Voici une sélection, ce 4 octobre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Blocage des lycées] Les forces de l’ordre de la République ne répriment
pas la jeunesse mais protègent et encadrent les élèves et étudiants qui veulent
porter pacifiquement leurs revendications. Elles interviennent en revanche avec
fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions
commises par les fauteurs de troubles et ce avec proportionnalité sous le
contrôle de leur hiérarchie, et le cas échéant de la Justice. Face à des
accusations graves et sans fondement d’interventions soit disant brutales et
disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre « les jeunes
racisés issus des quartiers populaires », je veux évidemment m’inscrire en
faux et à nouveau apporter tout mon soutien aux forces de sécurité intérieure
que je dirige et les remercier pour leur engagement sans faille ces jours
derniers dans le cadre du mouvement lycéen et pour les jours à venir. Elles
méritent autre chose que ce genre de communication accusatoire totalement
déconnectée du monde réel. C’est très grave et très inquiétant.
> Bien qu’étant retenu à Paris en raison de
l’actualité, j’ai tenu à m’exprimer à distance devant les sapeurs-pompiers
réunis pour le 1er Mondial Secours et protection organisé par la Fédération
nationale des sapeurs-pompiers de France. L’occasion pour moi de revenir sur
l’urgence qu’il y’a à moderniser notre sécurité civile, après l’été très
difficile que nous avons traversé. Un projet de loi de modernisation et de
programmation va être présenté par le Gouvernement. Il traduit un effort très
significatif pour la Sécurité civile, et en premier lieu pour les services
d’incendie et de secours. Ceux-ci seront -et de très loin- les premiers
bénéficiaires des moyens supplémentaires dégagés dans le projet de loi de
finances pour 2027. Des mesures chocs y sont introduites:
- 200 millions d’euros supplémentaires sont alloués à la sécurité civile en
2027, dans le cadre d’un plan pluriannuel de 1 milliard d’euros.
- la capacité de location de moyens aériens est doublée.
Tant dans son volet normatif que dans son volet budgétaire, ce projet a
vocation à évoluer encore, notamment à la faveur de la discussion
parlementaire. Par ailleurs, de nombreuses préoccupations exprimées par les
sapeurs-pompiers et leurs représentants peuvent être réglées au plan
réglementaire, sans passer par la loi. Dès la semaine prochaine, nous sommes
prêts à y travailler, car il y a urgence.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> Avec mon homologue saoudien, nous avons échangé sur la poursuite de la
coopération de défense entre nos deux pays, notamment pour protéger les
installations énergétiques de Yanbu. Nous partageons l’objectif d’assurer la
sécurité de cette voie majeure d’approvisionnement que constitue la mer rouge.
Nous sommes aux côtés de notre partenaire saoudien, dans une posture
exclusivement défensive et avec le souci constant de préserver la paix et la
stabilité régionale.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> [Blocage des lycées] Le calme doit impérativement revenir dans les lycées
et les universités. Oui, le droit de manifester est inaliénable. Mais les
violences sont inexcusables et l'instrumentalisation cynique de la jeunesse à
des fins politiques est irresponsable. Pour autant, on aurait tort de laisser
les images terribles et consternantes d'un lycée en feu éclipser les
inquiétudes profondes et les aspirations légitimes de la jeunesse de France.
Vivre sur une planète habitable, dans un pays qui se sera adapté aux conséquences
dévastatrice du changement climatique. Libérée du boulet de la triple dette
financière, écologique et technologique. Assurée de pouvoir diriger sa vie et
réaliser ses rêves. Toutes celles et ceux qui entendent solliciter le suffrage
des Français devront garantir qu'aucune de leurs propositions ne pénalise la
jeunesse et ne creuse plus encore le fossé entre des générations qu'il est
urgent de réconcilier.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Blocage des lycées] Il suffit de regarder les vidéos qui sont passées à
la télé. Moi, j'ai envie qu'on écoute les lycéens et ce qu'ils ont à dire et à
revendiquer. C'est ce que va faire Édouard Geffray, ce qu'il fait depuis le
début de la semaine et aujourd'hui il les reçoit au ministère avec les
familles. C'est très important de pouvoir écouter les revendications des
lycéens, mais ce que fait LFI est complètement irresponsable…
Je considère que toutes les revendications des jeunes sont de base légitimes.
Donc il faut les écouter. Je travaille beaucoup avec les jeunes sur la santé,
les étudiants en santé pour améliorer notre système de santé de demain. Quand
des jeunes vous disent des choses, il faut les entendre. Maintenant, que des
parlementaires, que des politiques allument la flamme, il y a eu plus de 200
blessés hier. On se rend compte. J'ai un proviseur dans l'agglomération
orléanaise d'où je suis qui a été frappé au ventre. Je trouve ça choquant et
pas responsable. »
> [Taxe sucre] C'est une taxe proportionnelle,
c'est-à-dire plus il y aura de sucre dans les gâteaux, dans les bonbons, plus il y aura de
taxe. Mais s'il y a moins de sucre, il y a moins de taxe. L'objectif de cette
taxe n'est pas de mettre une taxe. L'objectif, c'est un objectif de santé
publique. Il y a un adulte sur deux qui est en surpoids ou en obésité. 80 % de
nos enfants mangent trop de sucre par jour.
On sait que ça a des conséquences sur la santé : la maladie du diabète,
l'obésité bien sûr, mais aussi des maladies du cœur, des vaisseaux et certains
cancers. Donc nous avons à prendre conscience collectivement. L'objectif de
cette taxe est de dire aux industriels : diminuez la consommation de sucre dans
ces gâteaux ou bonbons qui sont emballés avec des additifs rajoutés, et il n'y
aura pas de taxe ou beaucoup moins. (…)
Depuis 2012, il y a une taxe soda. Dans les années qui ont suivi, les boissons
sucrées ont diminué leur quantité de sucre entre 6 et 17 % selon les boissons.
Donc ça marche. Ce qu'on dit, c'est : vous êtes industriel, vous avez en main
aussi la santé de demain de nos enfants. (…)
L'objectif de cette taxe est vraiment de parler aux industriels, de leur dire :
diminuez vos recettes, changez vos recettes. Ça a été fait pour le soda, vous
pouvez le faire aussi pour ces produits. (…)
Je ne veux stigmatiser personne, mais ce qui est dans la loi et dans la taxe,
c'est du sucre avec des additifs et de l'emballage. (…)
Si vous avez des produits qui ne contiennent que du sucre, ils ne seront pas
taxés. Si vous avez des produits sucrés plus des additifs et qui sont emballés,
ceux-là seront taxés.
> [Arrêts maladie] On a fait avec mon collègue
Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, un pacte arrêt maladie de 2
milliards d'économies. D'abord, on s'attaque aux arrêts maladie courts et j'ai
publié un décret pour lutter contre l'abus des arrêts maladie, ces personnes
qui peuvent voir cinq médecins en 2 mois pour avoir des petits arrêts maladie.
