Voici une sélection, ce 7 octobre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> L'élargissement renforce le poids de l'Europe dans le monde. Il s'agit de
notre politique étrangère la plus réussie depuis des décennies. Les nouvelles
propositions de la Commission définissent des étapes claires pour une
intégration progressive des pays candidats, des garanties pour éviter tout
recul et une adaptation institutionnelle de notre côté. La réalité géopolitique
actuelle exige que nous avancions plus vite. Lorsque les pays qui progressent
sont laissés pour compte, l'instabilité s'installe.
> L'UE est prête à déployer une Mission d'observation électorale pour les élections législatives palestiniennes prévues en novembre. Ceci faisait partie des questions que j'ai abordées lors de mon appel avec le vice-président palestinien. Les Palestiniens ont le droit de choisir leurs représentants lors d'élections crédibles, inclusives et transparentes. Après près de 20 ans sans vote parlementaire, ces élections offriraient une opportunité longtemps attendue pour renouveler la légitimité des institutions palestiniennes.
> L’escalade continue de la violence en Éthiopie et la montée des tensions régionales sont alarmantes. Cette situation risque de déclencher un conflit régional plus large, avec de graves conséquences pour la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique. L’UE appelle à une désescalade immédiate sur tous les fronts. Les acteurs extérieurs doivent s’abstenir de toute ingérence. Le respect du droit international humanitaire est impératif. Les civils doivent être protégés en toutes circonstances et l’accès humanitaire sans entrave doit être garanti.
> Les relations entre l'UE et la Moldavie n'ont
jamais été aussi étroites. La Moldavie a été le premier pays à signer un
partenariat de sécurité et de défense avec l'Union européenne.
Le Mécanisme européen pour la paix demeure la pierre angulaire de la
modernisation de la défense moldave. Notre soutien via ce mécanisme s'élève
désormais à 317 millions d'euros, ce qui place la Moldavie au deuxième rang
mondial des bénéficiaires. Rien qu'en 2026, 120 millions d'euros seront
consacrés à la défense aérienne.
Nos liens économiques se renforcent également. L'UE est de loin le premier
partenaire commercial de la Moldavie. Dans le cadre du Plan de croissance de
l'UE, nous avons investi 1,9 milliard d'euros pour soutenir votre économie, vos
infrastructures et votre connectivité. Aujourd'hui, nous versons une nouvelle
tranche de 157 millions d'euros.
La Moldavie s'intègre progressivement au marché unique européen. Vous avez
rejoint l'espace unique de paiement en euros, dont vous avez également parlé
lors de notre réunion : il rend les paiements plus rapides et moins
coûteux, et permet aux citoyens moldaves de vraiment ressentir ce que signifie
faire partie de l'Europe.
De plus, la zone d'itinérance mobile de l'UE apporte des avantages
concrets aux citoyens et aux entreprises moldaves.
La sécurité figurait parmi nos priorités. L'Europe a connu une recrudescence
des attaques hybrides russes, des tentatives de sabotage et des violations de
l'espace aérien ces dernières semaines.
Des missiles et des drones russes ont de nouveau violé l'espace aérien moldave
ce week-end, ce qui est totalement inacceptable. Le Kremlin met des vies en
danger sur tout le continent.
L'objectif de Moscou derrière ces actions est de semer la peur et de paralyser
notre prise de décision. Notre réponse : une plus grande résilience et un
soutien accru à l'Ukraine. L'UE et la Moldavie sont plus fortes lorsqu'elles
agissent de concert.
En matière de résilience, l'UE aide la Moldavie dans
le cadre de sa mission de partenariat avec l'UE, notamment par le renforcement
des capacités, des mesures de réponse rapide et des sanctions contre les
responsables de la déstabilisation du pays.
La Moldavie est, de son côté, un partenaire solide de la politique étrangère et
de sécurité de l'Europe, notamment grâce à son alignement étroit sur les
positions de l'UE. Vos contributions aux missions de l'UE en Somalie et en
Bosnie-Herzégovine contribuent de manière significative à la sécurité de
l'Europe.
L’adhésion de la Moldavie à l’UE est un objectif que nous partageons. Depuis
notre dernière rencontre dans ce format, la Moldavie a accompli des progrès
considérables sur la voie de l’adhésion. Le rythme des réformes à Chișinău est
très soutenu. L’engagement européen de la Moldavie est irréversible.
Parallèlement, la poursuite des réformes demeure impérative.
Comme nous l'avons entendu aujourd'hui, la situation en Transnistrie, région de
Moldavie, demeure fragile. Le modèle économique actuel de la Transnistrie n'est
pas viable, ce qui rend les efforts de Chișinău en faveur de la réintégration
socio-économique d'autant plus importants. La Transnistrie ne constituera pas
un obstacle sur la voie de l'intégration européenne de la Moldavie.
Enfin, la poursuite du dialogue avec Chișinău et les autorités locales de
Comrat est essentielle pour garantir que les élections de novembre en Gagaouzie
soient libres, équitables et transparentes. Elles constitueront un test crucial
pour la résilience et la cohésion démocratiques de la Moldavie.
L'UE continuera de soutenir la résilience, la sécurité et les institutions de
la Moldavie.
> Concernant la hausse des prix de l'énergie, tous les États membres sont confrontés à ce problème et nous ne prévoyons pas de baisse significative des prix. Ces discussions se poursuivent donc à notre niveau, non seulement avec nos partenaires extérieurs, mais aussi avec les États membres.
> C’était un plaisir d’être à Rome aujourd’hui. Le rôle de l’Italie dans les missions et opérations de l’UE, notamment dans l’opération navale Aspides en mer Rouge, est indispensable et j’ai remercié mes homologues à ce sujet. Avec Antonio Tajani, j’ai évoqué la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, et notamment les graves conséquences des attaques russes contre les navires céréaliers en mer Noire sur la sécurité alimentaire mondiale. Nous avons également abordé les préparatifs de la nouvelle mission de l’UE visant à renforcer les forces armées libanaises. Avec Guido Crosetto, nous avons parlé de l’urgence de renforcer l’opération Aspides avec davantage de navires afin de mieux protéger le commerce mondial. Nous avons également discuté de la nécessité d’une réponse européenne plus ferme face à la multiplication des menaces hybrides, ainsi que d’un renforcement de la capacité de défense européenne.
