce siècle : la politique du « quoi qu'il en coûte » de Mario Draghi lors de la crise de la dette souveraine de 2011 ; le NRRP et le plan SAFE pendant la pandémie ; le soutien à l'Ukraine après l'invasion russe. Autant d'exemples concrets qui montrent que nous n'aurions pas pu survivre à de telles crises en tant qu'États isolés. Et lorsque Salvini se réjouit de la victoire de l'AfD en Saxe, demandez-lui ce que les Allemands feraient aujourd'hui du mark face à la crise inflationniste qui nous menace. Mais cela ne suffit plus. L'Europe doit décider de devenir une grande puissance. Car face à de redoutables ennemis, intérieurs et extérieurs, qui veulent la détruire, nous avons besoin d'une Union forte, puissante et unie.
> Le prix des matières premières atteint un niveau record depuis 18 ans, et les coûts deviennent insoutenables. L'énergie coûte 350 €/MWh. Les ménages à faibles revenus risquent de subir une inflation de 10 %. Une taxe déguisée qui pèse sur les Italiens. Alors que le pays s'expose à une nouvelle crise économique, le Sénat se livre à une mascarade honteuse autour de la loi électorale. Assez de cette mascarade ! Si vous avez de véritables propositions pour remédier à cette situation d'urgence, présentez-les. Sinon, votons sans tarder.
> Azione est le parti qui enregistre la plus forte progression dans les sondages. Aborder des sujets concrets – énergie, santé, politique étrangère, taxes d'accise – plutôt que les lois électorales, les primaires et Ranucci est la bonne voie. Continuons.
> Nouveaux records pour le pétrole et
l'électricité.
Je rappelle qu’Azione a formulé des propositions concrètes pour remédier à ces
deux problèmes :
1) transférer une partie de la taxe d'accise des carburants vers les
cigarettes, les spiritueux et les jeux de hasard.
2) lancer des appels d'offres pour les concessions hydroélectriques, avec un
contrat bilatéral obligatoire.
Vérification préalable des coûts de Terna et d'Enel Distribuzione. Intervention
d'Arera en cas de manipulation des prix du marché.
Si le gouvernement de Giorgia Meloni ou les autres partis d'opposition
souhaitent aborder ce sujet, ils peuvent toujours compter sur notre
disponibilité.
> La perception des Européens correspond à la réalité. Nous avons besoin d'une Europe plus forte. Si elle n'est pas en marche, c'est par manque de leadership. Si rien ne change, le déclin de l'Europe est inévitable. C'est pourquoi Azione placera au cœur de sa campagne électorale la construction d'une Europe fédérale forte et indépendante, qui dynamise l'industrie, développe l'énergie nucléaire, crée une OTAN européenne, supprime le droit de veto et élit au suffrage direct le président de la Commission. Des objectifs que ni la droite ni la gauche italiennes ne sont actuellement capables d'atteindre.
> Nous soutenons pleinement l'arrêt des importations de produits en provenance des colons israéliens en Cisjordanie et la sanction des auteurs de violences et d'actes illégaux. L'initiative proposée par douze pays est essentielle, et il est incompréhensible que le gouvernement italien ne la soutienne pas.
> Que faut-il de plus pour nous convaincre que nous assistons à l'implosion de la civilisation occidentale ? Peut-on vraiment fermer les yeux et parler de primaires ou de droit électoral ? Il y a une sérieuse passivité entre la droite et la gauche, à laquelle Azione s'opposera lors des élections générales, avec un programme sérieux et pragmatique et une position claire pour la construction d'une Europe forte et fédérale.
> Ce que nous appelons la « marée noire », qui menace la civilisation européenne libérale et démocratique, trouve son origine dans des causes profondes qui se sont accumulées au fil du temps. Nous devons les comprendre si nous voulons préserver l'Europe et la liberté.