Donc ça, on a renforcé les sanctions et l'Assurance maladie va plus
contrôler.
Ensuite, on a proposé des mesures avec Jean-Pierre Farandou sur la prévention
au travail, mais aussi sur la prise en charge de ces personnes qui ont des
arrêts maladie parfois très longs et qui pour autant ne consultent pas des
professionnels, ne sont pas prises en charge pour leur santé. Donc ce que nous
disons, c'est : nous allons diminuer ces arrêts maladie longue durée, mais nous
allons proposer des parcours de santé pour aller mieux.
Et puis il y a un sujet qui permet aussi d'améliorer la relation : si on
améliore la relation entre le médecin du travail, le médecin généraliste et le
médecin de la Sécu, eh bien on arrive à prendre en charge correctement la
personne en étant plus accompagnant de cette personne. […)
Il y a des sanctions financières quand un abus est constaté, des sanctions
financières que nous aggravons dans le décret que j'ai pu sortir. (…) Très
souvent, c'est le fait de déjà rembourser les indemnités qui ont été versées,
et il peut y avoir des amendes supplémentaires en fonction de l'abus qui est
constaté.
> [3 milliards d'économies sur les médicaments] Il
y a plusieurs mesures. Il y a des mesures que j'ai prises cet été qui
effectivement disent que l'Assurance maladie remboursera moins des médicaments
qui sont un peu moins efficaces. Ça, c'est la Haute Autorité de santé qui le
dit, et dans ces cas-là, c'est la complémentaire qui prend en charge ce
financement.
Et puis il y a la contribution des laboratoires pharmaceutiques. Ça, c'est dans
le budget de la Sécu, et cette contribution est de 3 milliards. C'est une sorte
de contribution des industriels pharmaceutiques, équivalente à ce qui était
demandé l'année dernière aux laboratoires pharmaceutiques. »
> [Budget de la Sécurité sociale] Le budget de la
Sécurité sociale, certes on va diviser le déficit par deux, mais on a un budget
de la Sécurité sociale en augmentation pour l'Assurance maladie. C'est 6
milliards de plus de dépenses de santé en 2027 dans ce budget. 6 milliards qui
vont permettre d'investir dans les hôpitaux, d'investir pour le changement
climatique, de permettre d'avoir des tarifs qui permettent de ne pas fermer des
hôpitaux.
Ce sont des mesures pour l'accès aux soins, pour la prévention, pour la
protection de la santé des enfants. C'est ça qu'il y a dans le budget de la
Sécurité sociale. Le budget de la Sécurité sociale est en augmentation
au-dessus de l'inflation. (…)
Il y a des choix qui ont été faits et des priorités qui ont été données pour
l'hôpital. C'est plus de 3 % d'augmentation, donc bien au-delà de l'inflation
pour 2027.
> On a deux financeurs qui nous permettent d'être
un des pays où le reste à payer pour les Français pour leur santé est le plus
bas : l'Assurance maladie obligatoire et les complémentaires. Plus de 97 % des
Français ont une complémentaire. Dans ces cas-là, les prises en charge se font.
Donc nous sommes en train de travailler dans ce cas précis.
Nous sommes dans un pays qui protège vraiment le mieux, un des pays les mieux
protégés au monde, et c'est pour ça que nous faisons d'ailleurs ces efforts qui
sont proposés dans le budget pour pouvoir continuer à bien protéger les
Français. »
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Sur le budget, l’immobilisme n’est pas une option : ce serait le
décrochage. Nous devons engager des économies sérieuses aujourd’hui pour éviter
des coupes brutales demain. Les partis qui ont le sens de l’État savent que
nous devons trouver, ensemble, les solutions nécessaires pour stabiliser nos
finances publiques.
> LFI jette de l’huile sur le feu, les agents publics en paient le prix. Bien à l’abri, certains font campagne pendant que d’autres sont en première ligne, exposés aux conséquences de leur instrumentalisation. Tout mon soutien aux agents mobilisés.
> Nous poursuivons la transparence sur les recettes fiscales liées aux carburants. Au 30 septembre, les recettes carburants affichent une moins-value de 383 millions d'euros par rapport à la même période l'an dernier (798 M€ de TVA nette, -1 181 M€ d'accises). Il n'y a pas et n'y a jamais eu de cagnotte.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> [Loi intégrale sur les violences sexuelles] Bétharram. Mazan. Le
Scouarnec. Lyhanna. Une accumulation. Presque une suffocation. L’examen de la
loi intégrale a commencé à l’Assemblée nationale. La société a ouvert les yeux.
À nous désormais d’être à la hauteur.
> [Loi intégrale sur les violences sexuelles] Une
onde de choc traverse notre société par l’accumulation des révélations, leur
ampleur, leur caractère systémique. Le drame de Lyhanna révèle une brèche
supplémentaire : c’était évitable. Cette enfant n’aurait pas dû subir de
violences sexuelles, ni être assassinée, si l’ensemble du système avait
fonctionné comme il aurait dû. Les ministères de la Justice et de l’Intérieur
ont, dans la foulée, diligenté des inspections et des recensements qui ont mis
en lumière l’ampleur des dysfonctionnements, dont nous tirons les enseignements
dans la loi intégrale. En garantissant un délai maximal de trois mois pour
réaliser les actes d’enquête nécessaires, dès lors qu’une plainte est
enregistrée. C’est-à-dire : audition des victimes présumées, des mis en
cause, des entourages, expertise psychologique ou médicale… Tout cela encadré
par des professionnels dûment formés pour le faire, dans des salles d’audition
spécifiques où l’on recueille et filme la parole des enfants pour lire leur
comportement. (…)
Il faut se mettre à la place d’une mère qui arrive à croire la parole de son
enfant. Dans neuf cas sur dix, les violences sexuelles ont lieu dans
l’entourage familial proche : le père, l’oncle, le grand-père. Or
jusqu’ici, une mère qui refuse que son enfant soit hébergé chez son père après
un dépôt de plainte qui n’est pas encore instruit prend le risque de poursuites
judiciaires ! Le principe de précaution doit s’appliquer : la mère
protégeant son enfant primera sur l’accusation de non-présentation de l’enfant.
(…)
Une loi sans moyens serait une promesse sans effet. En 2026, nous consacrons
1,5 milliard d’euros à la lutte contre les violences faites aux femmes et
2,6 milliards d’euros à la protection de l’enfance. Avec le Premier
ministre, nous considérons que c’est un socle en dessous duquel il est
inenvisageable de descendre. Et nous allons continuer à augmenter ces moyens.
