Voici une sélection, ce 24 octobre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Ce soir, la Nation est en deuil
après l’attentat terroriste qui a frappé Trappes et La Verrière. Nous sommes
confrontés à un acte d’une gravité extrême et qui par son caractère raciste
avéré marque un tournant pour notre pays. Monsieur Pengo Bossio Wangi a perdu
la vie. Cinq autres personnes sont en urgence absolue, dont une petite fille
qui lutte pour survivre. Nous pensons à chacune et chacun d’entre eux, à leurs
proches, à leurs familles. Nous leur devons le soutien, l’affection et la
solidarité de toute la Nation. Ce qui s’est passé aujourd’hui nous oblige. J’ai
redit ce soir le soutien de la Nation à toutes les victimes et à leurs
familles. J’ai également rappelé notre détermination absolue à poursuivre le
combat contre le racisme, sous toutes ses formes. Je veux aussi rappeler une
vérité essentielle et éviter toute polémique : notre pays a connu, ces
dernières années, des attentats qui ont frappé des chrétiens parce qu’ils
étaient chrétiens et des juifs parce qu’ils étaient juifs. Aucune de ces victimes
ne doit être oubliée. Aucune douleur ne doit être hiérarchisée. Et je veux que
rien, ce soir, ne vienne ajouter à la peine des familles, à la tristesse du
pays et au recueillement de la nation. Notre combat est celui de
l’universalisme, celui de la République, celui de notre unité et de notre
cohésion. Il n’y a rien de plus important ce soir. Une France unie qui pleure
ses enfants, qui accompagne les victimes et leurs proches. Une France qui
combat le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de haine et de
persécution fondées sur la religion ou la couleur de peau. C’est cette France
que nous devons défendre. C’est pour son unité, pour la sécurité de chacune et
de chacun, et pour les valeurs qui nous rassemblent que je me battrai jusqu’au
bout.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Je suis
aujourd'hui à Trappes aux côtés de nos élus et des populations parce que ce qui
s'est passé aujourd'hui est un tournant dans la vie de notre République et de
notre Nation.
Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste, ainsi
qualifié par le parquet national antiterroriste, qui a fait six victimes. Un
homme a été tué ce matin par un de nos compatriotes sur la base d'une idéologie
raciste. On a cinq victimes par ailleurs, dont une petite fille de 12 ans qui
est en train de se battre à l'hôpital au moment où on se parle. Ces personnes
ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée et pour rien
d'autre. C'est ça ce qui s'est passé aujourd'hui.
Je remercie l'ensemble des forces de sécurité et en particulier la BAC ici dans le département. La BAC est tout de suite intervenue et a pu neutraliser l'assaillant et éviter d'autres victimes. Merci à notre police pour ce qu'elle a fait. Je veux évidemment avant toute chose avoir une pensée pour les familles des victimes. Certaines sont en train d'être prévenues et donc les noms seront dits en temps voulu. Je veux dire combien on soutient évidemment les victimes et leurs familles qui sont en train de se battre, entre la vie et la mort. Et apporter plus largement le soutien, le réconfort de la nation à l'ensemble des populations. Et dire ici aux élus qui sont à mes côtés, maire de Trappes, maire de La Verrière et le député, dire à monsieur le préfet, combien la France tout entière est à leurs côtés, aux côtés de leurs équipes, de leurs habitants, pour dire notre soutien.
Mais je vais vous dire aussi que nous ne céderons rien et nous n'avons rien à céder. Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne. On a vu une maman à l'instant qui était avec sa fille de 12 ans dont la voiture a été criblée de balles par ce terroriste aussi. Et donc le message très clair, au-delà évidemment du soutien, en remerciant les forces de sécurité intérieure, en remerciant les magistrats qui se sont tout de suite mobilisés, le parquet national antiterroriste qui s'est tout de suite saisi aux côtés du procureur. Merci aussi à nos magistrats tout de suite et qui vont faire le travail pour élucider la totalité de cet attentat terroriste et qui reviendront et qui donneront les détails. Moi, j'ai une chose à vous dire, cela n'a pas sa place dans la République, ça n'a pas sa place en France.
Et donc nous devons tous combattre, pas simplement cet acte qui s'est tenu aujourd'hui, mais comprendre ce qui est en train de se passer. Nous n'avons rien à céder aux idées qui s'installent dans la République et qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier. La République, elle est une et indivisible. La République, elle n'a que des citoyennes et des citoyens. Elle ne les discrimine jamais, ni à raison de leur couleur de peau, ni à raison de leur religion, ni à raison de leurs opinions politiques. Et je le dis en particulier aux habitants des communes qui ont été touchées, mais plus largement dans tout notre pays. Ne baissez pas la tête, vous êtes françaises et français. Et cette jeunesse de France, c'est notre chance. Ne baissez pas la tête, parce que la République tiendra. Et n'ayez pas peur, parce que la République tiendra. Et il n'y a pas un camp contre l'autre dans cette République. Elle est une et indivisible. Et je veux remercier les élus de la République, les associations, nos enseignants, toutes celles et ceux qui forgent cette unité. Plus que jamais, c'est notre trésor. Ne laissons rien nous diviser. Rien.
Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui, en disant le soutien et l'affection de la Nation, évidemment aux victimes, à leurs familles, toutes celles et tous ceux qui ont été confrontés à cet attentat terroriste, raciste, aujourd'hui. Et vous dire que la République tiendra, parce que nous venons tous de bien plus loin et de valeurs qui nous portent et qui nous tiennent. Je vais répondre à vos questions, si vous en avez.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Il y a un attentat terroriste raciste, il a été ainsi qualifié par les services de justice, qui s'est produit. Je le disais, c'est une première dans notre pays. Donc ce qui a trait à cet attentat, c'est évidemment les investigations qui permettront de l'élucider. C'est au procureur national antiterroriste de vous le dire. Ce que je sais, c'est que tout ça s'appuie sur, d'abord, une préméditation de sa part, des propos qu'il a tenus et qui ont été très clairement consignés dans les premières heures. Il a épargné des gens en raison de leur peau, ou en tout cas ce qu'il croyait être, et il a assumé son acte. Et ensuite, je dis juste que le discours ambiant qui parfois s'installe crée une atmosphère. Dans ces moments-là, on ne doit faire qu'une chose, être unis. Dans ces moments-là, on ne doit faire qu'une chose, nous rappeler qui nous sommes.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Vous
m'avez toujours entendu tenir les mêmes propos. Vous m'avez toujours entendu
mener les mêmes combats depuis le premier jour. Donc je pense que ça n'est
jamais trop tard. Je pense qu'on a malheureusement des discours, mais encore
une fois, je distingue les choses et il faut avoir cet esprit de distinction.
Parce que je ne veux pas tout réduire ou donner un sens qu’auront à donner les
services enquêteurs à ce qui s'est passé aujourd'hui. Enfin, il est raciste,
cet acte terroriste. Donc qu'un racisme se soit installé dans le discours
public ambiant, c'est un fait. Je l'ai toujours combattu avec la plus grande
force. Ce n'est jamais trop tard. Ce n'est jamais trop tard.
Donc il y a aujourd'hui une montée des tensions. Elle s'est installé ces
dernières années pour des tas de raisons. Parce qu'on a importé, monté les
tensions, parce qu'il y a beaucoup de choses qui ont bousculé notre République
ces dernières années. D'autres attentats qui ont conduit à stigmatiser des
religions. Donc je pense qu'aujourd'hui, la clé, c'est de ne pas tout
confondre. Surtout, c'est de ne pas tomber dans le piège d'un camp contre
l'autre. Et donc il n'est jamais trop tard. Mais je veux rappeler ici que la
République, c'est l'unité et la concorde.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Il y a des discours racistes. Il y a une tension qui s'installe dans la société. Cela depuis plusieurs années. Elle avait commencé à s'installer. Le terrorisme qu'on a vécu certainement l'a accéléré. Les conflits internationaux et l'importation de la géopolitique dans le débat au sein de la nation, j'ai toujours essayé de faire très attention à ça, mais l’a accéléré. Et ça, nous en sommes tous les co-dépositaires. Moi, j'ai ma responsabilité. Là aussi, j'essaie de faire le maximum. Peut-être que je fais des erreurs. Peut-être que d'autres jours, je fais mieux. Je pense qu'il n'est en tout cas jamais trop tard. Mais ce que je suis venu au-delà du soutien de la nation et du message très clair que je viens de passer, je vous dis simplement un message de concorde et d’unité. Ni la peur, ni la colère. Ni la peur, ni la colère.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Je pense
que tout le monde est traumatisé. Tout le monde est bouleversé, touché. À
Trappes, la Verrière, le département. Et je pense que la France entière est
touchée par ce qui vient de se passer. Donc, c'est aussi pour ça qu'on doit
tous, d'abord, mettre les bons mots sur ce qui s'est passé. Il faut ensuite
élucider la totalité et comprendre, et ça, ça sera dans les mains des
magistrats. Mais nous, il faut aussi que derrière ça, il y ait un sursaut. Il y
ait un sursaut collectif. Ce sursaut, c'est un sursaut d'unité. Et pour
reprendre une formule, il n'est jamais trop tard. Jamais trop tard. Donc, ce à
quoi j'appelle chacune et chacun, c'est au respect. C'est à l'unité. C'est
aussi que beaucoup de nos compatriotes, je le sais, vont avoir peur demain en
se disant, « ça peut m'arriver à moi ». Et ça, c'est non. La
police, elle sera là aussi pour les protéger. Je le dis aussi pour beaucoup de
jeunes parfois qui pensent que... On a entendu des discours sur la police.