> Que faut-il de plus en Europe et dans le monde pour nous convaincre de la nécessité de construire un front pro-européen pour les États-Unis d'Europe ? Non pas un appel à la rhétorique, mais un programme ambitieux pour bâtir une Europe qui devienne enfin une grande puissance : armée, indépendante et dotée d'un gouvernement fédéral. Selon les sondages, la majorité des citoyens y sont favorables, mais ils finissent par voter pour des coalitions qui incluent des ennemis de l'Europe, des amis de Poutine et des pro-européens réticents. Les élections de 2027 doivent placer cette question au cœur du débat. Les médias et les politiciens feront tout pour détourner l'attention. Il appartient à l'opinion publique de se faire entendre et aux partis conscients du contexte historique actuel de proposer une alternative. Le retour du totalitarisme fasciste se combat en construisant l'Europe, et non en criant au loup dans certains pays. Les générations futures n'oublieront rien du reste. Le moment est venu : s'unir ou périr.
♦ Spazio pubblico
Pina Picierno (leader)
> Je vois que les trolls du régime s'agitent pas mal après la conférence sur
le Ventotene. Comme d'habitude, ils n'impressionnent personne, et surtout pas
moi. Essayez tout de même d'être un peu plus subtil ; vous êtes capable de
mieux.
> À Ventotene, personne ne décide qui peut y être. Surtout pas un régime. Nul ne peut décider qui peut être accueilli sur le sol européen ni qui peut ou non s'exprimer. C'est pourquoi je suis honoré et ravi de la participation du vice-président taïwanais, Hsiao Bi-Khim. La liberté de débat ne se négocie pas avec les autocraties. Et Ventotene, aujourd'hui plus que jamais, doit demeurer le lieu où la liberté et la démocratie sont défendues sans crainte.
> Aujourd'hui marque le début de la deuxième édition de la Conférence de Ventotene sur la démocratie et la liberté, qui est au cœur de mon engagement à bâtir un réseau de personnes libres et fortes. Elle découle d'une réflexion et d'un besoin : si les autarcie s'organisent comme des sociétés par actions, alors les démocrates ont besoin d'un réseau soudé pour débattre, étudier et orienter les opinions et les choix dans une direction libérale et démocratique. De l'Indo-Pacifique à l'Europe, en passant par le Moyen-Orient et l'Amérique du Sud, des dissidents et des militants du monde entier se joindront à nous pour animer ces journées intenses et importantes. Je prends un instant pour respirer, admirer la beauté de cette première journée et, comme toujours, remercier Ventotene, lieu où les luttes pour la liberté et l'intégration peuvent le mieux s'exprimer, carrefour moral et géographique pour une Europe qui aspire à s'ouvrir au monde, soutenant celles et ceux qui font de ces luttes leur raison de vivre. Pour celles et ceux qui croient en l'Europe et qui luttent pour défendre la démocratie, le moment est venu d'agir, de tisser des réseaux, de renforcer la solidarité, de se former et de développer un soutien commun. La conférence Ventotene réunit tous ces éléments, et j'ai hâte d'y être !
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> Les Pays-Bas doivent repartir de l'avant. C'est pourquoi nous souhaitons
des avancées significatives sur des thèmes qui ont trop peu évolué ces
dernières années.
> L’Arctique revêt une importance stratégique croissante pour notre sécurité. Avec divers pays concernés, nous nous attachons déjà à renforcer notre présence maritime par le biais d’exercices et d’opérations conjoints. Par ailleurs, de concert avec d’autres partenaires internationaux, nous appelons aujourd’hui à une approche et à une action plus coordonnées en Europe.
> Les jeunes sont un interlocuteur essentiel pour le gouvernement. Après tout, nombre de sujets concernent leur avenir. J'ai discuté aujourd'hui avec les représentants néerlandais de la jeunesse auprès des Nations Unies. Nous avons abordé divers thèmes qui seront traités à l'Assemblée générale des Nations Unies la semaine prochaine, tels que la paix et la sécurité, l'état de droit international et le changement climatique. J'ai reçu le manifeste « Au cœur de la tempête » d'Emma et Niels. Un titre particulièrement pertinent, car nous vivons une période de fortes turbulences. J'adhère pleinement au message important qui se dégage de ce manifeste : la paix et la sécurité englobent également la sécurité économique, la santé mentale et la sécurité numérique. Je porterai leurs sages paroles avec moi lors de mon voyage à New York la semaine prochaine.