> Ce fut un privilège de rencontrer sa sainteté Léon XIV. Nous avons évoqué la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine et la nécessité d'une paix juste et durable, la situation au Moyen-Orient et les besoins humanitaires urgents, ainsi que le danger croissant que représentent la polarisation de la société et l'intelligence artificielle. J'ai remercié Sa Sainteté pour son engagement indéfectible envers le droit international, le multilatéralisme et sa prise de position résolue en faveur de la dignité humaine.
> La réussite de la transition syrienne revêt une
importance capitale pour l'Europe. Elle est surtout cruciale pour les Syriens,
qui attendent depuis bien trop longtemps la paix, la liberté et un avenir.
L'Union européenne mobilise ses leviers politiques et économiques pour
accompagner la Syrie sur la voie d'une transition inclusive et pacifique.
Après la chute d'Assad, l'Union européenne a agi rapidement et levé les
sanctions économiques imposées à la Syrie afin de soutenir le redressement et
la reconstruction. Nous avons rétabli la pleine application de l'accord de
coopération UE-Syrie et tenu notre premier dialogue politique de haut niveau en
mai.
Tous ces éléments ont constitué des signaux politiques importants dans la
normalisation des relations entre l'UE et la Syrie. Nous souhaitons désormais
mobiliser davantage d'investissements et renforcer notre partenariat, mais cela
dépend aussi fortement de la Syrie.
J'ai proposé cette année des discussions techniques sur les questions
politiques et de sécurité, ainsi que sur le redressement et la reconstruction,
en amont d'un nouveau dialogue politique de haut niveau prévu avant l'été
prochain. Ces discussions s'appuieront sur le soutien substantiel déjà apporté.
L'Union européenne fournit déjà 620 millions d'euros pour le redressement, les
besoins humanitaires et le renforcement des institutions.
Aujourd'hui, nous nous sommes également rendus à Jobar et avons constaté par
nous-mêmes les dégâts causés par le régime d'Assad. Grâce aux instruments de
politique étrangère de l'UE, nous avons mobilisé 51,5 millions d'euros, dont
environ 18,85 millions pour le déminage. Le déminage permet aux enfants d'aller
à l'école en toute sécurité et aux agriculteurs de retourner à leurs champs.
Mais il est clair que l'aide à elle seule ne peut pas reconstruire la Syrie.
Les investissements étrangers et nationaux ont besoin de confiance, et la
confiance a besoin de sécurité, de règles claires, de l'état de droit,
d'institutions fonctionnelles, mais aussi de la pleine participation des femmes
à la société. Nous sommes prêts à contribuer à la mise en place de ces institutions,
et il est bon que nous abordions ces questions aujourd'hui.
La réussite de la transition repose sur la réconciliation nationale et la
responsabilisation des parties. L'Union européenne soutient la mise en place de
commissions sérieuses chargées de la justice et des personnes disparues afin
d'enquêter sur les violences de masse passées. Les familles ont besoin de
réponses. Les victimes ont besoin de justice. On estime à 1,8 million le nombre
de personnes rentrées en Syrie depuis l'étranger après la fin de la guerre. Ces
retours doivent être sûrs, dignes et durables. Les personnes qui rentrent chez
elles ont besoin de logements, d'écoles, d'hôpitaux et de sécurité. La
réintégration du nord-est de la Syrie est également une étape majeure. Elle
doit protéger les droits des Kurdes et donner aux communautés une véritable
voix au chapitre. À Soueïda également, le dialogue et le renforcement de la
confiance sont essentiels.
Nous avons également abordé la question de la sécurité régionale au sens large.
La retenue de la Syrie envers Israël et sa décision de rester à l'écart du
conflit irano-américain ont contribué à enrayer son escalade. La Syrie et
Israël mènent des négociations sécuritaires depuis un an. La souveraineté de la
Syrie et l'accord de séparation de 1974 doivent être respectés.
Enfin, concernant la présence militaire russe en Syrie : la Russie a
utilisé ses bases pour aider Assad à tuer des Syriens. Moscou continue de le
protéger. Nous espérons que le récent mémorandum d'entente permettra de réduire
la présence et l'influence militaires russes. La Syrie dispose d'alternatives
crédibles à sa dépendance envers la Russie.
Les relations entre l'UE et la Syrie ont considérablement évolué depuis la
chute du régime d'Assad. L'Europe souhaite la réussite de la transition
syrienne. Nous voulons que la Syrie occupe la place qui lui revient au sein de
la communauté internationale et nous sommes prêts à contribuer à pérenniser ce
processus. Notre tâche consiste désormais à traduire ce renforcement des
relations en améliorations concrètes pour la vie des Syriens.
> Concernant la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement), je sais que des discussions sont en cours sur la manière dont cet organisme financier pourrait examiner les projets en Syrie et les modalités de cette coopération. La Banque européenne d'investissement étudie également cette coopération, car il est clair que le soutien au développement des infrastructures, piliers de l'économie, est indispensable. Nous étudions donc les possibilités d'action. Aucun accord n'a encore été conclu, mais les discussions se poursuivent.
> Il est clair que la Syrie a besoin de davantage d'investissements. Ces investissements étant généralement réalisés par des entreprises privées, il est essentiel de prendre en compte leurs besoins. Pour elles, l'état de droit et le bon fonctionnement des institutions sont primordiaux. Autrement dit, si une entreprise investit en Syrie et rencontre un problème, elle doit pouvoir saisir la justice et obtenir réparation, ce qui renforce sa confiance dans l'économie. C'est pourquoi il est crucial que ces éléments soient pris en compte simultanément. Nous sommes prêts à contribuer à la mise en place d'institutions permettant aux entreprises privées disposant des fonds nécessaires d'investir en Syrie et de créer les emplois que la population recherche. Ces enjeux sont donc étroitement liés.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> Assez petit pour tenir dans la main d'un bébé. Assez dangereux pour que
cela compte. Voici comment Safety Gate, le système d'alerte rapide de l'UE pour
les produits dangereux, protège nos plus jeunes consommateurs.