C'est aussi pour ça que chacun doit aussi réfléchir après ce qui s'est passé
aujourd'hui. C'est nos fonctionnaires de la BAC qui ont arrêté, qui ont
protégé, qui ont sauvé des vies. C'est des policières et des policiers
municipaux qui, dans les deux communes, sont allés au contact, ont sauvé
d'autres vies. C'est ça ce qui s'est passé aussi. C’est ce fil républicain
qu'il faut tirer.
Mais ne laissons pas cet attentat terroriste nous diviser. Unité et concorde.
Mais aussi, regardons-nous les yeux dans les yeux. Tels que nous sommes tous
Français. Compatriotes, concitoyens, enfants de cette République. Et notre
responsabilité, c'est de la rendre plus belle, plus grande. Je le disais à
cette maman qui pleurait tout à l'heure, qui nous a bouleversés en disant... Moi,
chaque jour, on me demande si je suis Française. En raison de ma peau, j'aurais
pu mourir parce que ma peau est noire. Ça, ce n'est pas la République et
ça, ce n'est pas la France. Parce qu'elle est Française, cette maman. Et
qu'elle a sa place ici. Et qu'elle est dans la France, dans la République.
Qu'elle n'a pas à se justifier. Mais qu'elle a à pouvoir vivre en paix et
élever ses enfants. C'est ça la France et rien d'autre.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Des faits très graves viennent de
se produire à Trappes, dans les Yvelines. Une personne a été tuée et quatre
autres blessées. L’individu a été interpellé et placé en garde à vue.
L’ensemble des moyens des forces de sécurité et de l’autorité judiciaire sont
pleinement mobilisés. Le Parquet national antiterroriste a annoncé se placer en
observation. Les autorités compétentes communiqueront en temps voulu.
> [Note financière de la France] L’agence de notation Moody’s maintient ce soir la note souveraine de la dette française. Cette annonce déjoue les pronostics déclinistes de nombreux « experts » et de ceux qui spéculent sur la dette française. Le gouvernement a proposé au Parlement un budget sérieux avec une réduction du déficit permis par des efforts partagés. Nous protégeons les dépenses d’avenir pour notre sécurité, notre jeunesse et la transition climatique, tout en nous donnant une ligne de stabilité fiscale et de préservation des plus fragiles. Avec la libération de 10 millions de baril de gazole nous aurons un effet sur le prix à la pompe à compter du 1er novembre sans faire n’importe quoi avec les finances publiques. Je salue enfin l’action des forces politiques qui, sans majorité, ont accepté d’ouvrir le débat sur le budget dans un calendrier normal. Ce signal montre à nos prêteurs qu’il existe un chemin. Il nous appartient de le poursuivre pour donner à la France un budget d’ici la fin de l’année, conforme à l’objectif de 5% de déficit.
> [Violences et pillages du 17 octobre / Incendie
de la mairie de Limoges] On a eu une bonne réunion de travail avec le maire,
qui permet évidemment aussi de revenir sur le premier engagement que j'ai pris
vis-à-vis de lui. D'ailleurs, je l'ai signé dans ce courrier des dimanches,
c'est la transparence sur ce qui s'est passé. Cette transparence, évidemment,
elle incombe à l'État, au Gouvernement. Puis désormais, on est dans le cadre
d'une enquête judiciaire et on voit bien que les faits sont des faits qui sont
particulièrement graves, et d'ailleurs plus on avance dans cette enquête de
flagrance, mais Madame la procureure de la République s'est déjà exprimée, plus
on voit bien que tout ça est encore plus grave qu'il n'y paraissait, plus grave
qu'il n'y paraissait, par le degré de planification, par la volonté de passage
à l'acte, et même d'ailleurs par les différents chefs d'inculpation, en tout
cas de motifs de poursuite que la justice a retenus. Donc ça, c'est la première
des choses.
La deuxième des choses, moi, je crois encore à la responsabilité individuelle.
Si on peut faire transparence sur comment les opérations de sécurisation se
sont tenues samedi dernier, on ne devra pas oublier que celles et ceux qui sont
responsables de l'incendie de l'Hôtel de Ville de Limoges, ce sont celles et
ceux qui ont mis le feu. Après, je sais qu'on vit désormais dans une société
dans laquelle il peut y avoir des excuses sociales faciles, une repentance
collective facile à considérer que l'État, c'est tout le monde. Après, il y a
le Gouvernement, il y a le préfet et les forces de police. Enfin, la réalité,
c'est que celles et ceux qui ont mis le feu sont les principaux responsables.
Après, c'est normal qu'un maire engagé pour sa commune, avec en plus de
l'émotion, parce que ce n'est pas que de la politique tout ça, ce n'est pas que
de l'action publique, il y a aussi une dimension particulièrement humaine, ait
envie de comprendre ce qui s'est passé, parce que tout simplement, il a besoin
aussi d'expliquer à sa population. J'ai été maire, je suis toujours premier
adjoint de ma commune, et ça, pour le coup, dans les discussions entre
l'autorité judiciaire et le maire, la réunion de travail qu'on a eue ensemble
ce soir, il est clair qu'on commence à mettre aussi des choses plus concrètes,
plus tangibles sur la manière dont ça s'est passé. Et vous le verrez, je crois,
au temps prochain, que tout ça, évidemment, a été complètement délibéré,
planifié, organisé avec un degré de menace élevé. Et donc maintenant, ce qui
nous appartient, évidemment, c'est d'en faire le retour d'expérience
nécessaire.
Puis après, il y a aussi un volet de réparation, d'aider. C'est le début du
mandat municipal. Ce n'est pas parce que l'État n'est pas responsable, l'État
n'a pas mis le feu à la mairie de Limoges, ce n'est pas pour autant que l'État
doit abandonner le conseil municipal de Limoges, le maire de Limoges et la
population de Limoges. C'est le sens de ce que les ministres ont fait avec les
adjoints au maire cet après-midi, ce qu'on a refait ensemble ce soir, après un
certain nombre d'engagements. Si le contribuable municipal, les habitants de
Limoges, doivent consacrer de l'argent pour reconstruire la mairie, il est
certain que c'est d'autres projets qui ne vont pas sortir de terre.
Premier engagement, premier, c'est que le contribuable local, communal, ne
mettra pas 1 euro dans la reconstruction de cet Hôtel de Ville, tout simplement
parce que l'État sera là, parce que, même le ministre de la Culture, on va
classer l'ensemble de la mairie en monument historique, parce qu'on va appeler
aussi la responsabilité civile de celles et ceux qui ont brûlé, parce qu'il n'y
a pas que l'argent du contribuable non plus, je crois que c'est utile de le
rappeler, parce que le contribuable municipal est aussi contribuable national.
Donc je pense que l'argent public, à un moment donné, mérite aussi d'être
préservé et protégé, et le système assurantiel. Mais comprenez le message. Le
message, c'est qu'on est en début de mandat municipal, on ne peut pas dire au
maire qu'il va renoncer à des engagements de campagne électorale pour lesquels
il a été élu parce que des gens ont mis le feu à sa mairie. C'est ça, le
message. C'est un message de solidarité.
Après, ce n'est pas que de l'argent. On a un texte de loi qui va bientôt être
discuté à l'Assemblée nationale sur le logement, dans lequel j'avais dû
malheureusement introduire des dispositions spécifiques sur les incendies en
Gironde. On va créer un article qui va être consacré à la mairie de Limoges,
qui va permettre de reconstruire à l'identique, qui va permettre d'accélérer
évidemment l'ensemble des procédures.
Mais enfin, tout ça, c'est important, mais ça ne règle pas non plus la question
de la continuité des services publics municipaux et des personnes demain ici
qui devaient se marier depuis l'Hôtel de Ville. Donc en fait, on va aussi
élaborer un plan de continuité : des services publics communaux, parce que
l'état civil, parce que l'urbanisme, enfin l'administration locale. C'est
normal, quand il y a quelque chose de très grave pour l'administration locale,
que l'État vienne au secours. C'est vrai du bâtimentaire, c'est vrai de la
fonction publique territoriale qui a fait un travail remarquable. Et puis il y
a forcément des dépenses exceptionnelles, et donc on va imaginer une petite
dotation exceptionnelle, je dis petite, elle correspondra aux besoins, mais qui
permet surtout aux services publics communaux de fonctionner. Il faut bien que
le maire et les adjoints au maire répondent à la question qui leur est posée
cette semaine : quand est-ce qu'on va pouvoir se faire marier et où ? Donc ça,
pour moi, évidemment, c'est un point important.
