vendredi 16 octobre 2026

La Quotidienne centriste du 16 octobre 2026. Pourquoi tant de gens ont intérêt à ce que les manifestations du 17 soient violentes


Toutes les organisations qui appellent à manifester demain 17 octobre dans l’ensemble de la France espèrent une mobilisation forte et évoquent des possibles violences.

Tout comme le gouvernement.

Et les médias, dont évidemment les chaînes d’information en continu, ne cessent de mettre en avant cette éventuelle violence avec des bandeaux pour faire peur et des envolées lyriques déplacés.

Comme si tout ce monde, non seulement, souhaitait que ces manifestations dégénèrent et sèment le chaos mais avait intérêt à ce qu’elles se passent mal.

Chez les organisateurs, de l’extrême-gauche au mouvement des gilets jaunes en passant par certains syndicats, cette violence leur permettrait d’occuper le terrai dans une stratégie insurrectionnelle qu’ils ont toujours revendiquée et voulue ainsi que gagner dans la rue ce qu'ils ne peuvent gagner dans les urnes.

Pour le gouvernement, cette violence serait la démonstration que l’objectif poursuivie par le mouvement n’est pas la revendication mais une volonté de créer le chaos dans l’espoir que la «majorité silencieuse» dise «stop à la chienlit!».

Pour l’extrême-droite et la Droite, cela permettra, tout en critiquant le gouvernement, de stigmatiser toute la Gauche et de rappeler qu’avec elles, c’est l’ordre qui prime.

Pour les médias, c’est une aubaine pour faire de l’audience à des fins commerciales et/ou idéologiques.

En revanche, l’énorme majorité de ceux qui vont manifester ou qui sont concernés par les sujets de ce mouvement, ne souhaitent pas la violence mais qu’on les écoute.

Pourtant, ils risquent de se retrouver utilisés et leurs mécontentements exploités par tous ceux qui espèrent que ça va mal se passer.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 


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