> Au Luxembourg, les institutions qui protègent la justice, les finances et les investissements européens sont situées à quelques rues d'écart. Ensemble, elles illustrent concrètement l'application de l'État de droit : les tribunaux garantissent les droits, les procureurs luttent contre la fraude et les commissaires aux comptes veillent à ce que les fonds publics parviennent aux personnes auxquelles ils sont destinés. Jeudi dernier, j'ai rencontré la ministre luxembourgeoise de la Justice, Elisabeth Margue, le président de la Cour des comptes européenne, Tony Murphy (FCCA), la procureure générale européenne, Laura Codruta Kovesi, et la présidente de la Banque européenne d'investissement, Nadia Calviño. J'ai également présenté le rapport annuel sur l'État de droit à la Chambre des députés luxembourgeoise. J'ai conclu la journée en célébrant les cinq ans du Parquet européen et en saluant la contribution majeure de Laura Codruta Kovesi, dont le mandat de première procureure générale européenne s'achève dans quelques semaines. Tout au long de la journée, nos discussions ont porté sur l'état de droit, la protection du budget de l'UE et l'action des entreprises européennes. Alors que nous élaborons le prochain budget à long terme, la confiance est primordiale : les citoyens doivent savoir que leur argent est protégé et les entreprises doivent savoir que l'Europe est le lieu idéal pour construire leur avenir 🇪🇺 Vendredi, les ministres de la Justice de toute l'Union se sont réunis à Luxembourg pour le Conseil « Justice et affaires intérieures ». Sous la présidence irlandaise du Conseil de l'Union européenne, j'étais fier de voir cette réunion présidée par mon ancien collègue parlementaire, le ministre de la Justice Jim O'Callaghan. Nous avons examiné les propositions de la Commission visant à réviser le règlement Eurojust. Eurojust est l'agence de l'UE pour la coopération en matière pénale et accomplit un travail remarquable sous la direction du président Michael Schmid. Elle aide les autorités nationales à lutter contre certaines des infractions transfrontalières les plus graves et nous voulons nous assurer qu'elle dispose de la structure et des outils nécessaires dans un environnement en constante évolution. J'ai également plaidé pour la mise en place rapide du Tribunal spécial et de la Commission des réclamations afin de garantir que la Russie réponde de sa guerre contre l'Ukraine. Les ministres ont également adopté les toutes premières conclusions du Conseil sur la lutte contre le racisme. Un autre point central des discussions a porté sur la protection des journalistes et de la société civile. Des poursuites abusives aux menaces physiques, la pression qu'ils subissent est bien réelle. Grâce au Bouclier européen de la démocratie, à la stratégie de l'UE pour la société civile, au règlement sur la liberté des médias et à nos règles anti-SLAPP, nous œuvrons pour qu'ils puissent exercer leur métier en toute sécurité et en toute liberté. Des institutions luxembourgeoises à la table du Conseil, ces deux journées ont démontré que l'Europe est la plus forte lorsqu'elle défend fermement la justice et la responsabilité.
> J'ai eu le plaisir de participer au deuxième
Forum parlementaire européen sur la démocratie et de discuter de démocratie
avec la vice-présidente du Parlement européen, Katarina Barley, en présence de
la présidente, Roberta Metsola.
Il était tout à fait approprié de placer la démocratie au cœur du Parlement
européen. C'est au sein des parlements que la démocratie prend vie : là où
la responsabilité se concrétise, où les préoccupations des citoyens sont
entendues et où la légitimité démocratique se renouvelle chaque jour. Près d'un
an après la présentation du Bouclier européen de la démocratie, les menaces qui
pèsent sur nos démocraties n'ont pas disparu. Mais nos outils de préparation,
de résilience et de réponse sont plus performants. Ayant visité chaque État
membre et dialogué avec les parlements nationaux, les gouvernements, la société
civile, les jeunes et les médias, je constate une forte prise de conscience des
défis auxquels nous sommes confrontés et une volonté manifeste de travailler
ensemble pour protéger notre espace démocratique.
Le Bouclier de la démocratie fournit le cadre nécessaire : protéger
l'espace informationnel, renforcer les institutions démocratiques et garantir
des élections libres et équitables, et développer la résilience de la société
grâce à l'éducation aux médias et à la participation citoyenne. En définitive,
la démocratie ne se résume pas aux élections. Il s'agit de donner aux citoyens
les compétences et les moyens de participer pleinement à la vie démocratique au
quotidien. Renforcer les compétences civiques et numériques, pour tous les
âges, est essentiel pour rétablir la confiance et la résilience.
> Pièces virtuelles. Argent réel. Droits réels des
consommateurs. Si vous achetez des pièces, des gemmes ou d'autres monnaies
virtuelles dans un jeu, vous devez savoir exactement combien d'argent réel vous
dépensez et ce que vous obtenez en échange. Aujourd'hui, le Réseau de
coopération pour la protection des consommateurs (CPC) – qui regroupe les
autorités nationales de protection des consommateurs à travers l'Europe et
veille conjointement à l'application du droit européen de la consommation – a
intenté une action contre neuf sociétés de jeux vidéo, sous la coordination de
la Commission européenne.
Qu'est-ce qui nous motive ?
- Des prix clairs, affichés en argent réel, sans intermédiaires de monnaies
virtuelles.
- Des informations claires avant chaque achat, y compris le droit de
rétractation sous 14 jours.
- Des jeux qui n'incitent pas les joueurs à acheter plus que nécessaire.
- Des protections réelles pour les enfants et les autres consommateurs
vulnérables.
Les parents doivent pouvoir avoir confiance : les jeux ne doivent pas
inciter leurs enfants à jouer et à dépenser sans cesse. Mêmes règles. Mêmes
droits. Que le jeu soit sur écran ou sur une étagère.
Et nous irons plus loin. Cet automne, je présenterai la Loi sur l'équité
numérique afin de lutter contre les pratiques trompeuses et les mécanismes de
jeu nuisibles, pour que tous les joueurs, en particulier les plus jeunes et les
plus vulnérables, soient traités équitablement.
> Faire des choix plus écologiques est plus facile
quand on peut se fier à l'étiquette. La directive « Autonomisation des
consommateurs pour la transition écologique » est désormais officiellement
applicable dans toute l'UE. Elle renforce la protection des consommateurs
contre l'écoblanchiment et les produits conçus pour se détériorer prématurément,
et leur fournit des informations plus claires sur les allégations
environnementales, la durabilité et la réparabilité des produits, ainsi que sur
leurs droits de garantie. Repérer les produits durables devient également plus
facile. Par exemple, le nouveau label européen GARAN permettra de mieux
identifier les produits bénéficiant d'une garantie de durabilité du fabricant,
en magasin comme en ligne.
Cela se traduit par des choix durables plus éclairés pour les consommateurs,
des règles plus claires pour les entreprises et des outils plus efficaces pour
les autorités nationales afin de les faire respecter. Une étape importante pour
la protection des consommateurs et la transition écologique de l'Europe.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> Ce qui se passe à Oleshky, en Ukraine, est effroyable. Des civils sont
pris au piège sous le siège des forces russes, privés d'accès à la nourriture,
aux médicaments, à l'eau potable et aux soins de base. C'est inacceptable.