> Afin d'accroître rapidement la capacité du réseau, nous présentons aujourd'hui une loi d'urgence pour lutter contre sa congestion et réduire considérablement les délais de construction des nouveaux raccordements. Ce faisant, nous accélérons la procédure d'autorisation et simplifions les règles de dépôt des objections. La lutte contre la congestion du réseau est une priorité absolue depuis l'entrée en fonction du gouvernement, et nous allons véritablement intensifier nos efforts dans ce domaine au cours des prochaines semaines.
> Il y a vingt-cinq ans aujourd'hui, les États-Unis étaient frappés par le plus grand attentat terroriste jamais perpétré sur leur sol. Les images de deux avions s'écrasant contre les tours jumelles à New York restent, chaque fois, aussi glaçantes qu'irréelles. Un autre avion s'est écrasé sur le Pentagone ; un quatrième s'est abîmé dans un champ en Pennsylvanie grâce à l'héroïsme de ses passagers. Près de trois mille victimes innocentes ont perdu la vie ce jour-là. Le monde était sous le choc et ne s'en est jamais remis. Aujourd'hui, nous commémorons les victimes de cet attentat abominable. Comme alors, aux côtés de tous nos alliés, nous restons fermes dans notre défense de la sécurité, de la liberté et de la démocratie. Car le terrorisme ne doit jamais triompher.
> La résilience de la Moldavie face à la menace russe persistante est impressionnante. Les Pays-Bas se tiennent donc aux côtés de la Moldavie et continuent de l'aider à renforcer sa résilience face aux menaces hybrides et cybernétiques. J'ai insisté sur ce point ce matin lors d'un entretien avec le Premier ministre récemment nommé, M. Vasile Tofan. Ce qui a rendu cette conversation d'autant plus particulière, c'est que nous l'avons menée en néerlandais. Après tout, M. Tofan a étudié et travaillé ici. Nous avons également évoqué les mesures positives prises par son pays, indispensables à son adhésion future à l'UE. Nous soutenons la Moldavie sur cette voie. Nous entrevoyons par ailleurs de nombreuses opportunités de renforcer nos liens économiques.
> Étape historique pour ASML et pour les Pays-Bas. Face à l'expansion significative du secteur mondial des semi-conducteurs dans les années à venir, il est essentiel qu'ASML aux Pays-Bas puisse poursuivre son développement et rester compétitive à l'échelle internationale. C'est pourquoi l'annonce, faite aujourd'hui de la construction d'un nouveau campus ASML est une excellente nouvelle. Grâce aux investissements du gouvernement central, de la province du Brabant-Septentrional et de la région Brainport, ASML pourra ainsi conserver sa position de leader. De plus, ce nouveau campus offrira des espaces pour employer 20 000 personnes et créera d'innombrables emplois pour les PME de la région. Enfin, dans un monde en pleine mutation, il est crucial de réduire sa dépendance vis-à-vis des autres pays. Aujourd'hui à Eindhoven, les bases de l'innovation de demain ont été posées. Et par là même, celles de l'avenir des Pays-Bas et de l'Europe.
> La venue du Premier ministre Jonas Gahr Store aux Pays-Bas durant cette période de deuil national en Norvège témoigne de la force et de la profondeur de nos liens. Nous chérissons ces liens et les renforçons aujourd'hui par la signature d'un partenariat stratégique. Dans un contexte géopolitique incertain, une coopération encore plus étroite entre puissances moyennes stables et partageant les mêmes valeurs, telles que la Norvège et les Pays-Bas, est essentielle. Alliés fidèles depuis de nombreuses années, nous sommes unis par des valeurs et des intérêts communs. Ensemble, nous défendons la résilience européenne au sens le plus large du terme, qu'il s'agisse de l'énergie et du climat, de notre capacité de production industrielle, du soutien considérable que nous apportons à l'Ukraine ou de la protection contre la menace russe croissante en mer du Nord et dans l'Arctique, entre autres. De tels accords sont cruciaux pour notre prospérité commune, notre indépendance économique et notre sécurité dans un monde de plus en plus instable.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Assez de ces publicités pour l'alcool qui s'immiscent entre les matchs
de foot, les séries télé et les repas de famille ! 61 % des Polonais
souhaitent une interdiction totale de la publicité pour l'alcool, y compris la
bière. 59 % veulent une mise en œuvre rapide. Polska 2050 défend la santé
et la sécurité des Polonais, et non les stratégies marketing de l'industrie de
l'alcool. Stop à la publicité complaisante pour l'alcool ! On passe à
l'action !