Nous avons annoncé pour l’année prochaine la création de postes supplémentaires
qui renforceront la lutte contre les violences sexuelles et
intrafamiliales : 300 magistrats, 300 greffiers, 700 enquêteurs et 50
agents de la protection judiciaire de la jeunesse. Auxquels il faut ajouter 300
postes de psychologues et infirmiers scolaires. Cela témoigne d’une prise de
conscience claire : dans notre pays, environ un tiers des affaires
traitées dans un tribunal judiciaire concerne les violences intrafamiliales et
les violences sexuelles. (…)
Dès que la loi intégrale sera adoptée à l’Assemblée et au Sénat, je
présenterai, au nom du gouvernement, un amendement de programmation déclinant
des lignes budgétaires supplémentaires sur plusieurs années. Les moyens seront
au rendez-vous.
> [Loi intégrale sur les violences sexuelles] Nous sommes attachés à ce que les enfants aient un entretien individuel annuel. Le dispositif global que nous mettons en place, avec les séances obligatoires d’éducation à la vie affective, les adultes référents dans les établissements et le questionnaire auquel les enfants seront totalement libres de répondre, rend cela possible.
> [Affaire Bardella] L’hystérisation du débat public par LFI fait que nos concitoyens juifs sont aujourd’hui tellement terrorisés par ce parti qu’on en est venu à oublier la menace qui est celle de l’extrême droite et du Rassemblement national. Je m’étonne qu’on s’étonne qu’un dirigeant français d’un parti d’extrême droite ait pu tenir des propos antisémites. Je dis « ait pu » puisqu’il les dément à ce stade. Quant à l’excuse de « l’erreur de jeunesse » que certains évoquent, je réponds que l’antisémitisme, ce n'est jamais une erreur de jeunesse. C’est un délit absolument insupportable et dont vous savez que la parole s’est largement décomplexée depuis le 7-Octobre.
> [Blocage des lycées] Ce qui se passe dans le pays est juste un avant-goût de ce que pourrait donner un entre-deux-tours entre La France insoumise et le Rassemblement national. C’est-à-dire la volonté de LFI d’embraser le pays, au sens propre du terme. En clair, « mettre le feu », puisque c’est leur attitude. Il faut écouter Jean-Luc Mélenchon dans le texte : il a incité et invité les Français à « s’interposer » entre les lycéens et les forces de l’ordre, c’est-à-dire à prendre part de manière active au mouvement. Les députés et élus LFI vont devant les lycées pour participer à des opérations de blocage. Des lieux où l’on est supposé apprendre et s’émanciper. C’est dangereux pour nos propres enfants, puisqu’ils les encouragent à avoir des pratiques violentes. Et ils mettent en danger nos forces de l’ordre, parce qu’ils attisent la violence à leur encontre et leur mettent des cibles dans le dos.
> [Présidentielle] Je ne sais plus sur quel ton le dire. Ça fait un an que je dis que nous avons besoin d’une primaire, de règles pour départager les candidatures. Aujourd’hui, on a tous les inconvénients d’une primaire, sans les avantages. Certains nous disaient « il ne faut surtout pas qu’il y ait une primaire parce que ça va attiser les tensions » : je n’ai pas l’impression que les tensions s’apaisent sans primaire. Par contre, aucun choix clair ne se dessine. Encore une fois, on parle de risque d’embrasement du pays, on est en train de le vivre avec la tentative de mobilisation des lycées par l’extrême gauche. On parle du combat face à l’antisémitisme : est-ce que, vraiment, on a envie d’être responsable d’un second tour entre le RN et LFI ? Je le refuse. Et donc, il faut qu’il y ait une candidature unique de la droite et du centre, si on veut espérer que les Français puissent nous faire confiance. Et pour ce faire, les règles claires d’une primaire me semblent être le seul moyen efficace.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Téléphone au volant : nous renforçons la réponse pour protéger les vies
sur nos routes. Nous généralisons sur l’ensemble du territoire la possibilité
de prononcer une suspension administrative du permis de conduire pour le seul
usage du téléphone au volant, dans le cadre prévu par le Code de la route.
Pourquoi agir ? Parce que le téléphone au volant s’est installé dans nos
habitudes alors qu’il reste l’un des comportements les plus dangereux sur la
route.
- 80 % des usagers reconnaissent utiliser leur téléphone au volant.
- Son usage multiplie par trois le risque d’accident.
Et alors que la mortalité routière ne recule plus suffisamment, nous devons
nous attaquer aux comportements qui mettent directement en danger les autres.
Cette mesure repose sur une conviction simple : prendre le volant, c’est
accepter une responsabilité envers les autres. Un conducteur qui consulte son
téléphone ne met pas seulement sa propre vie en danger : il peut, en une
seconde, bouleverser celle d’une famille entière. La réponse doit être ferme,
lisible et proportionnée. Il ne s’agit pas de sanctionner pour sanctionner. Il
s’agit de faire comprendre que certains comportements ne peuvent plus être
considérés comme anodins et de faire évoluer durablement les pratiques. Sur la
route, quelques secondes d’inattention peuvent coûter une vie. Aucun SMS, aucun
appel, aucune notification ne les vaut. Protéger les Français sur les routes,
c’est aussi cela : faire respecter des règles qui sauvent des vies.
> Deux jours à Luxembourg pour représenter la
France au Conseil Justice et Affaires intérieures.
Migrations, sécurité, justice : c’est ici que se construisent des décisions qui
ont des conséquences très concrètes pour nos concitoyens.
- Sur les migrations, l’Union européenne s’est dotée d’un cadre commun avec le
Pacte sur la migration et l’asile et, désormais, le règlement sur les retours.
Notre responsabilité est claire : faire appliquer ces règles, accélérer les
retours lorsque les décisions d’éloignement sont prises, et renforcer notre
coopération avec les pays d’origine et de transit. Nous devons aussi tirer les
leçons des situations auxquelles nous avons ont été confrontés cet été. Une
politique européenne efficace, c’est aussi une politique qui ne laisse aucun
État membre seul face aux difficultés.
- J’ai également porté une priorité française : nous donner les moyens de
lutter contre une criminalité organisée qui utilise pleinement les technologies
numériques. L’accès aux données et leur conservation demeurent un enjeu majeur
pour nos enquêteurs et nos forces de sécurité. Ainsi, nous demandons que
l’étude d’impact conduite par la Commission soit diffusée et discutée avant
toute initiative législative dans ce domaine. Il est impératif d’éviter toute
mesure qui viendrait limiter nos capacités d’enquête, alors même que les
réseaux criminels utilisent toutes les opportunités offertes par le
développement des outils de communication numérique. L’Union européenne doit
être capable de protéger. Elle doit être capable d’agir. Et elle doit le faire
avec des règles communes, claires et efficaces. C’est le sens de ma présence et
de mon engagement au Conseil Justice Affaires intérieures
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> La réussite de la jeunesse en outre-mer est l'une de mes priorités
pour la voie professionnelle. Pendant trois jours en Guyane, de Cayenne à Mana,
en passant par Macouria, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni, j'ai rencontré des
jeunes engagés, curieux et passionnés par les voies qu'ils ont choisies :
aéronautique, spatial, automobile, maintenance, mode, alimentation, commerce,
et tant d'autres. Comme partout en France, ils veulent avancer, s'interrogent
sur leur avenir et comptent sur nous. J'ai aussi vu ce que la voie
professionnelle rend possible : à Kourou, d'anciens apprentis en CDI dans la
filière spatiale ; dans des formations de confection, d'anciens élèves devenus
enseignants ; des parcours inspirants. Je veux que ces réussites soient à la
portée de davantage de jeunes Guyanais. Pour cela, nous allons travailler avec
le rectorat, la Collectivité territoriale, les lycées, les CFA et les
entreprises sur trois sujets : la poursuite d'études du CAP au BTS, notamment
dans l'Ouest ; l'accès aux stages et aux contrats d'apprentissage ; les
solutions de transport et d'hébergement pour les jeunes éloignés des lieux de
formation.