L'aide humanitaire doit parvenir aux personnes qui en ont besoin et les civils
doivent être autorisés à quitter les lieux. L'UE se mobilise avec les
partenaires concernés et met en œuvre tous les moyens disponibles pour
faciliter l'assistance, notamment pour les personnes bloquées dans les
territoires temporairement occupés. Nos partenaires humanitaires sont prêts à
intervenir. Ils ont besoin d'un accès humanitaire sûr, durable et efficace sur
le terrain. La Russie, en tant que puissance occupante, a des obligations
claires au titre du droit international humanitaire : les civils doivent
être protégés et l'aide humanitaire doit être facilitée. Les habitants
d'Oleshky ont besoin d'un accès régulier à la nourriture, aux médicaments, à
l'eau et aux soins essentiels. Le droit international humanitaire doit être
respecté.
> Les attaques perpétrées à Baidoa, en Somalie, qui ont blessé des enfants et endommagé un hôpital financé par @eu_echo l'Union européenne, sont inacceptables. J'exhorte toutes les parties à respecter le droit international humanitaire : protéger les civils, le personnel et les infrastructures de santé, et garantir un accès humanitaire sûr.
> Je suis profondément préoccupé par les retours continus au Myanmar. Le droit international interdit de renvoyer quiconque dans un pays en guerre. Tout retour au Myanmar doit être volontaire, éclairé, sûr et digne.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Avec les États membres, nous avons accompli davantage de progrès sur
l'élargissement ces deux dernières années qu'au cours des deux décennies
précédentes. Il est temps à présent de préparer une Union plus large. Cela
exige réalisme et pragmatisme. C'est précisément ce qu'apporte la communication
que nous publions aujourd'hui. Une évaluation concrète de l'impact de
l'élargissement sur notre Union. Et des mesures opérationnelles pour orienter
nos prochaines actions.
> La Moldavie s'oriente avec une détermination sans faille vers l'adhésion à l'UE, forte de réformes concrètes. Aujourd'hui, lors de notre 10e Conseil d'association, nous avons débloqué 157 millions d'euros au titre du Plan de croissance : un soutien pour les routes, les écoles et la création d'emplois, afin que les Moldaves puissent bâtir un avenir meilleur dans leur pays. La poursuite des réformes permettra d'obtenir un soutien accru de l'UE et de rapprocher la Moldavie de l'adhésion. Le rythme des progrès est déjà soutenu. Il nous faut maintenant le maintenir.
> Pour les Balkans occidentaux, un avenir européen devient une réalité pour ceux qui respectent leurs engagements. Lors de la réunion du Processus de Berlin d'aujourd'hui, j'ai souligné que l'élargissement de la région se traduira par une Europe plus sûre et une croissance économique accrue pour tous. Nous avons également évoqué les obstacles qui freinent encore les progrès : les problèmes bilatéraux non résolus et les blessures du passé. La réconciliation et les relations de bon voisinage sont essentielles au travail qui nous attend.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Le prochain budget européen doit apporter des avantages concrets aux
citoyens. Les gouvernements des États membres doivent présenter un budget
réaliste, faute de quoi nous risquons de compromettre la cohésion sociale et le
soutien au projet européen.
> La colonie israélienne illégale E1 démantèlera de facto la Cisjordanie. La complicité de certains pays qui permettent à Israël d'occuper la Palestine est honteuse. Une solution à deux États devient de moins en moins probable à mesure qu'Israël compromet la viabilité de la Palestine.
Dan Barna (vice-président)
> Les frappes russes contre les ports de la mer Noire et les navires
marchands civils ne sont pas de simples provocations régionales irresponsables,
mais une attaque délibérée aux portes de l'Union européenne. En terrorisant ces
corridors maritimes et ces routes commerciales frontalières, le Kremlin
instrumentalise délibérément les approvisionnements alimentaires. La défense de
la navigation et de la logistique en mer Noire n'est plus seulement une
priorité pour la Roumanie et ses voisins ; c'est une condition essentielle
à la sécurité alimentaire mondiale.
> Excellente nouvelle aujourd'hui : la Commission européenne débloque 157 millions d'euros pour la Moldavie afin de soutenir ses réformes progressives dans le cadre du nouveau plan de croissance. Ce financement essentiel favorisera la convergence économique et apportera des avantages concrets aux citoyens moldaves avant l'adhésion pleine et entière. Comme je le défends sans cesse au Parlement européen, un soutien financier solide et des actions concrètes demeurent les meilleurs remparts pour l'avenir européen de la Moldavie.
> Vote crucial en commission REGI : Le
Parlement européen demande à la Commission européenne des fonds dédiés et des
mesures spécifiques pour nos villes et régions frontalières ! En tant que
négociatrice du groupe « Renouveler l’Europe » au sein de la
commission du développement régional (REGI), j’ai obtenu un vote favorable sur
deux rapports prioritaires par lesquels le Parlement européen demande
officiellement à la Commission européenne des mesures concrètes et un
financement important pour la Roumanie : le rapport sur les régions
frontalières orientales et le rapport sur l’agenda urbain européen. Ces
rapports constituent le mandat politique clair que le Parlement adresse à la
Commission européenne pour la législation future et le budget de l’UE
post-2027.
Six principales demandes que nous avons négociées et que nous présentons à la
Commission européenne :
- Pour les régions frontières de
l’est :
Enveloppe financière dédiée et cofinancement européen à hauteur de 95 % à
100 % : nous demandons la création d’une enveloppe financière
spéciale dans le cadre de la politique de cohésion post-2027 pour les pays
frontaliers et de la mer Noire, avec un taux de cofinancement européen pouvant
atteindre 95 % (et 100 % pour les investissements dans la sécurité et
les infrastructures critiques), ainsi qu’un préfinancement de 30 %.
Financement prioritaire pour les corridors de solidarité, le port de Constanta
et le Danube: nous demandons l’allocation de fonds européens directs pour les
infrastructures de transport stratégiques et les points de passage frontaliers
avec l’Ukraine et la République de Moldavie, notamment l’extension des
capacités du port de Constanta, la navigabilité du Danube et les
infrastructures à double usage (civil et militaire).
Enveloppe Interreg d'au moins 150 millions d'euros et règles d'aides d'État
assouplies : nous demandons au moins 150 millions d'euros pour la
coopération transfrontalière avec la République de Moldavie et l'Ukraine, un
assouplissement des règles relatives aux aides d'État (augmentation de 10 à
15 %) et des facilités pour les zones économiques spéciales afin d'attirer
les investissements privés.