Puis après, il y a d'autres projets qui ont été évoqués avec le maire pour être
plus complet, y compris devant la presse nationale, parce qu'il y a un enjeu de
sécurisation. Il y a des engagements de campagne qui ont été pris, je crois,
sur la vidéoprotection, dont on voit bien ici que la police nationale s'en
sert. L'État va accompagner sur le terrain financier. Et puis on en a profité,
parce que je ne voulais pas non plus que cette visite ne soit marquée que par
le drame de l'incendie de l'Hôtel de Ville ; Guillaume en a profité évidemment
pour me parler de la 6ᵉ année de spécialisation de l'école vétérinaire, parce
qu'on a aussi une crise agricole en ce moment, je le rappelle, et qu'on a une
part du monde de l'élevage ici dans le Limousin qui attend aussi des réponses.
Et donc pour le coup, on va avancer, la ministre de l'Agriculture le validera
la semaine prochaine. Il y a des enjeux sur ce qu'on appelle le 3ᵉ épisode de
l'ANRU, qui est la rénovation urbaine des QPV, sur lequel un quartier va être
accompagné par l'État.
Bref, je remettrai tout ça par écrit pour ne pas être trop long, je le suis
déjà, mais je vais faire un courrier qui va engager l'État, qui va permettre au
maire aussi de se dire qu'il peut continuer aussi ses feuilles de route
locales, ses engagements municipaux par ailleurs, parce que pour le coup, la
solidarité nationale vient évidemment à ses côtés. Enfin après, ce soir, on a
parlé aussi d'autre chose, notamment la sécurisation de demain, parce
qu'évidemment, demain est de nouveau un enjeu important de sécurité et d'ordre
public. Et c'était aussi évidemment le sens de cette visite ici à l'hôtel de
police, avec une rencontre particulièrement émouvante, je veux bien le dire,
avec les policiers et les gendarmes qui ont été sur le terrain le week-end
dernier.
> [Manifestations du 324 octobre] Une cellule est
déjà mise en place. Elle a d'ailleurs été réunie par mon directeur de cabinet
aujourd'hui. Mon état d'esprit, vous le savez, je fais preuve de sang-froid en
toutes circonstances. C'est comme ça aussi qu'on doit gérer les affaires de
l'État, d'autant plus que je pense que les circonstances l'exigent. Non, ce que
je peux dire aux Françaises et aux Français, en cette veille de ce nouveau
samedi, c'est que, un, déjà, le retour d'expérience a été fait et que le
dispositif de demain n'est pas le même dispositif que la semaine dernière.
D'ailleurs, c'est particulièrement vrai aussi à Limoges, pas que par la
quantité des forces, mais par la manière dont le renseignement a travaillé, la
manière aussi dont les forces vont être utilisées. Je n'en dirai pas plus, le
ministre de l'Intérieur l'a fait aujourd’hui.
La deuxième des choses, effectivement, à Orléans, il y a un événement
particulier qui mobilise beaucoup les services de l'État, le préfet, beaucoup
de forces pour permettre à la démocratie de fonctionner : un parti politique
qui organise son congrès, ce n'est pas mon parti, c'est le moins qu'on puisse
dire, et une opposition qui organise une manifestation. Ça dit quelque chose
aussi des semaines et des mois qui vont venir. Et donc notre capacité à
garantir l'ordre public, elle incombe évidemment à l'État, mais enfin elle
concerne aussi l'ensemble de la classe politique. C'est d'ailleurs pour ça que
je les ai réunis cette semaine à Matignon.
D'ailleurs, quels que soient les propos après qui ont pu être tenus dans la
rue, je note quand même que la sécurité de la campagne présidentielle, la
capacité à sécuriser les mouvements sociaux, donc les manifestations, le droit
syndical, on est un grand pays, donc par définition, c'est quelque chose qui
appartient au Gouvernement, mais qui se partage aussi avec les organisations
politiques et syndicats.
La troisième des choses, moi, je ne veux pas mentir aux Françaises et aux
Français, pour avoir fait quand même des points précis avec les services de
renseignement, le niveau de menace reste encore élevé demain, de plusieurs
natures : la première, l'ultra-gauche, maintenant, et l'extrême gauche
radicale. Je sens une forme de complaisance parfois, un peu comme le maire de
Limoges, on le répète, mais on a l'impression qu'on n'est pas toujours cru. Ce
qui s'est passé ici, la semaine dernière, n'a rien à voir avec un mouvement
social ou un mouvement lycéen. D'ailleurs, je le redis aussi à la classe
politique, si on commence à assimiler les manifestants et les gens qui ne sont
pas d'accord avec le Gouvernement, et c'est bien naturel, c'est une démocratie
une fois de plus, et pas n'importe laquelle, la nôtre, bon, avec celles et ceux
qui pillent et qui cassent, si on mélange tout, on ne va pas y arriver. La
menace reste élevée demain pour l'ultragauche. La vigilance aussi est de mise
avec la délinquance parce qu'elle profite de ces troubles et notamment de ce
que peuvent faire les black blocs et les casseurs pour recréer plus de
confusion et en profiter pour voler.
Ceci étant dit, les préfets sont mobilisés, les services de police et de
gendarmerie le sont aussi pour maintenir l'ordre et surtout assurer la sécurité
des Français qui manifestent, mais aussi des commerçants. Serge PAPIN est là.
Je veux dire aussi aux commerçants de France, là, qu'ils n'ont pas passé un bon
samedi le week-end dernier, c'est le moins qu'on puisse dire. Donc non
seulement on essaie d'être là pour les accompagner économiquement, mais enfin
beaucoup d'instructions ont aussi été données pour que les centres-villes aussi
soient protégés et préservés. On doit pouvoir concilier la liberté de
manifester avec la protection des centres-villes. C'est aussi quelque chose
qu'on a pu dire cette semaine aux différents organisateurs. Oui ?
> [Mobilisation des lycéens] On a eu beaucoup de
réunions cette semaine sur le sujet de Parcoursup. Je n'ai pas voulu faire
d'annonce jusqu'à présent parce que, déjà, je me méfie des effets d'annonce un
peu cyniques et je veux que ce qu'on propose et ce qu'on va mettre sur la table
soit un plan qui soit particulièrement concret, et sans tabou. Sur les vacances
scolaires, un certain nombre de concertations continuent de se faire.
Est-ce qu'on va bouger sur Parcoursup ? La réponse est oui. Oui, le président
de la République l'a dit aux lycéens qu'il a rencontrés cet après-midi. Ça fait
plusieurs jours qu'on y travaille avec les ministres. Des choses doivent être
faites. Je pense qu'il y a beaucoup de contributions et de remarques qui sont
faites sur la transparence, sur l'humanisation, parlons du mot, de la
plateforme. Et moi, je l'ai dit, y compris d'ailleurs à des responsables
politiques qui m'ont saisi de ce sujet encore cette semaine, à gauche
notamment, ou même à droite, LR ou PS, y compris d'ailleurs les formations
politiques qui soutiennent le Gouvernement. Tous veulent bouger et moi, je l'ai
entendu. Le problème, c'est que celles et ceux en général qui veulent bouger
nous disent rarement quoi faire. Ceux qui veulent abolir Parcoursup, en
général, on n'est pas saturés par les propositions de par quoi le remplacer.
C'est pour ça qu'un travail est fait et Philippe Baptiste le fait avec beaucoup
de courage.
µMais la question ne sera pas que Parcoursup. Moi, je souhaite qu'on aille plus
loin. Et donc, en début de semaine prochaine, on va pouvoir détailler un plan
de réponse qui doit embarquer la question du nombre de professeurs, du nombre
d'élèves par classe au lycée, la question des bâtiments. Alors, pour les
conseils régionaux, ça, c'est leur responsabilité pour les lycées. Je suis
conseiller départemental, je l'ai fait pour mes collèges dans l'Eure. Mais il y
a aussi les bâtiments des universités, l'État. Bon, donc je ne fais pas
d'annonce plus que ça ce soir, mais enfin je donne déjà des têtes de chapitre
qui sont quand même assez précises.
Et moi, je l'ai dit à de nombreuses reprises cette semaine, le préalable de
tout, c'est le retour à l'ordre. Mais j'ai toujours dit qu'il fallait aussi une
réponse politique au mouvement lycéen. Et je distingue le mouvement lycéen de
celles et ceux qui cassent. Il n'y a aucun lien entre l'incendie de la mairie
de Limoges et Parcoursup. En tout cas, ceux qui y voient un lien sont soit des
menteurs, soit des personnes qui n'ont vraiment pas compris ce qui se passait
ou qui ne veulent pas comprendre. Mais après, ma responsabilité, c'est ça :
l'ordre, avec toutes les difficultés qui vont avec. On ne claque pas comme ça
pour dire : on rétablit l'ordre. Les policiers et les gendarmes, c'est
difficile. On revient aussi aux questions que vous m'avez posées précédemment,
il y a un instant. Mais de l'autre, évidemment, il faut une réponse politique.
