samedi 31 octobre 2026

La Quotidienne centriste du 31 octobre 2026. L’opposition possède-t-elle la solution miracle?


Les manifestants sont, comme le disent les médias racoleurs, «vent debout» et en «colère» contre le gouvernement qui serait responsable de tous les maux qui touchent la France.

Au-delà de la véracité de ces critiques, est-ce que cela implique qu’avec un nouveau président de la république et un nouveau gouvernement, tout ira mieux, voire bien?

C’est ce que prétendent les oppositions qu’elles soient de gauche ou de droite.

Donc qu’elles possèdent une solution miracle que l’actuel pouvoir en place refuserait d’appliquer pour des raisons assez obscures vu qu’à droite on l’accuse de faire la politique de la Gauche et qu’à gauche, on l’accuse de faire la politique de la Droite…

On doute de cette solution miracle, on doute même que ces oppositions croient l’avoir et on doute que les Français le pensent.

La première raison de ce doute vient évidemment que les programmes des partis sont différents et qu’il y aurait au maximum une solution miracle parmi tous ceux qui sont proposés aux Français, les autres n’étant en réalité que des promesses trompeuses…

Néanmoins, y a-t-il des éléments communs qui ne seraient pas ceux du gouvernement en place?

Une des idées principales, voire la principale, pour l’ensemble des oppositions étant qu’il faut que quelqu’un paye d’une façon ou d’une autre pour que tout aille mieux.

Mais, évidemment, le payeur n’est pas le même selon l’endroit où l’on se situe sur l’échiquier politique…

Pour la Gauche et les extrêmes, qu’ils soient de gauche ou de droite, ce sont ceux qu’ils appellent les «riches» qui doivent passer à la caisse.

Pour la Droite, ce sont tous les Français par le biais de la réduction voire de la suppression des avantages sociaux dont évidemment les plus pauvres seraient impactés.

Et, un ajout pour l’extrême-droite, ce sont les étrangers installés en France qui lui coûtent cher et en les renvoyant «chez eux», on ferait d’énormes économies.

Pour le gouvernement et le Centre, si les plus riches doivent contribuer plus que les autres, le fonctionnement de l’économie mondiale ne peut permettre de les taxer lourdement au risque que d’importants capitaux quittent le pays ou n’y viennent tout simplement pas.

De même, que l’on estime que c’est juste ou non, ceux qui entreprennent et réussissent créant de la richesse et des emplois doivent pouvoir être récompensés et l’on sait que dans nos sociétés à travers le monde, ces récompenses consistent essentiellement dans des revenus importants.

A l’opposé, s’il n’est pas question d’appauvrir les pauvres, il faut cependant garder le système de protection sociale mais en le réformant et le rationnalisant, à la fois, pour qu’ils remplissent mieux ses missions et qu’il coûte moins cher.

Ici comme ailleurs, les principes du Centre c’est de ne pas nier les réalités et de travailler à instituer un juste équilibre.

Alors, au-delà d’une solution miracle, les Français ont peut-être le désir de croire qu’il en existe une et que ce souhait est, non seulement, un déni de réalité mais qu’il aura des conséquences désastreuses et intenables pour le pays.

Enfin, s’il existait une solution miracle, on ne comprend pas pourquoi aucun pays ne l’a mis en œuvre.

Sans doute parce que la réalité s’impose à tous à travers le monde où l’on est obligé de se confronter à celle-ci.

Si l’on veut que le cadre dans lequel nous devons évoluer change, ce n’est pas une révolution nationale, pacifique ou violente, qu’il faut faire mais une révolution mondiale.

Force est de constater qu’elle n’est pas à l’ordre du jour.

Une réalité à laquelle une grande partie des manifestants ne semble pas être au courant.

 

 

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