> La détermination de la Polska 2050, conjuguée à une excellente coopération avec ses partenaires de coalition, a permis l'adoption en deuxième lecture du projet de loi anti-alcool ! Nous n'avons pas baissé les bras. Nous avons fusionné le projet de loi avec la gauche, affiné les dispositions réglementaires et, aujourd'hui, nous nous rapprochons encore un peu plus de la mise en œuvre de règles strictes pour protéger la santé des Polonais. Voilà ce que fait une bonne coalition : coopération, concentration et progrès !
> La voix des résidents est de nouveau entendue sur la loi relative aux locations de courte durée. C'est un résultat de l'initiative Polska 2050 ! L'amendement apporté par le gouvernement répond à notre principale revendication : les résidents doivent avoir leur mot à dire sur ce qui se passe dans leurs appartements. Nous soumettons de nouveaux amendements afin que ces droits ne restent pas lettre morte : Les membres de la coopérative prendront leurs décisions à la majorité des voix des membres présents à l'assemblée générale, et non plus à l'unanimité ; La création de zones sans location de longue durée sera autorisée à partir de 2028. Nos amendements seront soumis au vote en commission jeudi. Nous ne baissons pas les bras !
> Crier, quitter l'hémicycle et tenter de perturber le quorum : voilà comment le PiS réagit lorsqu'on essaie de réformer le Tribunal constitutionnel. Et ensuite, il se permet de donner des leçons à tout le monde sur le dialogue et les obligations.
> Poutine a envahi l'Ukraine. L'Ukraine se défend. Et le chef de l'AfD veut faire payer… l'Ukraine ! C'est comme si IKEA devait rembourser Berkowicz pour la poêle volée.
> Le terrorisme de Poutine frappe déjà directement à la porte de l'Union européenne et de l'OTAN. Nous ne nous laisserons pas intimider : nos alliances sont notre rempart.
> KPO a insufflé une dynamique de développement historique à toute la Pologne ! Nous transformons ces fonds en bénéfices concrets : une croissance du PIB de 1,5 %, des transports régionaux modernes et un avenir énergétique sûr. Nous démontrons comment gérer efficacement des milliards au profit de chaque citoyen.
> Vous croyez que le Polexit est un conte de fées ? Voyez à quel point nous sommes proches du scénario de Moscou. « Le Sénat est l’institution qui peut bloquer les référendums potentiels du président », rappelle le vice-président de la Chambre. C’est pourquoi l’extrême droite s’efforce de conclure un pacte, dans le seul but d’obtenir la majorité et d’ouvrir la voie à un référendum sur l’UE. En 2027, nous n’aurons plus droit à l’erreur. Nous ne pouvons pas permettre à des voyous pro-russes de reproduire le Brexit.
> Voilà le vrai visage de l'extrême droite, qui réclame si fort la souveraineté. Parler publiquement de la création de corridors de transport russes à travers notre pays est un affront honteux à la raison d'État polonaise. Ce que font les entourages de Braun et Korwin, c'est promouvoir systématiquement la propagande du Kremlin.
> Polska 2050 est un parti qui agit concrètement. Nous créons les projets que les Polonais attendent. Nous transformons les paroles en actes – la preuve : Écoles sans smartphones : critiquées de toutes parts il y a un an, elles sont aujourd’hui une réalité. Les élèves ont déconnecté depuis le 1er septembre ! 100 % du Programme national de logement (KPO) a été utilisé – l’équipe de la ministre Kpelczynska a fait un travail formidable. Nous sommes sur le podium européen ! Numérisation : 540 000 foyers supplémentaires bénéficient d’Internet haut débit grâce au KPO. Des mesures concrètes pour le marché du logement : nous avons contraint les promoteurs à publier leurs prix et bloqué les prêts hypothécaires à taux zéro. Car Polska 2050 est la voix du peuple au gouvernement.