Moi, j'ai vu des lycéens chez moi à Vernon discrètement, sans caméra, sans
appareil photo, comme je le fais d'habitude. Je ne change pas depuis un an ma
manière de fonctionner. Mais moi, il y a des candidats à la présidentielle, ils
font des propositions, ils font des promesses plus ou moins réalistes. Moi, je
suis Premier ministre, donc par définition, ce que je dois mettre sur la table,
ça doit être concret, juridiquement voler, enfin fonctionner, et accessoirement
être financé. Ça tombe bien, il y a le budget en cours, donc ça sera aussi un
moyen pour les formations politiques au Parlement de s'emparer aussi de cette
question. Voilà, donc je pense qu'on peut à la fois répondre à des attentes
légitimes de la population et en même temps être très fermes sur le retour à
l'ordre public, sans être justement dans une notion d'excuses et de porosité
entre l'un et l'autre.
> Le décret permettant la libération de 10 millions de barils de gazole vient d’être pris. Ces stocks seront mis sur le marché à leur prix d’acquisition, près de quatre fois inférieur au prix actuel du marché. Ils permettront ainsi une baisse du prix du gazole pouvant atteindre 18 centimes par litre. Cette baisse est attendue à compter du 1er novembre. Une garantie : l’intégralité de cet avantage financier devra être répercutée sur le prix payé par les consommateurs. Cette mesure bénéficiera également aux consommateurs de gazole non routier, de gazole pêche, de fioul domestique et de gazole en Outre-mer.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] J’ai d’abord une pensée émue et
appuyée pour la victime décédée, ainsi que pour les victimes blessées,
notamment la fillette de 12 ans, confrontée si jeune à ce que la haine peut
conduire à faire de pire: un crime terroriste, un crime raciste. Je pense
ensuite à leurs proches, leurs familles, et aux habitants de Trappes et de
Verrières: les services de police, dont je veux saluer le courage, ont
interpellé l’auteur présumé d’un périple meurtrier, et vont dorénavant
s’attacher, sous l’autorité du PNAT, à conduire l’enquête judiciaire dont ils
sont saisis.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> Pour la première fois, les Typhoon de la Royal Air Force ont rejoint les
Rafale de l’Armée de l’air pour participer à un exercice organisé par les
forces aériennes stratégiques de la composante nucléaire aéroportée. Un jalon
décisif de la coopération de défense franco-britannique, démontrant la
coordination et l'engagement des deux puissances nucléaires européennes en
faveur de la sécurité de l'Europe et d’une dissuasion crédible.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> [Note financière de la France] Je prends acte de la décision de Moody's de
maintenir la note de la France à AA3 avec perspective négative.
Cette décision est la reconnaissance de la solidité de notre économie et de la
crédibilité du budget présenté par le Gouvernement dans le projet de loi de
finances pour 2027, qui vise à poursuivre le rétablissement des comptes
publics.
Cette décision est aussi un appel à la responsabilité par l’adoption d’ici la
fin de l’année d’un budget responsable réduisant notre déficit à 5%. Cette
cible est intangible. C’est la condition de la préservation de notre souveraineté financière.
> [Note financière
de la France] Le maintien de la note de la France par Moody's est la
reconnaissance de la force et de la diversité de l'économie français mais c'est
aussi un avertissement à tous ceux qui veulent s'éloigner de la copie
budgétaire, voter un budget en dérive (...) et c'est aussi un avertissement
pour ceux qui jouent la pagaille. (…)
Si Moody's note la dégradation du climat social, les risques de turbulences, de
violences qui sont des ombres au tableau, c’est aussi celui d'une économie
française qui tient la route et d'un gouvernement qui tient les comptes.
> [Violences et pillages du 17 octobre] Ce qui s'est passé ce week-end est extrêmement grave. La France a été attaquée de l'intérieur par deux mouvements extrêmement violents : des anarchistes et des voyous. Et évidemment, on fera toute la transparence sur les enjeux de sécurité et les dispositifs en face. Mais j'ai parfois l'impression qu'on assiste à une inversion des valeurs et qu'on oublie quand même le fait générateur de ça. Il y a eu des attaques extrêmement violentes de l'intérieur, peut-être même amplifiées par l'extérieur. Donc, on va y répondre, y compris d'un point de vue économique. On va estimer les dégâts, qui seront plutôt quand même de l'ordre des dizaines, ou peut-être quelques centaines de millions, que des milliards. Il faut surtout que ça ne se reproduise pas.
> [Violences et pillages du 17 octobre] Il y a une commission d'enquête annoncée à l'Assemblée nationale, devant laquelle on fera toute la transparence. Mais voilà, on a fait de notre mieux et, effectivement, il y a eu des défis, des défauts dans le maintien de l'ordre samedi. On apprend de ça. Et ce ne sera pas le cas samedi. On mettra tout en œuvre pour éviter, évidemment, que ça se reproduise.
> Ce qui me frappe, si vous voulez, c'est qu'à six mois d'une élection importante, on soit obligé de faire porter des revendications dans la rue, là où je pense que l'essentiel doit se porter dans le débat démocratique. Évidemment, le droit de manifester est absolument inaliénable. Évidemment aussi, il faut que les manifestations soient déclarées. Et l'avantage, au moins, des organisations syndicales, c'est qu'elles savent faire. Elles déclarent, elles ont un service d'ordre et, en général, quand c'est elles qui manifestent, ça se passe bien.
> Il y a une manifestation officielle le 5 novembre, déclarée suivant les formes. Et moi, je suis persuadé qu'elle se passera bien parce qu'on a l'habitude de ce type de mouvement. Mais évitez de mettre de l'huile sur le feu, c'est le cas de le dire, dans un mouvement erratique dans lequel des individus ultraviolents sèment le chaos. Personne n'y a à gagner, j'espère. Je pense vraiment que personne, dans le spectre politique, n'a à gagner à ce que la France sombre dans le chaos. On est à l'aube d'un débat démocratique extrêmement important. Les dix ans qui viennent, ils sont essentiels. Le monde nous regarde aujourd'hui. Moi, j'ai été aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale la semaine dernière. Ils veulent savoir ce qui se passe en France. Ils sont à la fois abasourdis par les images qu'ils voient, mais intéressés par le fait qu'on ait de vrais débats sur l'avenir, il faut se concentrer là-dessus.
> [Budget] Si on veut rester à 5% de déficit, il y a deux manières de le faire : soit les parlementaires, dans le cadre de l'examen budgétaire, sont capables de nous y amener, soit on les aime ou on les y amènera, pas de force, mais avec des instruments constitutionnels qui existent, qui permettent de s'en assurer.
> [Prix des carburants] On travaille beaucoup sur le prix de l'essence, vous le savez, on a libéré des stocks stratégiques. Dès le 1er novembre, le prix de l'essence à la pompe devrait baisser de 12 à 18 centimes. Le président de la République, on en parle beaucoup, il fait cinq pays en trois jours pour aller faire le plein, en fait, pour les Françaises et les Français.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Suite à l’attaque terroriste et
raciste dans les Yvelines, c’est toute la Nation qui est endeuillée. Mes
pensées vont aux victimes, leurs proches mais aussi aux forces de l’ordre
mobilisées. L’enquête devra faire toute la lumière sur le drame qui frappe aujourd’hui
Trappes et La Verrière mais une chose est sûre : les discours de haine
finissent toujours par conduire au pire.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Une personne tuée, plusieurs
blessés, dont une enfant. À Trappes, des vies brisées par une violence
insupportable. Je pense aux victimes, à leurs familles et aux témoins de cette
scène de barbarie. Le SAMU a mobilisé un dispositif conséquent pour prendre en
charge les blessés au plus vite. Une cellule d’urgence médico-psychologique
importante est déployée sur place pour accompagner les personnes touchées. Je
tiens à remercier l’engagement des forces de l’ordre, des pompiers et des
soignants. Toute ma solidarité avec ceux qui se battent pour sauver des vies.
> Depuis 15 ans, l’Assurance maladie prend en charge une part toujours plus importante des dépenses de santé des Français, pendant que celle des complémentaires stagne, malgré la hausse de leurs tarifs. Dans le Budget, nous proposons de prolonger leur contribution exceptionnelle d’un an, soit 1,1 milliard d’euros.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Le racisme tue. Voilà ce qu’il
s’est passé à Trappes aujourd’hui. Toutes nos pensées vont aux victimes, à
leurs proches, et aux forces de l’ordre. Ceux qui veulent déchirer la
République trouveront une réponse implacable.
> D’un côté, la réalité : les taux d’intérêt flambent. De l’autre, la 4e dimension à l'Assemblée : les milliards pleuvent et les économies sont mécaniquement annulées sous les applaudissements. Les débats sur le PLFSS auraient abouti à doubler, oui à doubler, le déficit de la Sécurité sociale !