> Dans les moments où les inquiétudes s’expriment, le gouvernement doit entendre directement ce que les élèves ont à dire. En déplacement en Guyane, je me suis rendue ce matin au lycée Léopold Elfort à Mana, où j’ai rencontré leurs représentants, aux côtés du préfet et du recteur. J’ai rencontré des jeunes qui veulent avancer et améliorer concrètement leurs conditions d’études. Nous les avons écoutés. Chacun autour de la table a pu prendre la mesure de ce qui doit évoluer et des réponses qui doivent être apportées. L’École est notre bien commun. Permettre à chaque élève d’y apprendre et d’y construire son avenir dans de bonnes conditions engage l’État, les collectivités et toute la communauté éducative. Ici en Guyane comme partout en France. Je veillerai à ce que les échanges engagés ce matin se poursuivent.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> L’exposition au cadmium présente un risque sanitaire. Grâce à l’action du
Premier ministre, son taux dans les engrais phosphatés sera strictement encadré
et abaissé. C’est un progrès environnemental essentiel.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> [Budget 2027] Protéger les personnes les plus fragiles et soutenir les
entreprises en difficulté : c’est la troisième priorité de ce budget. Nous
maintenons le bouclier anti-inflation pour protéger les bénéficiaires du RSA et
du minimum vieillesse ainsi que les petites retraites. Nous renforçons
également l’aide alimentaire avec 24 M€ supplémentaires, pour porter son budget
à 183 M€, soit 15 % de plus que l’année dernière. Enfin, nous mobilisons une
aide exceptionnelle de 50 M€ pour les entreprises touchées par les incendies de
l’été, afin de soutenir leur reprise d’activité et leurs embauches. Dans un
contexte budgétaire contraint, nous faisons le choix de concentrer notre
soutien là où il est le plus nécessaire.
> Réduire les inégalités de pensions entre les femmes et les hommes est une priorité que nous poursuivons avec ce budget. Après avoir amélioré le calcul des pensions des mères, nous voulons aller plus loin en proposant de faire évoluer les droits familiaux à partir de 3 enfants. L’objectif est simple : des droits plus justes, plus redistributifs, qui bénéficient davantage aux femmes dont les pensions sont encore, en moyenne, plus faibles.
> Investir dans notre jeunesse, c’est investir dans
l’avenir. C’est pourquoi nous faisons le choix de préserver les moyens qui
permettent aux jeunes de se former et d’entrer dans l’emploi :
- Pour l’apprentissage, les crédits nationaux pour l'apprentissage seront
préservés : tant les aides aux entreprises que le financement des formations ;
-130 M€ supplémentaires pour les formations prioritaires et le soutien aux CFA
;
- 269 000 Contrats d’Engagement Jeune proposés en 2027, autant que cette année.
Même dans un contexte budgétaire contraint, accompagner les jeunes vers
l’emploi reste une priorité.
> [Budget 2027] Préparer un budget dans le contexte
de finances publiques exigeant que connaît notre pays, c’est faire des choix.
Ma logique est celle de la participation équilibrée et partagée au redressement
de nos comptes, tout en protégeant notre modèle social et en préparant
l’avenir.
Le budget que je présente aujourd’hui s’articule autour de trois grandes
priorités :
- Investir dans la jeunesse et son accès à l’emploi
- Poursuivre le chemin vers l’égalité entre les femmes et les hommes
- Protéger les personnes les plus fragiles et soutenir les entreprises en
difficultés
Ma méthode est la même depuis mon arrivée au ministère : être plus efficaces là
où nous le pouvons, pour continuer à investir où cela est nécessaire.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> [Blocage des lycées] Dans le prolongement de la réunion de l'ensemble des
procureurs généraux hier, j'ai confirmé, par circulaire, la nécessité d'une
réponse pénale ferme et rapide contre les violences commises en marge des
blocages de lycées. Mineurs pris en charge sans délai, parents convoqués par
les procureurs de la République et victimes informées pour engager leur
responsabilité civile : la justice est mobilisée.
> Des renforts supplémentaires pour la Justice ! 76 nouveaux magistrats viendront renforcer les juridictions dès le mois de janvier prochain et s’ajouter aux 441 nouveaux magistrats sortis d’école il y a quelques semaines. Grâce à ces renforts, les victimes pourront être mieux accompagnées et les décisions rendues plus rapidement. Un nouveau signal fort et une preuve de l’engagement sans faille de l’État pour améliorer le service public de la Justice.
> [Budget 2027] Nous devons trouver un compromis et permettre à la France d’avoir un Budget. Censurer le gouvernement et priver notre pays d'un budget irait contre l’intérêt des Français, notamment les plus modestes, qui seraient les premiers à en souffrir.
> La contestation sociale est légitime, mais ne peut s’exprimer dans la violence. J'ai donc demandé aux procureurs généraux une réponse pénale ferme et l’engagement de la responsabilité civile des parents de mineurs chaque fois que cela est possible.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Blocage des lycées] Le dialogue n'est pas un mot: c'est la seule voie
possible en démocratie.
C'est pour cela que j'ai reçu aujourd'hui tous les acteurs de la communauté
éducative: représentants du personnel, associations de parents d'élèves,
associations lycéennes et élus lycéens au Conseil national de la vie lycéenne.
A partir de lundi, de manière complémentaire, tous les lycéens pourront
directement faire part de leurs demandes et de leurs attentes sur une
plateforme en ligne.
A l'issue de ces échanges :
- Nous allons engager une refonte de la démocratie scolaire pour mieux associer
les lycéens aux décisions ;
- Dès lundi, nous lancerons également un plan d’action pour remplacer plus vite
les professeurs absents, en priorité en première et en terminale ;
- Le projet de budget doit aussi permettre de réduire le nombre d’élèves par
classe et de renforcer les équipes de santé et d’accompagnement social.
Depuis le début de la semaine, les revendications des lycéens ont été
progressivement confisquées par des individus violents et organisés. De
nombreux personnels de l'Education nationale ont été victimes de violences
inqualifiables, qui seront systématiquement poursuivies et sanctionnées. Nombre
d'entre eux ont eu des comportements héroïques.