> Les partisans de Braun ont-ils plagié le programme électoral de feu Kononowicz ? L’UE est mauvaise, l’OTAN est mauvaise, les bases américaines sont mauvaises. Donc, selon eux : « il n’y aura rien ». Désarmer la Pologne et nous marginaliser en Occident est un chemin assuré vers le désastre. Du poutinisme pur et simple déguisé en patriotisme.
> Soyons clairs : quiconque en Pologne se réjouit du succès de l’AfD allemande ne souhaite pas le bien de notre pays. Point final. Si Niklas Frank, fils du criminel nazi Hans Frank, avertit ouvertement que son père aurait fait carrière au sein de l’AfD aujourd’hui, il n’y a plus lieu de se faire d’illusions. La dirigeante de ce parti, Alice Weidel, exige actuellement l’arrêt de l’aide à l’Ukraine, la levée des sanctions contre la Russie et la reprise des accords énergétiques avec Poutine. À cela s’ajoute la relativisation des crimes et la remise en question de nos frontières. Coïncidence ? Ou simplement un retour au discours de haine et aux zones d’influence utilisés par son grand-père ? Le nationalisme extrême au-delà de nos frontières occidentales ne nous a jamais rien apporté de bon. L’AfD est une menace pour la Pologne.
> Kaczyński annonce l'opération « Réveil » ! L'homme qui a dormi pendant l'instauration de la loi martiale et qui dort maintenant pendant les sessions de la Diète a décidé de devenir un réveil. Remarquable !
> Le père Jerzy Popiełuszko aurait pu fuir le régime communiste. Il est resté et l'a payé de sa vie. Romanowski a quitté la Pologne démocratique pour échapper à la justice. Les comparer est tout simplement répugnant.
> Plusieurs messages publiés l'an dernier par Hans-Thomas Tillschneider, l'un des dirigeants de l'AfD en Saxe-Anhalt. La Pologne « l'agace », représente « une menace plus grande que la Russie » et met en péril la prospérité allemande. Ne nous faisons pas d'illusions : l'AfD n'est pas une amie de la Pologne.
♦ Unia Centrum
> La démocratie ne se résume pas au jour des élections. Elle repose sur
la responsabilité quotidienne envers l'État, la liberté d'expression, le droit
au désaccord et la garantie que les questions les plus importantes de la
Pologne soient débattues de manière ouverte et transparente. Aujourd'hui, ces
mots prennent une signification particulière. Le 15 septembre, nous célébrons
la Journée internationale de la démocratie, et une nouvelle session de la Diète
de la République de Pologne s'est ouverte ce même jour. Ce n'est pas un hasard
si c'est en ce lieu et en ce jour que nous pouvons nous rappeler avec autant de
force ce que signifie la démocratie en pratique. La Diète est le cœur de la
démocratie parlementaire. C'est là que se réunissent les représentants élus par
les citoyens. C'est là que s'affrontent différentes visions de la Pologne, que
des questions difficiles sont posées, que des débats ont lieu et que des
décisions concernant notre vie commune sont prises. Les désaccords politiques
font partie intégrante de la démocratie. Les divergences d'opinions aussi.
Cependant, l'essentiel est que la Constitution, l'État de droit, le respect des
citoyens et la responsabilité envers la République de Pologne transcendent les
clivages politiques. Ce sont des choses que certains semblent de plus en plus
oublier. La séance d'aujourd'hui à la Diète (Sejm) est bien plus qu'une simple
formalité parlementaire. Elle nous rappelle que la démocratie est bien présente
– dans l'hémicycle, au sein des commissions, lors des débats publics, mais
surtout grâce aux citoyens qui confient un mandat à leurs représentants. En
cette Journée internationale de la démocratie, souvenons-nous : la démocratie
n'est pas un acquis. Nous devons la cultiver, la renforcer et démontrer chaque
jour que les différences peuvent être source de débat, et non de division, et
donc de destruction de la communauté. Que la démocratie polonaise soit forte
grâce au débat, à la responsabilité et au respect de chaque citoyen.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Ouverture des sessions parlementaires: L'IL présentera plusieurs réformes
afin d'apporter des solutions aux problèmes urgents auxquels le pays est
confronté, et ce, malgré l'opposition de la majorité des « empathes »
qui bloquent le Portugal.