> Le RN a voté 10,9 milliards d’explosion du déficit lors du PLFSS. Et si tous ses amendements avaient été adoptés, cela aurait été 14,4 milliards ! Il ne faut que quelques secondes pour voter la suppression d’une économie. Et une génération pour la rembourser.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Les mots préparent toujours les
actes. C'est aussi simple que ça et aussi tragique que ça. La haine raciste, la
haine antisémite, décomplexées et légitimées, ont des conséquences.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] La France est endeuillée. Et des victimes sont encore à l'hôpital dont une petite fille. Un crime terroriste vraisemblablement à caractère raciste a frappé notre pays. Ce n'est pas la France que nous voulons. Ce n'est pas la France à laquelle nous croyons.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Un homme est mort et quatre victimes sont en urgence absolue dont une enfant de 12 ans. Un crime terroriste a eu lieu. Le Parquet National antiterroriste est saisi et toute la lumière sera faite. Personne dans la République française ne doit craindre pour sa vie. Personne ne doit avoir peur en raison de sa couleur de peau, de sa religion, de son origine. Le racisme n'a pas et n'aura jamais sa place en France. Nous étions à Trappes aux côtés des élus, des forces de l'ordre et de secours et des habitants.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Quelle France voulons-nous ? Quel projet politique voulons-nous pour le pays ? Être pris en tenaille entre ceux qui disent «vous ne serez jamais des nôtres, jamais totalement Français et ceux qui affirment «la France ne vous aime pas, vous ne vous ferez jamais votre place» ? Notre pays mérite mieux. Les Français méritent mieux.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Installer le doute. Partout. Tout le temps. C’est exactement ce que cherche le terrorisme. Faire douter une mère d'emmener son enfant au parc. Faire douter une femme voilée de pouvoir marcher dans la rue en sécurité. Faire douter nos compatriotes de leur capacité à vivre librement, sans être pris pour cible pour ce qu’ils sont ou seraient. La seule réponse à la haine raciste, c'est la République. Celle qui permet de tenir ensemble dans le même pays.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Une attaque terroriste a fait
un mort et plusieurs blessés graves, dont une fillette de 12 ans, aujourd’hui
dans les Yvelines. Ma première pensée va à la victime décédée et à ses proches,
à qui je présente mes condoléances. Je pense aussi aux blessés et à leurs
familles, toujours dans l’angoisse. Je rends hommage aux forces de sécurité
intérieures et aux secours, dont la réactivité a permis d’éviter un bilan plus
lourd. Unis, nous ferons face. La haine ne divisera pas la République.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> On ne peut pas censurer les budgets qui financent l'innovation agricole
tout en regrettant l'absence de moyens. L'état de la science n'offre pas
d'alternative immédiatement disponible pour chaque agriculteur. Ça s'appelle le
réel et il faut s'y confronter.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] À Trappes, une fusillade a coûté
la vie à une personne et fait quatre blessés. Mes pensées vont aux victimes et
à leurs proches. La saisine du parquet antiterroriste et l’hypothèse d’un
mobile raciste appellent à faire toute la lumière sur ce drame. Face à la haine
et à la violence, notre République doit rester unie, fidèle à ses valeurs de
fraternité.
> Le Prix Sakharov 2026 a été décerné à la Cour pénale internationale et à ses agents. Une distinction qui souligne leur rôle essentiel dans la lutte contre l’impunité. La France réaffirme son soutien à la CPI et à son indépendance.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> [Violences et pillages du 17 octobre] Pour les travailleurs indépendants
victimes des dégradations de ces derniers jours, chaque jour compte. Nous
devons leur donner les moyens de surmonter cette difficulté et de reprendre
leur activité au plus vite. Avec l’Urssaf et le Conseil de la protection
sociale des travailleurs indépendants (CPSTI), nous mobilisons plusieurs
mesures concrètes, notamment :
- Une aide financière exceptionnelle pouvant aller jusqu’à 6 000 €, selon
l’ampleur des préjudices subis.
- Des délais de paiement des cotisations sociales pouvant aller jusqu’à 12
mois, sans pénalité ni majoration. L’Urssaf contactera directement les
professionnels concernés et traitera leurs demandes en priorité. Notre
responsabilité est de protéger le travail, de préserver l’activité économique
et de ne laisser personne seul face aux conséquences de ces dégradations.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Une personne est décédée et
plusieurs ont été blessées, dont une petite fille, lors d’une attaque ignoble
qui s’est déroulée aujourd’hui dans les Yvelines. J’adresse toutes mes pensées
aux victimes et à leurs proches. Le parquet national antiterroriste (PNAT) est
saisi. La justice est entièrement mobilisée.
> [Violences et pillages du 17 octobre] La Justice poursuit son action de fermeté face aux individus qui ont pillé et s’en sont pris, avec violence, aux forces de l’ordre le week-end dernier. À ce jour, 232 individus ont été incarcérés. Par ailleurs, 1144 individus ont été déferrés et 263 procédures retenant la qualification de bande organisée ont été ouvertes par les procureurs de la République. Plus d’une centaine d’informations judiciaires sont ouvertes. Dans les semaines qui viennent la Justice va continuer de poursuivre et de juger les personnes impliquées dans les violences les plus graves. Nous ne sommes qu’au début du travail de fermeté et de manifestation de la vérité. Je remercie l’ensemble des magistrats, des greffiers, des agents qui font un travail formidable au service de nos concitoyens.
> [Violences et pillages du 17 octobre] Nous ne laisserons pas agir impunément ceux qui agressent les policiers, attaquent les bâtiments publics ou pillent les commerçants. Oui au droit de manifester, non au droit de casser.
> [Violences et pillages du 17 octobre] J’ai demandé aux procureurs de répondre encore plus fermement à ceux qui pillent des commerces ou qui attaquent les forces de l’ordre, en les incitant à requérir des peines supplémentaires : - L’interdiction de manifester. - La privation des droits civiques, donc du droit de vote. - La fermeture des comptes sur les réseaux sociaux et l’interdiction d’en créer de nouveaux. - L’information des employeurs des pilleurs et des individus violents.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> La France n’a jamais autant consommé de volailles et d’œufs. Nous devons
être à la hauteur de cette demande. Devant la Confédération française de
l’Aviculture, j’ai redit mon ambition : bâtir de nouveaux poulaillers, protéger
nos filières à Bruxelles face aux importations qui ne respectent pas nos
standards, adapter nos élevages au changement climatique et mieux nous préparer
face à l’influenza aviaire hautement pathogène.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Dans les Yvelines, aujourd’hui,
la terreur a fait irruption en pleine journée, jusqu’à frapper une enfant de 12
ans. Mes pensées vont aux victimes, à leurs proches et à tous ceux dont cet
attentat raciste a bouleversé la vie. Le racisme doit être combattu sans
faiblesse, sans complaisance, sans détour. Nos enfants ont le droit de grandir
sans avoir peur, et nous serons implacables envers ceux qui cherchent à leur
voler ce droit. La République est universelle.
> [Mobilisation des lycéens] Dès ce lundi, le Gouvernement présentera à la communauté éducative, aux Régions et aux lycéens une première série de décisions, notamment sur les classes surchargées, le remplacement des professeurs, la poursuite d’études et Parcoursup. Des réponses concrètes, chiffrées, avec des traductions dans le budget 2027 portées par des amendements du Gouvernement. La parole des lycéens doit avoir des suites : elle en aura.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> [Violences et pillages du 17
octobre] Je crois qu'il y a plusieurs choses qui ont largement
été expliquées pour, encore une fois, mettre en lumière, non pas excuser, mais
comprendre ce qui s'est passé le samedi dernier, donc le 17 octobre dernier.
D'abord, il y a un phénomène évident qui est celui de l'ultra-gauche et de
l'extrême gauche radicalisée, très présente, avec des modes opératoires, encore
une fois, organisés. Deuxième point, la radicalisation d'une partie des
manifestants et des délinquants qui ont été présents en nombre. Vous avez vu
comme moi les images des pilleurs, des casseurs qui ont, je crois, horrifié
tous les Français. Donc, je n'ai pas davantage à vous dire suite à votre
intervention, si ce n'est que la priorité, c'est évidemment le retour à l'ordre
et le retour à l'ordre républicain. L'ordre républicain, c'est d'abord la
possibilité de manifester, mais de manifester dans des bonnes conditions, avec
tout ce que ça doit amener de protection des biens et des personnes, et
ensuite, bien sûr, la lutte contre toutes les formes de délinquance, peu
importe je mets des guillemets, par qui elles sont portées d'ailleurs ce qu'on
a vu et ce qu'ont vécu notamment les commerçants dans les grandes
agglomérations est absolument intolérable. On sera à leurs côtés pour les
accompagner là encore dans la reconstruction de leur commerce, pour leur
permettre de réorganiser leurs stocks. Vous savez qu'on est à l'approche des
fêtes de Noël et c'est un moment qui est particulièrement important pour les
commerçants de notre pays. Il y a un enjeu donc de stocks, il y a un enjeu de
trésorerie, il y a un enjeu de rapidité et d'efficacité et donc je le dis tant
vis-à-vis de ce qui s'est passé samedi dernier que vis-à-vis des jours à venir
et de l'organisation dans les semaines à venir, on sera tout particulièrement à
leurs côtés.