- Pour les villes de Roumanie / agenda urbain :
Augmentation des fonds alloués directement aux villes de 8 % à 13 %
du FEDER: nous demandons à la Commission européenne de relever le seuil minimal
du Fonds européen de développement régional (FEDER) réservé au développement
urbain durable de 8 % à 13 % dans le futur budget de l'UE après 2027,
afin que les municipalités gèrent directement davantage de ressources.
Financement européen pour le logement abordable et les services publics : nous
demandons que la future politique de cohésion finance directement des solutions
à la crise du logement (logements abordables et sociaux pour les jeunes et les
familles), ainsi que des investissements dans les transports publics
écologiques, les crèches, les écoles et les hôpitaux.
Protection contre les menaces hybrides et soutien technique aux petites
villes : nous demandons l’éligibilité des investissements urbains en
matière de sécurité et de préparation civile et la création d’un pilier urbain
dédié au sein de l’Instrument de soutien technique (IST) afin de faciliter
l’accès des petites communes et des villes aux fonds européens.
Tel est le mandat voté par la Commission REGI ! Le vote en séance plénière
suivra.
Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> Touche pas à la Cour pénale internationale ! Voilà notre message à Trump.
L'Europe doit protéger les juges qui poursuivent les plus grands criminels du
monde.
> Hier, les ministres européens ont clairement exprimé leur position concernant l'utilisation des pesticides en Europe. Ils souhaitent assouplir la réglementation, ce qui aurait des conséquences majeures. Les Pays-Bas ont été quasiment les seuls à défendre la nature et la santé.
> L'enjeu était quasiment un laissez-passer total, mais grâce au gouvernement néerlandais, la situation s'est affaiblie. Ce résultat m'inquiète néanmoins, car les Pays-Bas sont largement isolés. Heureusement, rien n'est encore joué. Il appartient désormais au Parlement européen de prendre position.
Engin Eroglu (député)
> J'ai récemment rencontré à nouveau Lutz Güllner, chef du Bureau économique
et commercial européen à Taïwan (EETO). Nous avons discuté ensemble de
l'orientation des relations entre l'Union européenne et Taïwan. Mes collègues
João Cotrim de Figueiredo et Ilhan Kyuchyuk étaient également présents. Dans un
monde géopolitiquement instable, Taïwan et l'Europe sont confrontés à des défis
communs. Dans ce contexte, la coopération revêt une importance stratégique
particulière. En tant que partenaire démocratique de la région indo-pacifique,
Taïwan est aussi important pour l'Europe sur le plan politique que sur les
plans technologique et commercial. Je suis déterminé à développer davantage ces
relations et à approfondir notre coopération. Je vous remercie vivement pour
cet échange constructif et empreint de confiance.
Karin Karlsbro (députée)
> Face à l'escalade de la surenchère commerciale entre les grandes
puissances, l'UE doit renforcer ses défenses. Un arsenal commercial pleinement
opérationnel nous permettrait de lutter contre les pratiques déloyales
systématiques et de protéger l'Europe du dumping subventionné par l'État
chinois. Les initiatives de Merz et Macron sont les bienvenues.
Michal Kobosko (député)
> J'ai pris la parole lors de la table ronde d'ouverture du Forum FT Connect
Europe. Durant cet événement, de grandes entreprises et des décideurs européens
débattent de la manière dont la réglementation et les investissements devraient
façonner l'économie numérique européenne. Y participent des PDG, des directeurs
généraux et des présidents de conseils d'administration de grandes entreprises
telles qu'Orange, Nokia, Vodafone et Telefónica, ainsi que des représentants de
la Commission européenne, des investisseurs, des startups, des organisations
non gouvernementales et des experts. Dans mon discours, j'ai mis en lumière les
travaux menés sur la loi relative aux réseaux numériques, dont je suis le
rapporteur. Nous avons besoin aujourd'hui d'un écosystème numérique européen,
ce qui implique des investissements, une simplification et la construction d'un
marché unique des communications. Mon ambition est de présenter une vision de
réforme qui permettra à l'Europe d'atteindre un niveau de connectivité
supérieur. Nous devons créer de nouveaux moteurs de croissance pour l'Europe,
garantir que l'Europe maîtrise son écosystème numérique et que les acteurs
européens disposent des capacités nécessaires pour construire les différents
éléments de la pile technologique. Il est également crucial que la concurrence
stimule l'investissement et que les consommateurs se sentent habilités par la
réglementation numérique mise en place.
> Avec autant de menaces hybrides, l’Europe traverse
actuellement une période très difficile et pleine de défis. Une connectivité
sécurisée et stable des communications critiques entre ceux qui sauvent des
vies est absolument cruciale. Avec les composants critiques du système basés
dans des entreprises européennes, notre autonomie stratégique sera renforcée.
Ce projet de la Commission doit donc être considéré comme extrêmement important
et très opportun.
En tant que rapporteur du Parlement sur
la loi sur les réseaux numériques, je constate également que de nombreuses
améliorations sont nécessaires en ce qui concerne l'accès des citoyens de l'UE
aux services d'urgence. Combinées, les deux propositions peuvent rendre l’UE
plus sûre.
> Nous avons discuté avec la dirigeante de l'opposition biélorusse Tsihanouskaya, de ses projets à venir, des activités de la délégation du Parlement européen en Biélorussie et du soutien apporté aux médias indépendants et à l'opposition biélorusses. Ce sont les seules forces biélorusses qui aspirent à un avenir pour les Biélorusses. Merci pour cette rencontre enrichissante.
> Nous ne devons pas avoir peur des nouvelles technologies, mais les utiliser de manière responsable et sous supervision humaine.
> J'ai participé à une manifestation de solidarité avec les habitants d'Oleszki, dans la province de Kherson. Une catastrophe humanitaire et une famine extrême s'y déroulent en raison de l'isolement total de la ville. Le dernier convoi d'aide est arrivé le 26 mai. Les habitants n'ont accès ni à la nourriture, ni aux médicaments, ni à l'eau courante potable. Oleszki est également privée d'électricité et de gaz depuis longtemps. Toute tentative d'évacuation est mortelle. Avant la guerre, Oleszki comptait environ 24 000 habitants ; il n'en reste aujourd'hui que quelques milliers, dont plusieurs dizaines d'enfants et de personnes âgées. Lors de la manifestation d'hier, j'ai souligné l'importance de dénoncer la situation dans cette ville de Kherson. Aujourd'hui, le monde entier doit avoir les yeux rivés sur Oleszki, sur les souffrances de ses habitants, leur impuissance et leur solitude. Nous ne pouvons pas rester silencieux. Tant que nous dénoncerons le sort tragique des personnes restées sur place, la terreur russe perpétrée contre la population civile, il subsistera une lueur d'espoir pour leur survie. Nous avons assuré hier aux habitants d'Oleszki qu'ils ne seraient pas oubliés. L'Europe entend votre voix. Nous sensibiliserons l'opinion publique à votre situation par tous les moyens possibles et sur toutes les plateformes internationales disponibles.
