Le débat hautement nécessaire sur une primaire de tous les opposants aux extrêmes donc de tous ceux qui défendent la démocratie républicaine libérale comme régime politique – sur lequel des programmes et des projets différents peuvent s’élaborer et être mis en œuvre – alors que son avenir est en jeu, est totalement biaisé et faussé par les propos et les commentaires politiciens qu’il suscite dans les meetings et les médias.
Comme nous l’avons dit plusieurs fois ici, une primaire de l’axe central pour être qualifiée comme telle devrait réunir des sociaux-démocrates aux conservateurs républicains en passant par les centristes et les libéraux c’est-à-dire du PS à LR en passant par Renaissance, le MoDem et Horizons pour parler des principales formations qui en font partie.
Une simple primaire réunissant uniquement les candidats du Centre et de la Droite ne concernerait qu’une partie de l’axe central (ou «bloc central» comme certains l’appellent), non sa totalité alors qu’il est indispensable que tous les candidats de celui-ci s’y trouvent engagé pour avoir la légitimité de représenter la démocratie républicaine libérale face à ses ennemis des extrêmes.
Et si primaire du Centre et de la Droite devait avoir lieu, elle ne pourrait que désigner celui ou celle qui représenterait ces courants dans une vraie primaire de l’axe central.
Une primaire de l’axe central dont le fondement même serait donc cette défense de la démocratie républicaine libérale comme condition pour y participer et comme unique objectif à atteindre après un débat où chacun exposerait son programme devant les Français.
Quand nous parlons de la nécessité d’une union de l’axe central vis-à-vis de la situation politique intérieure du pays et des menaces extérieures, il faut bien comprendre qu’il s’agit ici uniquement de combattre les ennemis de ce régime qui sont aux portes du pouvoir.
Sans l’existence de cette situation exceptionnelle où la puissance des extrêmes leur donne la capacité d’être tous deux au second tour de la présidentielle, une union de l’axe central n’aurait aucune justification et aucun intérêt.
Aujourd’hui, l’urgence commande cette union mais personne, à l’encontre de ce que disent ceux-ci, ne demande à monsieur Glucksmann de soutenir le programme de monsieur Retailleau, de monsieur Retailleau de soutenir le programme de monsieur Attal et de monsieur Attal ou de monsieur Philippe de soutenir celui de monsieur Glucksmann.
Non, ce que l’on demande à ces candidats et quelques autres qui font partie de l’axe central, comme monsieur de Villepin ou monsieur Lisnard, par exemple, c’est de faire front commun afin d’éviter que le prochain président s’appelle monsieur Mélenchon ou madame Le Pen voire monsieur Zemmour.
Car le risque est là, présent comme jamais comme les sondages le confirment de semaines en semaines.
Alors, cela peut passer par une primaire qui sera néanmoins très difficile à organiser, voire impossible a vu des déclarations des uns et des autres, ou plutôt par un désistement pour le candidat le mieux placé en février ou mars prochain si les scores de chacun ne permettent pas à un candidat de l’axe central d’être au second tour alors que le total de ceux-ci, en revanche, le porterait à y être.
La responsabilité que prendraient ceux qui refuseraient cette union de circonstance seraient alors immense et ils devraient en porter toutes les conséquences au cas où un duel Mélenchon-Le Pen partagerait celui ou celle qui s’installerait à l’Elysée.
Que l’on soit bien conscient que l’existence de l’axe central que nous avons été les premiers à définir, ne concerne pas et n’a jamais concerné un programme politique unique mais bien un lieu politique où tous ceux qui si trouvent défendent la démocratie républicaine libérale.
Cet axe n’a d’autre objectif commun que cette défense et si la menace n’existait pas de sa disparition, l’axe central n’en existerait pas moins mais n’aurait aucun intérêt à s’unir.

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