> La crise que l'on traverse depuis quelques jours n'efface pas la crise du pouvoir d'achat, n'efface pas les difficultés que rencontrent les agriculteurs, n'efface pas la crise énergétique, pour ne citer que ces exemples-là. La priorité à très court terme, et c'est ce que nous demandent les Français, c'est le retour au calme. Et il n'y a pas de discussion supplémentaire possible sans ce préalable. Le préalable à toute discussion, encore une fois constructive, qui permette de faire avancer les choses sur les revendications lycéennes, sur les questions de pouvoir d'achat, sur les difficultés que rencontrent nos agriculteurs, sur les questions budgétaires de tout ordre qui sont discutées en ce moment à l'Assemblée nationale, c'est le retour au calme. Et donc, c'est le premier objectif. Ensuite, il y a des propositions qui seront mises sur la table suite aux consultations menées depuis plusieurs semaines par Édouard Geffray. Ce sera le cas en début de semaine prochaine. Il y a des discussions qui se tiennent en ce moment au Parlement, qui sont des discussions importantes. On n'en parle plus du tout, plus du tout dans le débat médiatique depuis quelques jours, mais enfin, la question des retraites, elle a été posée ces derniers jours au Parlement. Il y a un certain nombre de dépenses qui sont débattues. La question du déficit, la question des taux d'intérêt est toujours au cœur de l'actualité française, même si ça ne fait plus la une comme ça pouvait être le cas il y a 15 jours ou 3 semaines. Donc, tout ça se mène de front, mais le préalable, c'est le retour au calme.
> [Mobilisation des lycéens] Les violences qu'on a vues ces derniers jours ne doivent pas effacer des revendications, notamment lycéennes, étudiantes, qui sont des revendications légitimes. Ils ont été reçus à plusieurs reprises, ils le seront de nouveau si nécessaire, et le ministre de l'Éducation nationale fera des premières propositions lundi, je crois. En tout cas ça a été communiqué en ce sens, essayer d'avancer avec eux, encore une fois avec des demandes derrière qui sont complètement compréhensibles sur la question de l'orientation, sur la question des emplois du temps, sur la question des professeurs absents ou pas suffisamment remplacés en tout cas, parce que l'immense majorité des professeurs sont évidemment présents, mais sur les difficultés qu'il peut y avoir. Et donc on continuera à être à leurs côtés, on continuera à travailler ce dialogue, y compris quand les images des caméras ou des journaux télé seront passées à autre chose.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] J’apprends qu’une fusillade a
fait un mort et quatre blessés ce matin à Trappes, dans les Yvelines. Ces faits
sont d’une extrême gravité. J’attends désormais que l’enquête menée sous
l’égide du parquet anti-terroriste permette d’en comprendre rapidement les
circonstances. Je pense à la famille de la victime, aux blessés et à leurs
proches. Je veux leur dire toute ma solidarité dans cette épreuve. Merci aux
forces de l’ordre et aux secours pour leur travail exemplaire.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] La saisine du Parquet national antiterroriste et la piste d’un mobile raciste donnent une gravité supplémentaire à ce drame. Il est des moments où nous devons nous rappeler ce qui fait de nous une Nation. La République n’est pas seulement ce qui nous rassemble lorsque tout va bien. Elle est ce qui doit nous tenir ensemble lorsque la peur, la colère, la haine ou les ingérences étrangères menacent de nous séparer. Nous traversons une période où la violence gagne du terrain, dans les actes comme dans les esprits. Gardons-nous de nous y accoutumer. La fraternité n’est pas un vain mot inscrit au fronton de nos mairies. C’est un devoir que nous avons les uns envers les autres. Et c’est peut-être aujourd’hui celui que nous devons défendre avec le plus de force. J’appelle chacun à retrouver le chemin de l’apaisement.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Le racisme et la haine de l’autre
ont tué. Ce n’est pas ça la France. J’appelle au sursaut. Maintenant.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] À Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, un individu a ouvert le feu sur des passants. Il avait un seul objectif : faire le maximum de victimes. Le PNAT évoque des théories racistes et des cibles en raison de la couleur et des différences. Si cette information se confirme, c’est d’une barbarie innommable. La haine tue. La haine déchire notre pays. La haine doit cesser. Notre pays, la France, ce n'est pas ça. Je sais que l'immense majorité des Français ne le supporte plus. Toutes mes pensées vont aux victimes, aux habitants des Yvelines et à tous ceux que ce drame vient ébranler. Merci à nos policiers qui ont permis l'interpellation rapide du tireur. Le courage dont ils ont fait preuve a probablement permis d'éviter un bilan encore plus lourd. La réponse de la République, la réponse de la justice devront être implacables.
> [Mobilisation des lycéens] J'appelle à revenir sur la suppression de postes prévue dans le budget de l'Éducation nationale. L’éducation de notre jeunesse nécessite de mettre un maître ou un enseignant devant chaque classe.
> [Violences et pillages du 17 octobre] Il y a un vrai problème civilisationnel avec une partie de notre jeunesse qui se croit tout permis, en toute impunité. La lutte contre la délinquance des mineurs est une priorité absolue.
> [Violences et pillages du 17 octobre] Des jeunes pillent, cassent, et rentrent chez eux pour s'afficher fièrement sur les réseaux sociaux. Le plus important aujourd'hui, c'est d'avoir des images de ces personnes qu'on va traquer chez elles. Sans sanctions rapides, le sentiment d'impunité continuera de se répandre.
> [Violences et pillages du 17 octobre] Je plaidais pour l'état d'urgence car il permet de prendre des mesures administratives fortes pour retrouver les casseurs plus facilement. S'il y a de nouveaux incidents samedi, il faudra le déclarer.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Une personne a été tuée et
plusieurs autres blessées, dont certaines en urgences vitales, ce matin à
Trappes, lors d’une attaque terroriste, dont la piste de l’attentat raciste
semble se confirmer. Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes d’une extrême
gravité. Mes premières pensées vont à la victime, à sa famille et aux personnes
blessées, auxquelles j’adresse tout mon soutien. L’enquête devra faire toute la
lumière sur les circonstances de cette attaque et ses motivations. Face à la
violence et à la terreur, notre République ne doit rien céder. Elle devra
rappeler, le cas échéant, que nous sommes tous égaux en dignité quelles que
soient notre couleur de peau et notre religion. Et qu’un crime contre l’un des
nôtres et un crime contre nous tous. La fermeté de l’État, la justice et notre
unité collective doivent être sans faille.
> [Retraites] Marine Le Pen, les retraites représentent à elles seules le tiers de l’augmentation de la dette publique depuis 2017… Un montant « dérisoire » de 500 milliards d’euros ! Pour une raison simple : l’espérance de vie a continûment augmenté dans notre pays (c’est une bonne nouvelle) et les générations du Baby-boom sont arrivés et continuent d’arriver à la retraite. 500 milliards d’euros c’est à peu de choses près cinq fois ce que coûte chaque année la rémunération des fonctionnaires et agents publics de l’Etat (hors retraites évidemment). Vous pouvez supprimer tous les fonctionnaires, les agents de police, les gendarmes, les professeurs des écoles, les juges, les personnels pénitentiaires, les personnels des agences (dont l’essentiel sont les personnels des musées et des universités) etc. ca ne résoudra pas le problème de déficit des retraites !
> [Mobilisation des lycéens] Les lycéens qui manifestent ne sont pas les casseurs. Nous refusons que les violences de ce week-end soient un prétexte pour ne pas répondre à leurs légitimes revendications. Ces dernières semaines j’ai pris le temps à plusieurs reprises de faire le point avec les lycéens de ma circonscription sur leurs préoccupations et leurs attentes. Nous devons avoir des réponses concrètes tant sur leurs préoccupations du quotidien (température et dignité des locaux, emploi du temps, remplacement des professeurs, orientation, Parcoursup…), que sur leurs inquiétudes vis-à-vis de l’avenir (guerre en Europe, intelligence artificielle, dérèglement climatique, manque d’investissements publics en leur faveur). Avec Gabriel Attal, nous faisons des propositions concrètes en ce sens (voir visuel). Et nous proposons un pacte avec la jeunesse et pour notre jeunesse.
Elisabeth Borne (députée)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Vive émotion après l’attaque
à l’arme à feu survenue à Trappes et à La Verrière. Une personne a perdu la vie
et plusieurs autres ont été grièvement blessées. Mes pensées vont aux victimes,
à leurs familles et à tous les habitants des Yvelines. Je remercie nos forces
de l’ordre pour leur mobilisation et l’interpellation du suspect. Le parquet
national antiterroriste s’est saisi des faits. Toute la lumière devra être
faite sur les circonstances et les motivations de cette attaque.