Hilde Vautmans (députée)
> Le débat sur mon rapport sur la Chine se déroule actuellement au Parlement
européen. Ce rapport met l'accent sur trois priorités : protéger notre
économie, renforcer notre sécurité et défendre nos valeurs. Pékin n'écoute pas
les 27 États membres agissant séparément, mais il écoute une Europe forte et
unie. Le vote aura lieu demain.
> Une ligne de conduite européenne unique vis-à-vis de la Chine : la coopération là où c’est possible, et une lutte ferme contre le dumping, l’espionnage et la dépendance. Tel est le cœur de mon rapport sur la Chine, sur lequel nous voterons demain.
> La France et l'Allemagne ont raison : l'Europe doit oser utiliser ses instruments commerciaux et exiger un accès équitable aux marchés. Un milliard d'euros par jour. C'est le montant de notre déficit commercial avec la Chine. Cette année, il menace d'atteindre les 400 milliards d'euros. Après-demain, nous voterons sur mon rapport sur la Chine, avec le même appel. Nos entreprises et nos emplois sont en jeu.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
> Nous commémorons les quelque 1 200 personnes victimes d’un
massacre barbare le 7 octobre 2023, simplement parce qu’elles étaient juives.
Parmi elles, 251 ont été prises en otage, déportées et ont subi des traitements
inhumains.
Wolfgang Kubicki (président)
> Aujourd'hui est avant tout un jour de réflexion sur la manière d'empêcher
les forces centrifuges au sein de notre société de déchirer notre pays. Je
considère la polarisation et les accusations de fascisme contre la CDU comme
une voie dangereuse. Une crise constitutionnelle en Saxe-Anhalt, provoquée par
le blocage des candidats par les groupes parlementaires, n'aurait pas été une
bonne solution. Il est demandé à chacun de faire preuve de maturité dans la
gestion des résultats des élections en Saxe-Anhalt. Ceci vaut également pour
l'AfD et le nouveau président du Parlement régional, qui a fait de grandes
déclarations sur son impartialité. Or, ces déclarations sont déjà inscrites
dans le droit et la pratique constitutionnels. Il sera jugé selon ces principes
– et, le cas échéant, par les tribunaux. Le fait que le SPD recoure à des
réactions impulsives rappelant la campagne des élections fédérales de 2025 ne
profite, en fin de compte, qu'aux extrêmes. Comme ce fut le cas à l'époque.
> la
Journée de l'Unité allemande. Le 3 octobre 1990 marque la véritable naissance
de notre République allemande unifiée. Ni l'ancienne République fédérale ni la
RDA ne pouvaient parler au nom de tous les Allemands, car, comme l'a dit
Richard von Weizsäcker, le 8 mai 1945 était la dernière date qui faisait foi
pour tous les Allemands. L'unité allemande est donc un grand moment historique
de joie pour ma génération.
Mais une fête nationale, c'est aussi l'occasion pour une nation de
réaffirmer son identité et ses aspirations. Malheureusement, nous avons échoué
à le faire ces trente dernières années, réduisant la journée où nous célébrons
notre pays, notre nation, à une simple commémoration du 3 octobre.
C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles on observe une certaine
désorientation chez les Allemands quant à leur identité nationale. À gauche,
elle est niée ; à droite, elle est définie par la couleur de peau ;
et au centre, elle est réduite à un aspect mineur de l’histoire allemande. Si
nous ne prenons pas progressivement conscience de qui nous sommes et de ce que
nous voulons devenir, l’un de ces deux courants finira par trancher la question
de l’identité allemande. Il est indéniable que chacun gagne du terrain dans la
société.
L'Allemagne est un pays complexe et nuancé, et toute tentative de le
dissimuler par des simplifications excessives est vouée à l'échec. Cela vaut
aussi bien pour les idées racistes selon lesquelles notre identité découlerait
de nos ancêtres – ou, comme on disait autrefois, de notre sang – que pour les
tentatives de réduire l'Allemagne à une simple entité administrative. Pourtant,
une force indescriptible découle de notre complexité et de notre nature
plurielle. Car la conscience nationale allemande s'est développée en grande
partie indépendamment des frontières administratives. L'histoire très complexe
du Saint-Empire romain germanique en témoigne : une construction juridique
chaotique au sein de laquelle une conception claire de l'Allemagne a émergé.
L'Allemagne n'est pas née de l'uniformité.
Friedrich Schiller écrivait : « L’Allemagne, mais où est-elle ? Je ne
trouve pas le pays. Là où commence le savoir, s’arrête le politique. » Et même
au XIXe siècle, nombre de dirigeants allemands parlaient des « peuples
d’Allemagne », c’est-à-dire au pluriel. Pour beaucoup, l’Allemagne représentait
un idéal, plus encore qu’un territoire ou une appartenance ethnique. En ce
sens, il n’est pas présomptueux d’affirmer que l’Allemagne possède une
tradition historique de nation unie par une volonté commune.
Comment pourrait-il en être autrement au cœur de l'Europe, où convergent
toutes les influences européennes et deviennent des composantes uniques d'un
ensemble plus vaste ? Culturellement, culinairement, architecturalement et
ethniquement, l'Allemagne était un véritable creuset européen. Mon nom de
famille, résolument polonais, en est la preuve.
Parallèlement, la lutte pour l'unité politique allemande s'intensifiait.
Cette lutte a marqué le XIXe siècle bien plus que le XXe. Ce seul fait justifie
de ne pas limiter la commémoration historique de la Journée de l'unité
allemande au 3 octobre 1990.
La révolution de 1848-1849 a peut-être échoué, mais la lutte et la
Constitution de Francfort marquent la naissance de la démocratie allemande et
du parlementarisme pangermanique. Ce fut une tentative presque réussie
d'accorder aux Allemands la liberté intérieure et extérieure, avec des droits
fondamentaux constitutionnellement garantis et sous la pression constante de
justifier leur existence. La lutte s'est aussi déroulée dans des combats de rue
sanglants, et les défenseurs de l'unité allemande, des libertés civiles et de
l'autodétermination furent de véritables héros, refusant désormais tout
compromis avec l'oppression. Des démocrates populaires, honorables et sincères.