> L'Initiative libérale propose que le Portugal vote le 6 octobre en faveur de l'autorisation du niveau 2 (conduite entièrement autonome supervisée) au sein de l'Union européenne. Cette proposition requiert les votes de 15 des 27 États membres et de 65 % de la population. Si elle est adoptée, elle s'appliquera à l'ensemble de l'UE, y compris au Portugal. En cas de rejet, l'homologation néerlandaise expirera, entraînant la caducité de toutes les homologations nationales. Retarder l'avènement de cette nouvelle ère compromet l'amélioration de la qualité de vie, la réduction significative des accidents de la route, véritable fléau au Portugal, et freine la prospérité des pays européens.
> Il y a vingt-cinq ans, le monde s'est arrêté. Le monde a changé. Nous avons perdu notre liberté, une liberté que nous n'avons jamais retrouvée. Nous nous souvenons tous où nous étions et ce que nous faisions lorsque nous avons vu les Tours Jumelles s'effondrer. Vingt-cinq ans plus tard, nous en ressentons encore le poids. Ce jour-là, plus de 3 000 personnes ont péri. L'attaque terroriste islamiste ne visait pas seulement ces personnes, ni seulement New York ou les États-Unis, mais le monde ouvert et libre. C'est ce même poids que nous ressentons chaque fois qu'une attaque terroriste contraint la société à se replier sur elle-même. La réponse demeure la même : ne cédez pas. Ne cédez pas à la peur, ne cédez pas à la barbarie et ne renoncez à aucune des libertés qu'ils ont tenté d'anéantir. Aujourd'hui, demain, toujours.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Les violences que nous constatons aujourd'hui sur la place de la Victoire
sont extrêmement graves. Je condamne fermement de tels actes et toute tentative
de transformer une manifestation légitime en affrontements de rue. Les
attaques, les agressions et les actes de vandalisme sont inacceptables et
doivent être sévèrement punis, conformément à la loi. Aucune insatisfaction ne
saurait justifier un tel comportement et la mise en danger d'autrui. Tout aussi
graves et condamnables sont l'incitation à la violence et la tentative de
politiciens irresponsables d'attiser artificiellement les tensions sociales
afin de détourner un rassemblement légitime fondé sur une insatisfaction
légitime. Dans une société démocratique, manifester est une forme de liberté,
non d'intimidation. Les manifestations font partie des droits civiques garantis
et respectés dans toutes les démocraties. La liberté d'expression, y compris le
mécontentement face à certaines décisions des pouvoirs publics, est garantie
par la Constitution, à condition que les manifestations soient organisées et se
déroulent pacifiquement. Le contexte social, économique et politique difficile
est bien réel et a engendré de nombreuses frustrations justifiées au sein de
notre société. Cependant, la violence n'a jamais été et ne sera jamais une
solution. Malheureusement, nous constatons que le discours de haine, de plus en
plus répandu dans l'espace public, notamment en ligne, a des conséquences
dramatiques et engendre des actes regrettables. J'en appelle à la raison et à
la responsabilité. Seul le dialogue peut apporter des solutions.
> La visite de l'escadre aérienne de Laponie, en marge du Sommet européen sur l'Arctique, m'a permis de constater concrètement ce que signifie défendre le flanc nord de l'OTAN. J'ai été très touché par l'accueil chaleureux et le professionnalisme de l'armée de l'air finlandaise. Les bases aériennes de Rovaniemi et de Roumanie sont situées aux extrémités opposées du même flanc, mais nos destins convergent. Cette base sera la première en Finlande à accueillir des F-35. La Roumanie suit la même voie, en passant progressivement, dans les années à venir, des F-16 aux F-35. Nous avons beaucoup à apprendre l'un de l'autre, de la formation des pilotes aux infrastructures des bases aériennes, en passant par la maintenance et la production industrielle. La Roumanie souhaite approfondir cette coopération. La puissance aérienne est l'une des expressions les plus claires de la solidarité européenne et alliée, de l'Arctique à la mer Noire.