Marc Ferracci (député)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] À Trappes et à La Verrière, une
personne tuée, plusieurs blessés, dont une enfant de 12 ans. Je pense aux
victimes, à leurs familles et aux habitants qui ont vécu ces moments de
terreur. Merci aux policiers qui ont arrêté le tireur et aux secours mobilisés
auprès des blessés. Le parquet antiterroriste évoque un mobile raciste, que
l’enquête devra établir. Personne ne doit être pris pour cible pour sa couleur
de peau ou sa religion. Face à cette barbarie, la justice devra être
implacable.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Cet attentat raciste ne vient pas
de nulle part. Il est le fruit d’une parole raciste complément libérée par les
responsables de l’extrême-droite qui montent les Français les uns contre les
autres. Notre pays a besoin d’unité, pas de la haine de ceux qui veulent nous
diviser.
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] L’attaque terroriste et vraisemblablement raciste qui a frappé les Yvelines ce matin est extrêmement grave. Toutes nos pensées vont à la victime et aux blessés. Dans ces moments difficiles, nous devons nous tenir ensemble et lutter contre la haine qui menace notre pays
Violette Spillebout (députée)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] La France est en deuil. À Trappes
et à La Verrière, un homme a tué parce que des femmes, des hommes, une enfant
n'avaient pas la bonne couleur de peau à ses yeux ou pas la bonne religion.
Pengo Bossio Wangi a perdu la vie. Cinq personnes luttent encore, dont une
petite fille. Mes pensées vont à elles, à leurs familles, à tous ceux qui les
aiment. Ce crime a un nom : le racisme. Il exprime une haine qu'on laisse trop
souvent grandir. Aucune victime ne doit être oubliée. Aucune douleur ne doit
être hiérarchisée. Face à la haine, une seule réponse : faire nation. Ensemble,
unis, debout.
> [Protection des enfants] Sur les violences faites aux enfants, je ne veux plus de mesures symboliques, de rapports remis à plus tard ou de promesses sans lendemain. Dans la proposition de loi sur les violences scolaires que j’ai portée avec le soutien de Gabriel Attat et du groupe Ensemble pour la république, la création d’un fonds d’indemnisation a finalement été renvoyée à la remise d’un rapport du Gouvernement. Dans la loi intégrale, j’ai également fait adopter à l’unanimité un amendement pour que les victimes soient associées aux travaux de la future Autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales, alors même que le Conseil des victimes annoncé n’a toujours pas vu le jour. À force de repousser, de renvoyer à plus tard ou de détricoter les avancées au fil de la navette parlementaire, nous perdons du temps. Les victimes ne peuvent plus attendre. Elles doivent être au cœur de nos décisions, de nos lois et surtout de leur mise en œuvre.
> Nous avons pris un engagement clair : ne pas profiter de la baisse démographique pour supprimer des postes dans l’Éducation nationale. Ces dernières années, lorsque des milliers de suppressions de postes ont été proposées, nous nous y sommes opposés. Parce que moins d’élèves doit être une opportunité pour mieux encadrer, mieux accompagner et améliorer les conditions d’apprentissage. Nous avons besoin d’enseignants, mais aussi de personnels de santé, d’accompagnement, d’inclusion et d’encadrement. C’est pourquoi nous soutenons l’amendement de garder le même nombre de postes pour moins d’élèves, c’est faire le choix de la qualité de l’école.
Marie Lebec (députée)
> [Retraites] Par calcul électoral et comme d’autres, le RN refuse de voir
l’éléphant dans la pièce. Quelle lâcheté ! Je suis fière d’appartenir à un
parti politique qui a, par deux fois, fait tout son possible pour œuvrer à la
survie de notre système de retraite par répartition. Les oppositions actuelles
vendent du rêve. Le réveil sera brutal.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Sidération après l’attaque
meurtrière dans les Yvelines. Je pense ce soir aux victimes et à leurs proches.
Merci aux forces de l’ordre pour leur rapidité et leur sang-froid. Si le mobile
raciste se confirme, ce drame rappellera où mène la haine qui déchire notre
société.
● Parti radical
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] Terrible drame à Trappes et
La Verrière. Toutes nos pensées aux victimes et à leurs proches. Le Parquet
national anti terroriste a ouvert une enquête retenant le mobile raciste.
L'homme a été interpellé, la justice passera. La République ne cèdera rien face
à la haine.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Pascal Canfin (député)
> La bascule, France 2027
Soyons lucides : les conditions de l'accession au pouvoir de l'extrême droite
en France sont réunies.
L'Histoire nous apprend que ces conditions sont assez largement identiques
au-delà des spécificités de chaque période.
- Une société déboussolée qui ne va pas bien. C’est, à l’évidence, le cas de la
société française aujourd’hui.
- Un système politique instable qui répand un sentiment d’impuissance. Depuis
la dissolution catastrophique de 2024, c’est une triste réalité. Elle explique
largement les inquiétudes de ceux qui achètent de la dette française, ce qui
fait monter les taux d'intérêt, nous rapprochant d'une situation de perte de
contrôle.
- Une extrême gauche qui sert de repoussoir et contribue en miroir à rendre
plus acceptable l'arrivée de l'extrême droite dans une rhétorique classique de
l'ordre contre le chaos, qui finit par faire basculer une partie des classes
moyennes.
- Un accord avec une partie des élites économiques qui pensent qu'elles peuvent
toujours s’accommoder avec l'extrême droite, sans même parler de celles qui
souhaitent son arrivée pour réaliser une révolution ultraconservatrice. Cet
accord implicite, ou explicite pour certains comme Vincent Bolloré, se réalise
d’autant plus que la peur de l’extrême gauche est forte.
Ces conditions conduisent à une extrême droite forte mais pas nécessairement
majoritaire. Pour qu'elle le devienne, il faut encore des conditions purement
politiques, voire partisanes, supplémentaires.
- La bascule d'une partie de la droite traditionnelle qui devient le supplétif
du grand frère d'extrême droite.
- La préférence de l’extrême gauche pour la « lutte finale » entre elle
et l’extrême droite supprimant toute possibilité de reports sur le reste des
progressistes.
- La division et la perte de légitimité des responsables politiques qui se
situent entre l’extrême droite et ses alliés d'un côté, et l’extrême gauche de
l’autre.
Cela fait au total sept conditions qui sont toutes en train de se matérialiser
sous nos yeux.
Mais l'Histoire nous démontre aussi que rien n'est joué d’avance. J’évoquais
récemment les cinq crises qui vont très certainement bousculer la campagne
présidentielle. Les quinze jours qui viennent de s'écouler nous ont encore un
peu plus rapprochés de ce scénario. J'en suis persuadé, rien ne se passera
comme prévu aujourd’hui.
> La révolution électrique s’est définitivement
imposée
En 2024, au Mondial de l’Auto, qui se tient tous les deux ans à Paris, tout le
monde se demandait si l’électrique allait marcher. La semaine dernière, j’y
suis retourné, et plus personne ne se posait la question. Sur les stands, les
voitures électriques sont partout. La seule question qui demeure est de savoir
qui seront les gagnants de cette révolution.
- L’électrique, c’est fait
La vitesse à laquelle la voiture électrique se déploie maintenant est
impressionnante. En France, il nous a fallu quasiment dix ans pour atteindre 10
% de voitures électriques dans les parts de marché, quatre ans pour atteindre
20 %, moins d’un an pour atteindre 30 % et moins de six mois pour atteindre 40
% ! Et cette dynamique va se poursuivre. Dans les commandes du mois
d’octobre des principaux constructeurs, qui se traduiront dans les chiffres
d’immatriculation d’ici la fin de l’année, les voitures électriques
représentent 60 % à 70 %.
Le succès de l’électrique s’explique par l’offre développée par les
constructeurs. Sur les stands, c’est le grand retour des petites voitures
abordables : la 2 CV à 15 000 €, la R5, la Twingo, la Dacia Spring, la Polo… La
voiture électrique devient accessible à tous.
Autre preuve du changement de paradigme : le sujet de la valeur résiduelle
est en train de s’inverser. Pendant des années, c’était l’un des principaux
arguments contre l’électrique : que vaudrait une voiture électrique à la
revente ? Aujourd’hui, le doute a changé de camp : c’est désormais la valeur de
revente d’une voiture thermique qui devient incertaine.
La dynamique est très différente sur les véhicules utilitaires légers (VUL). Là
où la voiture particulière bascule à grande vitesse, l’adoption reste faible
pour ces véhicules. Pourtant, ils sont au cœur du quotidien, de la logistique
du dernier kilomètre aux artisans et petites entreprises, et au cœur de l'enjeu
de la lutte contre la pollution de l’air. Pour ces acheteurs, le véhicule est
un outil de travail : ils raisonnent en coût total d’usage et se demandent
s’ils pourront charger le même poids de matériel ou recharger sur leur
chantier. L'offre doit encore se diversifier. C’est justement pour répondre à
ces besoins que Renault présentait au Mondial la version électrique de son
Trafic, pensée pour les artisans.