Nous autres Allemands avons une tradition de liberté autant que de
démocratie. Les nombreux revers rencontrés dans cette lutte font partie
intégrante de la complexité de notre histoire, avec ses chapitres les plus
sombres.
C’est Thomas Mann qui a mis en lumière la tendance allemande à
l’autocritique, « qui frôlait souvent le dégoût et l’autocondamnation ». Il
poursuivait : « Rien n’est comparable aux déclarations implacables
que les grands Allemands – Hölderlin, Goethe, Nietzsche – ont faites sur
l’Allemagne, ni à ce qu’un Français, un Anglais, ou même un Américain ait
jamais dit à son peuple. » Mais lorsque l’autocritique se mue en
introspection, elle devient une qualité indéniablement positive. À la lumière
de l’histoire allemande récente, et notamment des atrocités perpétrées par
l’Allemagne au XXe siècle, elle est même essentielle.
Ce ne sont là que quelques aspects de notre histoire. Toutefois, les
examiner de plus près est une condition essentielle pour définir notre avenir.
L'Allemagne du XXIe siècle n'est pas moins complexe et multiforme que celle des
siècles précédents.
L'Allemagne se souvient de décennies d'immigration, et pourtant, pendant
des décennies, on a nié qu'elle soit un pays d'immigration. Je crois qu'il est
essentiel de mieux comprendre l'Allemagne à travers ses valeurs
fondamentales : un lien unificateur, une vision d'un avenir meilleur.
Aujourd'hui encore, l'Allemagne est un creuset de cultures. Mais un creuset
ne peut fonctionner sans une flamme. Allumer cette flamme est impossible sans
une vision commune de l'Allemagne autour de laquelle le peuple puisse s'unir.
L'histoire allemande, notamment la lutte pour l'unité du pays, est riche de
telles idées. Il s'agit non seulement de la compréhension d'une culture
commune, mais aussi de la reconnaissance que la liberté individuelle peut
accroître la prospérité collective.
De nombreux aspects convergent vers une flamme unificatrice :
l’Allemagne, fondée sur la conviction partagée que nous devons défendre les
libertés pour lesquelles nous avons combattu. Nous aspirons à vivre dans un
pays où tous les individus jouissent des mêmes droits et des mêmes
responsabilités. Un pays où non seulement l’égalité des femmes est atteinte,
mais où elle est aussi défendue. Un pays où les minorités sont protégées et où
chacun peut s’épanouir dans sa dignité intrinsèque.
Une conception de l’Allemagne où l’on cultive notre capacité
d’introspection sans sombrer dans le dégoût de soi. Cela implique notamment de
reconnaître la responsabilité qui découle des crimes commis entre 1933 et 1945.
Une Allemagne qui ne nie pas les différences, mais les perçoit comme une
force. Une Allemagne qui, toutefois, trace une ligne là où la volonté de
maintenir la flamme commune fait défaut. Comme toute nation animée par une
volonté partagée, l'Allemagne a besoin d'un idéal fédérateur sans pour autant
céder aux réflexes collectivistes.
Développer, promouvoir et célébrer cette idée serait l'objectif principal
d'une Journée de l'unité allemande.
L'Allemagne a besoin de feu !
> Je n'oublierai jamais les centaines de victimes tuées à la frontière interallemande – celles abattues, celles tuées par les mines, celles qui se sont noyées dans la mer Baltique. Je n'oublierai jamais non plus les assassinats perpétrés lors du soulèvement de 1953 et les exécutions extrajudiciaires. Je n'oublierai jamais les vies brisées pour des raisons politiques. Je n'oublierai jamais les familles déchirées et les âmes tourmentées des enfants. Et je n'oublierai jamais qui a dirigé ce régime totalitaire d'injustice. Et je vois comment la gauche, forte de ce passé, trace la voie d'un avenir sombre : un avenir d'extrême gauche, antisémite et lié au crime organisé.
LindaTeuteberg (vice-présidente)
> Nous, les Démocrates Libres, nous tenons donc fermement aux côtés de
tous les Juifs de la région et soutenons sans équivoque le droit à l’existence
de l’État d’Israël. Il faut s’opposer à l’inversion perfide des rôles de
bourreau et de victime dans la propagande du Hamas. Les manifestations
d’émotion lors des commémorations ne sauraient remplacer l’engagement envers la
sécurité des Juifs vivants. Pour nous, c’est clair : plus jamais ça, c’est
maintenant. Personne n’a le droit à la moindre forme d’antisémitisme.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Trois ans après les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre 2023, je
rends hommage aux victimes et adresse toute ma solidarité à leurs proches, aux
survivants et au peuple israélien. Des familles ont été assassinées chez elles.
Des jeunes ont été tués alors qu’ils partageaient un moment de musique et de
fête. Des enfants, des femmes et des hommes ont été emmenés en captivité. Rien
ne peut justifier ces crimes. Le temps qui passe ne diminue ni leur gravité, ni
notre devoir de mémoire. Les responsables doivent répondre de leurs actes. Pour
les anciens otages et les familles endeuillées, cette journée rappelle aussi
des absences et des blessures qui demeurent. Nous leur devons de continuer à
entendre leur souffrance. Je pense également à la communauté juive de Belgique.
Chacun doit pouvoir vivre sa foi et son identité librement, sans peur.
Combattre l’antisémitisme est une responsabilité de chaque jour. Aujourd’hui,
nous nous recueillons. Nous n’oublions pas.
> Les récentes attaques de drones contre des navires commerciaux dans les zones économiques exclusives de la Roumanie et de la Bulgarie sont profondément préoccupantes. La Belgique exprime sa solidarité avec ces deux pays. Il est impératif de protéger les navires civils et leurs équipages, et de respecter la liberté de navigation en mer Noire. Il s'agit également d'une question de sécurité alimentaire mondiale. L'Ukraine dépend fortement de la mer Noire pour exporter ses céréales. Lorsque des navires sont attaqués, que les ports sont perturbés ou que ces voies d'exportation sont bloquées, les céréales ukrainiennes ne peuvent atteindre les marchés mondiaux comme elles le devraient. Les routes commerciales ukrainiennes pour les céréales sont vitales pour les marchés alimentaires mondiaux. Les perturber entraîne une hausse des coûts de transport et d'assurance, exerce une pression à la hausse sur les prix alimentaires et affecte des pays bien au-delà de l'Europe, notamment ceux qui sont déjà confrontés à la faim et à l'insécurité alimentaire. La mer Noire doit rester ouverte et sûre pour la navigation civile. Protéger la liberté de navigation, c'est aussi protéger le commerce mondial et la sécurité alimentaire mondiale.