Nous avons un cadre de travail démocratique et une méthode, avec un objectif :
traiter les problèmes de fond et permettre à chacun de reprendre le chemin des
cours en se sachant écouté et compris.
> [Blocage des lycées] Lycéennes, lycéens, votre voix ne doit pas seulement être entendue, elle doit compter dans les décisions qui vous concernent. Après les échanges avec vos élus ainsi qu'avec les associations, je vais engager une refonte de la démocratie scolaire pour mieux vous associer aux décisions. Dès lundi, nous lancerons également un plan d’action pour remplacer plus vite les professeurs absents, en priorité en première et en terminale. Le projet de budget doit aussi permettre de réduire le nombre d’élèves par classe et de renforcer les équipes de santé et d’accompagnement social. Nous avons un cadre de travail démocratique et une méthode, avec un objectif : traiter les problèmes de fond et vous permettre de reprendre le chemin de vos lycées à l'abri des violences.
> [Blocage des lycées] Depuis une semaine, des violences inqualifiables frappent notre École. Des lycées sont attaqués, des bâtiments sont saccagés, parfois incendiés, des personnels sont pris pour cible. Les revendications initiales demandaient un meilleur service public de l’éducation. Ceux qui commettent ces actes veulent le détruire. J’adresse tout mon soutien aux proviseurs, professeurs, aux équipes de vie scolaire et à l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale mobilisés pour protéger leurs établissements et leurs élèves. Mes pensées vont aux personnels blessés, parmi lesquels 40 proviseurs. Ils défendent chaque jour le premier droit de nos élèves : celui à l’instruction.
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Petit rappel historique : parmi les fondateurs du Front National
figuraient notamment Pierre Bousquet et Léon Gaultier, anciens Waffen-SS, ainsi
que François Brigneau, ancien milicien de Vichy. Alors venir aujourd’hui faire
semblant de découvrir que l’extrême droite française a une histoire lourdement
marquée par l’antisémitisme, c’est au mieux de l’amnésie… Antisémitisme
d'extrême gauche, antisémitisme d'extrême droite, la même bêtise crasse, le
même dégout.
> J’ai reçu ce matin les responsables nationaux de la FAGE. Je continuerai dans les prochains jours à échanger directement avec les organisations représentatives étudiantes. La violence doit cesser immédiatement, elle n’a pas sa place dans un État de droit. Seul le dialogue permettra de construire des réponses aux attentes de la jeunesse.
Vincent Jeanbrun (ministre de la Ville et du Logement)
> [Blocage des lycées] Ça glace le sang pour deux raisons. D'abord parce
qu'on voit à nouveau cette jeunesse pleine de violence, pleine d'envie d'en
découdre avec les symboles de la République, à la fois les forces de l'ordre et
les établissements scolaires. Et puis ça glace le sang parce qu'on voit à
nouveau ce petit jeu malsain de La France insoumise qui vient jouer avec le
feu, alimenter les braises, souffler sur tout ça pour faire en sorte que
l'incendie prenne.
Moi je me souviens très bien, vous citez les émeutes de 2023 quand Monsieur
Mélenchon faisait la liste sur Twitter de ce qu'on avait le droit de brûler ou
de ne pas brûler, tout ça pour inciter à ce mouvement de conflictualisation
dans le pays. On assiste là au début de campagne qui sera une campagne
violente, une campagne de déstabilisation de notre pays. On voit bien que c'est
extrêmement dangereux. Il faut le condamner avec beaucoup de fermeté.
> [Blocage des lycées] Est-ce qu'on peut arrêter
deux secondes de dire que les lycées sont en train de manifester, que les facs
sont en train de suivre le mouvement ? Ce n'est pas vrai. Il y a une minorité
de lycéens qui viennent saccager les entrées des lycées. Ça n'empêche pas qu'il
puisse y avoir de vraies revendications lycéennes pour qu'il y ait plus de
profs, qu'il y ait plus de moyens, ça on l'entend, j'ai manifesté quand j'étais
jeune.
Simplement, moi j'allais pas manifester avec une cagoule sur la tête et
j'allais pas manifester avec des mortiers. Je tirais pas sur les forces de
l'ordre ou sur le personnel enseignant. Donc je pense que tous ensemble, il
faut qu'on surveille notre langage. Ce n'est pas vrai que les lycéens de ce
pays sont en train de mettre le pays à feu et à sang. Il y a une minorité
instrumentalisée par La France insoumise qui est en train d'essayer de mettre
le bazar dans ce pays et de dégrader des choses qui sont pourtant des outils
essentiels.
Quand on vient brûler la grille d'un lycée qui a été parfaitement rénové,
Valérie Pécresse l'a très bien dit : en Île-de-France, on a mis des millions
pour rénover les lycées. Paul Eluard à Saint-Denis venait d'avoir une
rénovation à 45 millions d'euros. Résultat, après cette pseudo-manifestation,
tout est brûlé, tout est cramé, on ne peut pas rentrer dans l'établissement, et
tout ça sous les applaudissements et les danses de joie des leaders de La
France insoumise, c'est inacceptable.
> [Blocage des lycées] Vous avez des éléments de
langage appris par cœur par des responsables syndicaux étudiants qui sont liés
à La France insoumise et qui le font. Moi, je suis élu du Val-de-Marne, où on a
la chance d'avoir des députés LFI bien impliqués et bien connus, Monsieur
Boyard pour ne pas le citer. Ça fait déjà plusieurs semaines qu'il est en train
d'aller de lycée en lycée créer le mouvement.
Et ce qu'on constate, c'est que ça ne le dérange pas d'être avec son écharpe
tricolore alors que derrière lui, il y a des gens cagoulés, on croirait des
personnes qui s'apprêtent à braquer une banque, qui tirent au mortier sur des
policiers et des citoyens. Quand on est élu de la République, on se doit d'être
exemplaire.
> [Blocage des lycées / Bali Bagayoko et la violence légitime] Ça s'appelle se moquer du monde. Quand on dit qu'il y a une violence légitime, qu'on vient danser avec des personnes qui viennent dégrader un établissement scolaire qui, comme je viens de le dire, avait été parfaitement rénové, c'est une irresponsabilité majeure. Et c'est dangereux.
> [Blocage des lycées] Quand on vient cagoulé avec
des mortiers, qu'on tire sur la police, on s'étonne que la police essaie de
réagir pour remettre de l'ordre ? C'est scandaleux. Et je soutiens non
seulement l'initiative de Valérie Pécresse qui est d'avoir envoyé la facture
des dégradations au maire de Saint-Denis, et puis je soutiens également
l'action du préfet de Seine-Saint-Denis qui a dit qu'il attaquerait le maire de
Saint-Denis pour incitation à commettre des crimes parce que c'est ça d'une
certaine façon.