> J'ai eu aujourd'hui une réunion fructueuse avec le chancelier fédéral allemand, Friedrich Merz, à Rovaniemi, en marge du Sommet européen consacré à la région arctique. Cet échange ouvert et cordial a réaffirmé la solidité des relations entre la Roumanie et l'Allemagne et nous a permis d'explorer des pistes concrètes pour approfondir notre partenariat. Nous avons passé en revue les priorités de l'agenda européen pour la période à venir, notamment la négociation du futur cadre financier pluriannuel. La Roumanie soutient l'adoption d'un budget européen ambitieux, le maintien d'une politique de cohésion robuste et un financement adéquat de l'agriculture. Sur le plan de la sécurité, j'ai souligné qu'il est essentiel de renforcer le flanc oriental de l'OTAN face aux menaces émanant de la Fédération de Russie, notamment les incursions de drones dans l'espace aérien allié. Je salue le soutien de l'Allemagne au renforcement de la dissuasion et de la posture de défense alliées dans notre région. Nous avons également évoqué l'important potentiel de coopération entre les industries de défense roumaine et allemande, en matière d'investissement, de production conjointe et de transfert de technologies. Enfin, nous avons abordé le processus d'élargissement de l'UE, un investissement stratégique pour la sécurité du continent, en accordant une attention particulière aux progrès accomplis par la République de Moldavie, dont nous avons souligné qu'il fallait soutenir fermement les progrès, notamment en ce qui concerne l'ouverture rapide de tous les groupes de négociation.
> Aujourd'hui, je me suis entretenu avec Hadja Lahbib, commissaire européenne à l'égalité, à la préparation et à la gestion des crises, afin d'évoquer les moyens de mieux préparer la Roumanie et l'Europe aux situations de crise. Dans un contexte sécuritaire de plus en plus difficile, la résilience signifie avant tout être capable de protéger les populations et d'intervenir rapidement en cas de besoin. La Roumanie est un partenaire de confiance de l'Union européenne dans la réponse commune aux crises. Au cours de notre entretien, j'ai reçu la lettre de remerciement de la commissaire européenne pour le soutien apporté aux opérations d'évacuation sanitaire. Plus de 180 patients ont été évacués vers des pays européens et 57 enfants de la bande de Gaza ont reçu des soins médicaux. Actuellement, cinq enfants de Gaza sont soignés en Roumanie et en Belgique. La solidarité européenne, c'est avant tout être présent quand les gens ont besoin de nous.
● Suède
♦ Liberalerna
> La Suède chute
brutalement dans le classement Pisa 2025. Un jeune Suédois de 15 ans sur trois
ne sait pas lire correctement. Parallèlement, un déclin international
généralisé est constaté. Tous les pays nordiques reculent et 22 des 26 pays de
l'UE voient leurs résultats se détériorer.
L'OCDE souligne, entre autres, l'évolution des habitudes de lecture,
l'essor des téléphones portables et les difficultés accrues de persévérance.
Durant son mandat, le gouvernement libéral a amorcé une transition des écrans
vers les cahiers, notamment par l'instauration de journées scolaires sans
téléphone portable, l'augmentation du nombre de manuels scolaires et la mise en
place d'écoles maternelles sans écrans.
Lors d'une conférence de presse aujourd'hui, les libéraux présentent la
prochaine étape : l'arrêt des ordinateurs personnels et des iPads, ces
prétendues solutions « un élève, un ordinateur », où les élèves
reçoivent leur propre ordinateur ou tablette à utiliser librement.
Nous vivons une pandémie des écrans. Alors que les enfants passent déjà une
grande partie de leur temps quotidien devant des écrans, l'école doit servir de
contrepoids, affirme Simona Mohamsson, chef du Parti libéral.
Les Libéraux indiquent également que le parti prend l'initiative
d'organiser des discussions entre les chefs de groupe au sein de la commission
de l'éducation du Riksdag en réponse aux résultats du PISA.
Il est absurde de constater l'usage que les enfants et les jeunes font des
écrans et de leur en proposer un autre à utiliser librement. Il est désormais
essentiel de définir une orientation claire, déclare Joar Forssell, président
de la commission de l'éducation.
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de
l’Education)
> J'ai fait campagne pour de meilleures écoles et un gouvernement de
coalition. Avec votre aide, ce sera mon unique priorité pour les quatre
prochaines années.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.