J’en conclus qu’il faut continuer à travailler sur l’offre afin d’avoir des
véhicules qui correspondent aux usages des artisans. En parallèle, il faut
soutenir la demande comme le fait maintenant le Gouvernement français à travers
des aides à l’achat pouvant aller jusqu’à 11 000 € pour l'acquisition d’un
véhicule assemblé en Europe. La semaine dernière, le Gouvernement a également
annoncé le lancement d’un programme de leasing social pour 20 000 véhicules
utilitaires légers destinés aux TPE et PME, notamment aux artisans du BTP. Cela
va dans le bon sens et permet de faire pour les artisans ce qui a marché
pour les particuliers !
- La vraie bataille : la compétitivité face à la Chine
Les constructeurs européens font face à un marché automobile européen en recul.
L’Europe fabrique aujourd’hui environ un quart de voitures en moins qu’avant le
Covid : 11,5 millions en 2025, contre 15,8 millions en 2019. Cela s’explique
par le fait que les Européens achètent nettement moins de voitures
neuves : 10,8 millions en 2025, contre 15,3 millions en 2019, soit près de
30 % de moins.
Et sur ce marché en recul s’ajoutent de nouveaux concurrents, les constructeurs
chinois en tête. Sur la même période, la part de l’Europe dans la production
mondiale de voitures est passée de 21 % à moins de 15 %, tandis que celle de la
Chine est passée de 28 % à 36 %. En Europe, les constructeurs chinois capturent
désormais 10 % de parts de marché. Une vingtaine de marques chinoises étaient
d’ailleurs présentes au Mondial de l’Auto. Presque autant que de marques
européennes !
Leur avance s’explique en partie par les investissements réalisés depuis des
décennies. Sur les stands des constructeurs chinois, les technologies sont à la
pointe : BYD présente des véhicules capables de se recharger en moins de 5
minutes. BYD n’était pas un constructeur automobile au départ, mais un
fabricant de batteries qui a construit des voitures électriques à partir
de la maîtrise de cette technologie et de la gestion de l'énergie associée. Les
constructeurs européens ont fait le chemin inverse. Ils ont été des leaders
mondiaux pendant des décennies, avec un savoir-faire reconnu : ils sont partis
de l’automobile et ont ajouté l’électrique à leur savoir-faire. L’intégration
verticale et la rapidité d’innovation expliquent en partie l’avance des Chinois.
Le problème de cette concurrence chinoise est qu’elle ne s’exerce pas à règles
égales. Les entreprises chinoises reçoivent 3 à 8 fois plus de soutien public,
rapporté à leur chiffre d’affaires, que leurs concurrentes européennes. Selon
l’OCDE, 60 % des parts de marché qu’elles ont gagnées en vingt ans s’expliquent
par ces subventions, pas par la productivité ou l’innovation.
- La stratégie européenne : protéger, innover et produire en Europe
Face à cette concurrence déloyale, la réponse européenne est claire : d’un
côté, protéger à travers des mesures de défense commerciale et, de l’autre,
investir en Europe grâce à la préférence européenne.
Dès 2024, l’Europe a décidé de protéger son marché. À l’issue d’une enquête de
la Commission sur les subventions, elle a imposé des droits compensateurs
pouvant aller jusqu’à 35 % sur les voitures électriques chinoises. Mais cet
outil de défense commerciale ne permet de traiter qu’un produit à la fois. Les
exportations chinoises se sont donc reportées sur les voitures hybrides, non
visées par la mesure européenne.
Cela montre bien que le problème est systémique. C’est pourquoi l’Union a
ouvert en juin une négociation avec Pékin, en insistant sur le fait qu’un
rééquilibrage de notre relation commerciale passera par une gestion des
exportations chinoises vers l’Europe. L’accord conclu les 8 et 9 octobre à
Pékin entre le commissaire européen Maroš Šefčovič et le ministre chinois du
Commerce Wang Wentao est une bonne nouvelle pour la filière automobile
européenne. Les deux parties se sont accordées pour modérer les exportations
chinoises d’hybrides et d’hybrides rechargeables vers l’UE, en actant un quota
de 350 000 véhicules par an pour une durée de quatre ans.
En parallèle, avec la préférence européenne introduite
par l’Industrial Accelerator Act, l’Europe agit pour préserver son tissu
industriel, à commencer par les équipementiers, et choisit d’utiliser l’argent
public pour soutenir la production européenne de voitures électriques. Déjà
aujourd’hui, lorsque vous achetez en France une voiture électrique, vous avez
six fois plus de chances qu’elle soit fabriquée en France qu’une voiture
thermique. L’électrique est donc bien plus créateur d’emplois que le thermique.
Mais il faut encore aller plus loin.
Je ressors de ce salon avec une conviction : le futur est électrique, cela
ne fait plus aucun doute. Mais la bataille est bel et bien en cours pour savoir
qui sortira gagnant de cette révolution technologique de l’automobile. Dans un
monde parfait, le meilleur l’emporterait. Mais avec la Chine, le combat n’est
pas loyal. C’est pour cela que je me mobilise tous les jours pour que l’Europe
protège et accompagne les innovations qui assureront notre prospérité future.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> [Attentat terroriste raciste
de Trappes] La France est en deuil. Le racisme tue. Nous sommes tous saisis
d’effroi face à l’horreur commise à Trappes et à La Verrière. Mes pensées vont
aux victimes et à leurs proches. Face à la haine et au racisme, la République
tiendra. Unie.
> La Chine, c'est
un sujet qui préoccupe. Et je vais aller plus loin, c'est une question de vie
ou de mort pour l'industrie européenne. (…)
En Allemagne, première puissance industrielle européenne, ce sont aujourd'hui
15 000 emplois industriels qui sont détruits chaque mois. (…)
Il y a huit fois plus de subventions à l’industrie en Chine que dans les pays
de l’OCDE (...) quand à qualité égale, vous avez 30 à 40% d’écart de coûts avec
les productions chinoises, on ne peut pas lutter simplement avec les règles
normales du marché.
> Les Européens
doivent être le premier allié fiable de l’Ukraine, à la fois dans le soutien
financier et dans les autres formes de soutien, comme le renseignement
militaire. (…) Le Rassemblement National veut couper le robinet de l’aide
financière à l’Ukraine. Faire cela, ce n'est pas défendre l'intérêt des
Français, c'est défendre l'intérêt de monsieur Poutine et de la Russie. Évidemment,
ça paraît coûteux. Mais d’abord, je rappelle que ce sont essentiellement des
prêts que nous faisons à l’Ukraine (...) C’est une aide qui est remboursée à
l’Europe. (…)
Ça ne sert à rien de renforcer notre défense à travers la loi de programmation
militaire, si on ne renforce pas ce qu'est la première ligne de notre sécurité
européenne. Le soutien à l'Ukraine, c'est notre sécurité. Tous ceux qui
aujourd'hui jouent avec ça mettent en danger très concrètement le prix de
l'énergie, le prix des carburants, mais aussi la sécurité fondamentale de la
France et des Français.
> [Mouvements sociaux et violences dans le monde] C’est important de rappeler que ce phénomène n’est pas seulement français. Ni les manifestations légitimes des jeunes qui expriment des revendications, ni, et c’est très différent, les violences, la casse et le pillage.
> Il faut faire le distinguo entre l’extrême gauche, comme la France insoumise ou d'autres qui sont dans le jeu démocratique et « l’ultragauche, les casseurs et les pilleurs qui tentent de tout péter.
> Quand il y a
moins de jeunes dans une société, il faut qu'ils aient une place. (…)
Le vote à 16 ans aux élections locales, j'appelle ça un sas d'entrée dans la
citoyenneté. Je pense que ce serait un geste de confiance, de rééquilibrage
aussi parce qu'il y a moins de jeunes, donc on leur donnerait une place plus
importante dans notre démocratie et ce serait peut-être un apprentissage
civique qui serait intéressant.
> [Dette publique] La première chose à faire, c’est d’avoir un budget sérieux. C'est aussi un appel à la responsabilité collective. Ça veut dire que rapidement, on doit montrer en France qu'on est capable d'avoir un budget qui, même s'il faudra aller plus loin, nous met sur une trajectoire raisonnable de réduction du déficit.
> [Présidentielles] J'appartiens politiquement au bloc central (...) Il faut qu'on se mobilise pour proposer quelque chose d'attractif aux élections présidentielles et législatives qui viennent. Et ça veut dire aussi que le danger des extrêmes est un danger très concret pour le portefeuille des Français.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> [Attentat terroriste raciste de Trappes] L’horreur et l’innommable ce
matin à Trappes et à La Verrière. Mes pensées vont aux victimes et à leurs
proches, notamment à cette fillette de 12 ans. Personne ne devrait être
confronté à une telle barbarie, encore moins un enfant. Soutien aux policiers et
secours mobilisés.
> À l’issue du Sommet mondial, j’ai soutenu au nom de la France la Déclaration de Samarcande. Mon cap : faire de l’« impact enfance » un réflexe dans chaque décision publique. Mieux financer, coordonner, mesurer : les droits des enfants exigent des résultats !

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