Ce qui est certain dans ce pays, c'est que ce n'est pas aux gens honnêtes et
responsables qui ne cassent rien de tout le temps payer pour ceux qui viennent
casser, qui sont, je le rappelle, une minorité. Et de fait, il y a cette
logique et le texte qui est actuellement en train d'être travaillé du «
casseur-payeur », où on doit effectivement pouvoir dire que quand vous
participez à une manifestation violente, que vous vous y maintenez, que vous
applaudissez, que vous encouragez ceux qui brûlent, ceux qui cassent, eh bien
on doit pouvoir vous mettre aussi à contribution. C'est de la justice. (…)
On conteste toujours toute violence policière. Une violence policière, c'est
quoi ? C'est quand la violence n'est pas légitime. En revanche, protéger un
bien public, protéger des personnes innocentes... Parce qu'il y a 83 policiers
qui sont blessés aujourd'hui. Vous avez aussi des personnels enseignants.
Vous avez aussi ce qu'on appelait les CPE à mon époque, le personnel qui
encadre, qui ont essayé de s'interposer, qui ont essayé avec des extincteurs
d'aller éteindre les incendies, ceux-là aussi ont été blessés. Donc la police
doit jouer son rôle avec le sérieux qui la caractérise et défendre les
innocents et les biens publics. »
> [Budget 2027] D'abord, je vais vous dire que ce
budget, c'est un budget de courage. Mais un budget qui va éviter que dans
quelques années, il y ait un budget beaucoup plus brutal. Parce que c'est parce
qu'on fera des efforts aujourd'hui en les choisissant qu'on évitera demain
d'avoir des budgets ultra-brutaux où on n'aura plus aucun choix sur rien. Donc
l'État, on est parti d'un principe simple, c'est que c'est lui qui devait faire
le plus gros effort.
Et donc l'État, il va réduire ses budgets, il va montrer l'exemple, et ensuite
chacun va être mis un petit peu à contribution avec cette idée qu'il y a
deux-trois choses qui ne seront pas revalorisées. Vous l'avez dit, il est
proposé que soient gelées les APL. Les APL sont gelées et de fait pas
revalorisées à partir du 1er octobre 2027. Donc c'est une mesure qui est assez
éloignée quand même, mais que je veux redire ici : il n'y aura aucune
allocation qui sera diminuée. (…)
Les allocations ne seront pas diminuées. Elles seront évidemment maintenues,
mais simplement elles ne seront pas revalorisées au niveau de l'inflation.
C'est ce qui est la copie d'entrée du gouvernement. Effectivement, vous le
savez, on vient au-devant des parlementaires pour discuter avec eux de cette
réalité budgétaire avec quelques fondamentaux. Le premier : pas d'augmentation
d'impôts. Le deuxième : il faut tenir le déficit parce que sinon c'est nos
enfants et nos petits-enfants qui seront en difficulté. (…)
À l'échelle des APL, on est sur plusieurs centaines de millions d'euros. En
année pleine, ce sera évidemment plusieurs centaines de millions d'euros. Les
APL, c'est un budget considérable, c'est 17 milliards. L'idée, c'est de dire :
cette année, dans le contexte que nous connaissons, il n'y a pas cette
revalorisation à partir du 1er octobre 2027. (…)
D'abord, dans la situation dans laquelle on est, c'est toutes les petites
rivières qui vont faire les grands fleuves. Et pour que justement ce soit le
plus indolore possible, il faut que ce soit des petites choses par-ci par-là.
Deuxièmement, vous aurez noté qu'à l'époque, vous avez cité les 5 €, c'était
moins 5 €. Il y avait une diminution des APL. Là, en l'occurrence, ce n'est pas
du tout le propos. Il n'y a pas de diminution des allocations. Elles ne sont
simplement pas revalorisées au niveau de l'inflation.
Par ailleurs, il y a quand même des bonnes nouvelles pour le monde du logement
dans ce budget, avec notamment moins 500 millions, donc un demi-milliard de
prélèvement sur les bailleurs sociaux pour que les bailleurs sociaux puissent
produire du logement social et abordable et rénover le parc existant qui en a
grand besoin. Il y a une autre bonne nouvelle pour le secteur privé, c'est la
possibilité d'accéder à la propriété avec un prêt à taux zéro, celui qu'on
connaissait jusqu'ici qui est prolongé dans le temps. C'est une première bonne
nouvelle.
Et puis la création, l'invention d'un nouveau prêt à taux zéro qu'on appelle le
prêt à taux zéro parentalité, qui permettra à celles et ceux qui nous écoutent
de pouvoir accéder à la propriété en étant soutenus par l'État dès l'instant où
il y a un enfant à naître ou jusqu me'aux 3 ans de l'enfant. Vous voyez,
typiquement, c'est une nouveauté qui coûte elle aussi plusieurs centaines de
millions d'euros et ça permet de relancer la machine du logement. C'est
important.
> Dès que j'ai pris mes fonctions, j'ai souvent dit
que je n'étais pas ministre du Logement, mais ministre de la crise du logement.
On connaît dans ce pays la pire crise du logement depuis l’après-guerre. Donc
la situation, elle est gravissime. Et c'est pour ça d'ailleurs que je compte
sur la mobilisation de toutes les formations politiques lorsque le texte
arrivera à l'Assemblée nationale, parce que le logement n'est même plus un
sujet de droite ou de gauche.
Le texte arrivera à la fin de l'année, j'espère au mois de novembre. On parle
de la date du 16 novembre qui est envisagée. Maintenant, on va voir. D'autant
plus que vous savez, il faut qu'on soit très souple sur les dates parce qu'on
va commencer l'analyse du budget prochainement, et l'année dernière par
exemple, la partie une du budget avait été rejetée, ce qui avait libéré du
temps.
Donc peut-être même que ce texte pourrait être examiné avant même le 16
novembre. Le Premier ministre l'a écrit sur la feuille de route du logement :
que ce texte soit examiné à fond avant la fin de l'année. Donc on a besoin que
les forces politiques se concentrent dessus, soient mobilisées dans
l’hémicycle. Parce que je crois que le logement, ce n'est plus un sujet de
droite ou de gauche, c'est un sujet qui touche tous les Français dans
le monde du logement social, dans le monde du secteur privé. C'est ça
qu'on veut relancer avec ce texte-là.
> [La situation est extrêmement grave du logement] La
vérité, c'est que vous citez les retraités, mais on pourrait prendre toutes les
catégories : des étudiants qui n'arrivent pas à se loger, des jeunes actifs qui
n'arrivent pas à se loger. Et d'ailleurs, on a dans notre pays aujourd'hui du
renoncement aux études, faute de logement. Du renoncement au premier emploi,
faute de logement. Vous avez les logements qu'on n'arrive pas à avoir, mais
aussi les logements qu'on n'arrive plus à quitter. On parle souvent de
violences faites aux femmes par exemple : vous avez des femmes qui restent dans
un logement où elles ne se sentent pas en sécurité, faute de pouvoir en trouver
un autre.
Donc la situation, elle est extrêmement grave sur cette question du fait au
fond que les propriétaires aujourd'hui — qu'on appelle propriétaires-bailleurs,
ceux qui mettent en location leurs biens — sont très inquiets. Pendant
longtemps, ils avaient peur des squats. Aujourd'hui, les lois, d'abord avec
Guillaume Kasbarian et aujourd'hui avec la loi Riposte qui vient d'être
adoptée, on a protégé les bailleurs du squat.
En revanche, il y a la question des impayés et, pardon de le dire comme ça, de
ce qu'on peut appeler parfois les professionnels de l'impayé. C'est une
minorité, mais elle fait beaucoup de mal à tous les locataires parce qu'on est
sur des profils qui vont régulièrement ne pas payer leur loyer. Je distingue ça
de ceux qui à un moment donné ont un coup dur et vont avoir du mal à payer.
Résultat : problème de confiance du propriétaire qui va demander des garanties
sur des garanties sur des garanties. (…)
On travaille actuellement, et j'ai missionné un rapport là-dessus, sur ce qu'on
appelle la relation locataire-propriétaire pour se garantir à la fois pour
protéger le locataire des marchands de sommeil, des propriétaires véreux — là
aussi, on a une toute toute petite minorité, mais elle fait du mal à tout le
monde — et puis de l'autre côté, les professionnels de l'impayé. Il y aura
j'espère des solutions fortes dans ce rapport de façon à ce qu'on puisse
améliorer les choses dans ce pays. Beaucoup de choses pourraient être faites de
façon réglementaire, donc sans avoir forcément besoin d'une loi. (…)
En fait, je parle souvent des Jeux Olympiques du logement. L'idée, c'est que
dans ce pays, les normes, les procédures ont tellement complexifié les choses
qu'il faut parfois jusqu'à 8 ans pour faire sortir un projet de terre quand la
construction physique, elle, est de 2 ans ou 2 ans et demi maximum. Donc tout
le reste, c'est quoi ? C'est de la paperasse, c'est de l'administratif, c'est
des procédures trop longues, la bureaucratie comme on sait la faire. Tout ça,
il faut l'écraser. Et pour le coup, on a su le faire pour les Jeux Olympiques
où on a construit de la qualité, de la sécurité, des choses accessibles. Dans
le projet de loi, on a des articles qui vont permettre de s'inspirer des Jeux
Olympiques. J'ai appelé ça « opération d'intérêt local ». Le maire et le préfet
décident d'une zone où on peut construire beaucoup plus vite, et on va pouvoir
le faire.
Le Premier ministre a fixé un cap à 2 millions de logements supplémentaires
d'ici 2030. Qu'on se comprenne : ça signifie de la construction neuve et de la
réhabilitation à neuf, parce qu'il y a aussi du patrimoine abîmé qui n'est plus
exploitable aujourd'hui, qu'il faut aller rénover. En faisant les deux, et en
faisant du logement privé et du logement social, on doit pouvoir atteindre cet
objectif. Si on a un texte de loi qui permet d'accélérer les choses, de ramener
l'investissement et notamment l'épargne des Français vers le logement, qu'on
fait confiance au maire et qu'on en profite pour avoir de vrais outils de
réhabilitation et de rénovation du logement, alors oui, on peut y arriver.
> [Affaire Bardella] Dans les propos du chef de l'État, il y a une condamnation de l'antisémitisme et du racisme. Et là-dessus, défendre la République, c'est évidemment condamner toutes les formes d'antisémitisme et de racisme. D'ailleurs, au passage, il faut les condamner d'où qu'elles viennent et j'espère que Mediapart mettra la même énergie à les débusquer, les propos antisémites et les propos racistes à La France insoumise qui en ce moment joue là aussi beaucoup avec le feu. Maintenant, Monsieur Bardella aura à dire si ces propos sont vrais ou pas. S'ils sont vrais, ils sont évidemment absolument condamnables et ça le discrédite et ça le disqualifie. C'est une évidence.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> [Blocage des lycées] Face aux mouvements lycéens que traverse le pays,
j'ai voulu mettre autour de la table ceux qui font et ceux qui ont fait l'École
de la République. Élèves, enseignants, personnels d'éducation. L'heure est à
l'apaisement. Tous les responsables politiques doivent appeler au calme. Sans
exception. Le retour à l'ordre est le préalable à tout dialogue. Mais la
jeunesse a besoin d'une perspective. On ne dialogue pas sous les blocages et la
violence. L'école est un sanctuaire. On n'y touche pas. Jamais. Sous aucun
prétexte. Ceux qui brûlent doivent être sanctionnés. Ceux qui doutent doivent
être écoutés.
> [Blocage des lycées] Quelle honte, Jean-Luc Mélenchon, de participer au harcèlement de Nathanaël Combary, Président du conseil d’administration de Renouveau lycéen, orchestré depuis ce matin par votre meute LFI. Vous rendez-vous compte ? Vous êtes un candidat à l’élection présidentielle qui, du haut de ses 75 ans, vient livrer en pâture sur les réseaux sociaux un jeune de 18 ans. 18 ans ! Vous lui reprochez de militer pour ma campagne présidentielle en parallèle de son engagement syndical, d’avoir fait un stage auprès d’une députée de mon groupe, et d’être néobachelier. Mais son militantisme et son parcours professionnel n’ont rien de secret, rien de caché : ils sont assumés sur ses réseaux sociaux ! Et surtout, vous l’attaquez alors même que Ryad Rani, Président de l’Union syndicale lycéenne, participe aux meetings de LFI et a fait un stage auprès d’un député insoumis. Que lui aussi est, comme Nathanaël, néobachelier. Pourquoi ce deux poids deux mesures ? Tout simplement parce que vous avez une haine pour tous ceux qui ne pensent pas comme vous. Parce que vous ne supportez pas qu’un jeune puisse défendre les lycéens tout en dénonçant les violences. En tant qu’élus, notre responsabilité est d’encourager la participation des jeunes, de valoriser ceux qui s’engagent. Quel que soit leur engagement. Certainement pas de les injurier ou de les terroriser. En ce qui me concerne, je trouve formidable que Nathanaël, Ryad et leurs camarades s’engagent dans le syndicalisme et la politique. Quels que soient leurs choix ou leurs orientations politiques. J’y vois plutôt un signe d’espoir pour l’avenir de notre pays : la démonstration qu’il y a une jeunesse prête à s’engager. De votre côté, vous ne faites que montrer, une nouvelle fois, votre vrai visage : les jeunes ne sont pour vous que de la chair à canon politique. Alors soit ils vous servent, soit vous les attaquez. C’est misérable.
> [Présidentielle] Personne [dans l’axe
central] ne plie le match. Personne n’est
en situation ni de l’emporter, ni d’être assuré de figurer au deuxième tour.
Personne n’est favori ou en situation de battre Marine Le Pen. Il faut un vrai et large rassemblement. (…)
La seule chose qui peut nous permettre de
l’emporter, c’est une grande coalition rassemblant des électeurs de la gauche
sociale-démocrate à la droite républicaine. Non pas «contre» mais «pour» une vision: l’Europe, la compétitivité de
notre économie, les valeurs de la République et le progressisme. (…)
Je m’adresse aux électeurs tentés par Raphaël Glucksmann à ceux
de la droite républicaine. Car il y a des électeurs, de gauche comme de droite,
qui aimeraient un autre choix qu’un candidat qui n’aura aucune chance d’être au
second tour.
Il faut un candidat qui incarne cette
grande coalition et cet espace politique large.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> [Blocage des lycées] Lettre aux lycéens de France, Vous avez le droit
d’être en colère. Si vous avez le sentiment que l’école ne tient pas ses
promesses, que vos conditions d’études ne sont pas à la hauteur ou que votre
avenir est devenu trop incertain, vous avez le droit d’être en colère. Vous
avez le droit de vous mobiliser, de nous interpeller, de manifester, de
demander des comptes. D’exiger mieux. C’est légitime. Et la vérité commande de
dire que beaucoup d’entre nous ont été à vos places il y a plusieurs décennies.
Parce qu’on n’aimait pas plus que vous les injustices. Et c’est souvent là que
nous avons commencé à forger notre engagement citoyen et politique. Mais depuis
plusieurs jours, votre mobilisation est marquée par des scènes de violence :
des incendies, des dégradations, des affrontements, des agressions à l’encontre
d’adultes pourtant investis à vos côtés. Cette violence est souvent inspirée
par des personnes qui n’ont rien à voir avec vos combats et qui soufflent sur
les braises. Elle marque aussi la défiance qui a pu s’installer avec nous, les
adultes. Et ces violences défigurent votre combat. Elle affaiblit votre voix.
Elle donne des arguments à tous ceux qui veulent vous invisibiliser. Je crois
pour ma part en votre génération. Et en notre responsabilité d’adultes à votre
égard. Je crois en votre capacité à vous engager, à contester ce qui ne
fonctionne pas, à apporter un regard novateur sur l’avenir que nous avons à
construire ensemble. Alors ne laissez personne vous voler votre mobilisation.
Vous n’êtes pas une colère à récupérer. Vous n’êtes pas une foule à la main
d’agitateurs contre des figures d’autorité. Vous êtes une génération à laquelle
nous devons des réponses. Sur vos conditions d’études, sur le manque de
professeurs, sur votre orientation professionnelle, sur Parcoursup, sur les
inégalités qui persistent. Mais aussi sur la trajectoire de la France face aux
menaces géopolitiques, climatiques, économiques et sociales et sur la part de
voix que vous voulez avoir dans le débat public. C’est de cela que nous devons
parler. Alors faites de cette mobilisation une force pour porter vos
préoccupations et obtenir les réponses que vous êtes en droit d’attendre. Mais
ne laissez plus le bruit de la violence gâcher votre voix.
● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> [Blocage des lycées] L’École de la République doit être
protégée, les cours garantis et les auteurs de violences condamnés. Écouter les revendications, oui. Tolérer la
violence ou son instrumentalisation politique, jamais.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Pascal Canfin (député)
> Hier, j'ai été invité par Startups for Europe à un exercice de «
reverse-pitch », une pratique que les fondateurs de toute l'Europe connaissent
bien. Je me tenais devant des entrepreneurs, des investisseurs et leurs
représentants, leur présentant mes priorités pour la réglementation européenne
Inc. : une solution viable pour les startups, avec un système d'options
sur actions harmonisé, la possibilité de coter directement sur un marché
réglementé et les droits des travailleurs protégés. Cette communauté ne s’engage
pas toujours auprès des décideurs politiques. Le Financial Times a révélé hier
que les grandes entreprises technologiques américaines dépensent plus d’argent
et tiennent plus de réunions avec les décideurs politiques de l’UE que les
entreprises européennes. Ce n'est pas normal. Faisons en sorte que l'Europe
entende la voix des entreprises émergentes et leur permette de s'étendre sur le
continent !
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> [Retraites] Nous sommes l’un des pays qui a fait le plus de réformes des
retraites depuis 25 ans. Les Français ont l’impression de faire des efforts
sans jamais atteindre l’objectif. (…)
Nous n’avons pas le choix. Notre démographie, même si elle reste moins
défavorable que celle de certains de nos voisins européens, se dégrade. Et
malgré la dernière réforme, nous restons décalés de deux à trois ans par
rapport à l’âge moyen de départ de nombreux pays européens. Mais l’enjeu n’est pas
seulement d’équilibrer les retraites. Travailler davantage permet surtout de
créer les richesses nécessaires pour financer la défense, l’éducation ou la
transition écologique. L’enjeu, c’est le travail et la production.
> La voiture autonome est une révolution des mobilités. Ne la laissons pas passer !
> [Mobilité] Bien sûr, il est plus facile pour moi, désormais, de dire qu’il faut mobiliser les financements, y compris du côté de l’État. Nous savons que nous allons avoir des moments, des trajectoires difficiles. Nous savons aussi que les projets d’aménagement, de transport créent de la valeur. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas rien de mobiliser des financements publics notamment pendant cette période mais je citerais un ancien président qui a lancé le projet du Grand Paris, ce n’est pas le financement qui fait le projet, c’est le projet qui fait le financement. C’est peut-être un peu simplificateur car cela ne résout pas les questions de transition mais quand on regarde non loin d’ici les projets du Grand Paris Express, il est clair que cela a déjà créé une valeur économique considérable avant même l’ouverture des principales lignes – déjà sur la ligne 14 prolongée – considérables. Évidemment nous aurons besoin de nouveaux projets de transports publics, d’aménagement du territoire dans les mobilités. Mais tout ne se résume pas – pas seulement par contrainte financière – à l’infrastructure. Il faut certes avoir le goût, la fierté de l’infrastructure – et un patrimoine qu’il faut entretenir – mais il faut aussi avoir le sens de l’usage. L’infrastructure est la boîte à outils au service de l’objectif qu’est l’usage.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> La création d’un conseil de victimes que je porte, après avoir largement
consulté, répond à l’exigence d’associer les victimes aux politiques de
prévention et de protection des enfants.
> 300 000 fichiers pédocriminels. Derrière ces fichiers, il y a des enfants victimes. Le darkweb n’est pas une zone de non-droit. Ma priorité est claire : traquer les réseaux pédocriminels, faire disparaître ces contenus et protéger les enfants, partout, y compris en ligne.
> [Blocage des lycées] Écouter les lycéens, oui. Excuser les violences, jamais. J’appelle au calme : le mal-être des jeunes mérite des réponses. Brûler un lycée, agresser un policier, caillasser des pompiers n’en sont pas. Les discours de LFI sont extrêmement dangereux.

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