> À l’instar de l’UE et de ses États membres, la Belgique est alarmée par la montée de la violence en Éthiopie. La désescalade, la protection des civils, l’accès humanitaire, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, ainsi que la non-ingérence sont des impératifs urgents. Seuls le dialogue et la diplomatie peuvent mener à la paix.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> 7 octobre 2023. Trois ans déjà. Nous n’oublions pas les victimes des
attaques terroristes du Hamas, les otages et leurs familles, ni le traumatisme
qui demeure. Se souvenir, c’est aussi refuser que la haine prospère. Face à
l’antisémitisme, sous toutes ses formes, nous devons être unis et déterminés :
ne rien laisser passer. Pour la mémoire des victimes. Pour la paix.
> Protéger ceux qui travaillent, c’est aussi protéger leur santé sur le long terme. Le Parlement européen vient d’adopter de nouvelles règles pour mieux protéger les travailleurs exposés à des substances cancérigènes ou dangereuses. Cobalt, hydrocarbures aromatiques polycycliques, isoprène, 1,4-dioxane, fumées de soudage : les limites d’exposition sont renforcées, avec des protections spécifiques pour les pompiers et les services d’urgence. Des règles plus protectrices, fondées sur la science : c’est exactement le rôle que l’Europe doit jouer.
> La Chine s’inquiète de voir l’Europe se doter d’un nouvel outil pour répondre aux pratiques de commerciales déloyales. Tant mieux ! L’Europe doit pouvoir enquêter, riposter, se défendre lorsqu’elle est confrontée à des pratiques déloyales inacceptables. Le libre-échange ne peut pas signifier que l’Europe reste désarmée pendant que les autres se permettent tout. Nous devons passer du libre-échange naïf au juste-échange.
♦ DéFI
Sophie Rohonyi (présidente)
> Après avoir régionalisé les allocations familiales, la NVA veut
régionaliser les mutuelles Qu’on ne s’y trompe pas: le but n’est pas de rendre
notre pays + efficace mais de le démanteler en transférant les charges vers
Régions.
> S’attaquer aux repas scolaires gratuits puis allocs familiales = - compromettre la dignité des enfants - détériorer leur santé - réduire leurs chances de réussite - aggraver le prob de la dénatalité Les éventuelles économies d’aujdh se traduiront par une lourde facture demain!
François de Smet (député)
> Le MR et les Engagés avaient promis un statut pérenne d'aidant-proche. Les
réponses des ministres hier au parlement sont de l'enfumage. Pas de statut à
l'horizon, et une promesse qui est en train d'être reniée.
> Aidants-proches : que fait le gouvernement ? Messieurs les ministres, Il y a des gouvernements qui affichent des bilans et il y a des des gouvernements qui font des victimes. Vous, vous faites des victimes : les femmes pensionnées, les exclus du chômage, les artistes, et j’en passe. Et parmi les victimes les plus injustes, il y a les aidants-proches. Ces personnes frappées par la vie et qui, par nécessité, doivent consacrer une partie considérable de leur temps à s’occuper d’un enfant, d’un parent, voire d’un frère ou d’une sœur. Parfois à temps plein, parfois à temps partiel ou à périodes interrompues. Ces personnes dont vous avez refusé de considérer l’existence au moment de votre réforme les excluant du chômage comme tous les autres sans pour autant leur créer un statut propre. Vous aviez bricolé à partir d'une dispense transitoire une solution d'urgence pour une partie des exclus du chômage concernés. Celle-ci se termine le 1er janvier prochain. Combien sont-ils ? On l’ignore mais il est à craindre qu’ils soient peu vu les montants inadaptés à de nombreuses configurations familiales, et le soin tout particulier du gouvernement à ne mettre en place aucune démarche proactive d'information vers les exclus concernés. Mais surtout, ce gouvernement s’était engagé à dégager un statut durable d’aidant-proche avant l'expiration de cette disposition transitoire pour la première vague d'exclus. Nous avions demandé que les revenus associés soient décents, et évitent toute vie sous le seuil de pauvreté aux personnes concernées. On l’attend toujours. On nous a dit alors que ce répit servirait à construire un véritable statut, correctement rémunéré. Or, à trois mois de l'échéance, il n'y a rien. Aucun texte, aucun arrêté, aucun calendrier. Il ne suffit pas que les aidants-proches disparaissent de l’actualité pour qu’ils s'évaporent. Ils sont au travail chaque jour, ils méritent notre reconnaissance et ils méritent votre action.
> Et si on faisait des économies sans impôts nouveaux ni sans nouvelles coupes dans les services publics mais... en sauvant des vies, en évitant des soins, des examens et des hospitalisations, parce qu'on aurait une politique de prévention digne de ce nom ? C'est possible, et c'est une simple affaire de volonté politique.
● Danemark
♦ Radikale Venstre
> Dans notre Danemark, nous prenons la parole lorsque d'autres tentent
de semer la peur et la division. Dans notre Danemark, la communauté est ouverte
à ceux qui le souhaitent.
> Cet été, les universités pourront accueillir 2 000 jeunes supplémentaires en licence. Le Parti social-libéral danois s'est battu pour cela. Et aujourd'hui, il a obtenu gain de cause ! Car nous croyons en un Danemark où davantage de jeunes ont la possibilité de s'instruire et de réaliser leurs rêves. Et nous croyons que le chemin vers un Danemark plus fort passe par un meilleur accès à l'éducation, et non par une éducation moindre. Par conséquent, ces 2 000 places supplémentaires à l'université constituent un pas dans la bonne direction et une victoire à célébrer.
> Le gouvernement alloue désormais 200 millions de couronnes pour développer le chauffage urbain au Danemark. Cette mesure rendra le chauffage urbain plus abordable et permettra à un plus grand nombre de personnes de se passer du chauffage au gaz. Un pas concret vers un avenir moins dépendant des énergies fossiles.
● Espagne
♦ Ciudadanos
> Instrumentaliser Mari Carmen à des fins politiques alors que des
milliers de personnes sont toujours sans logement est inacceptable. Nous
méritons un système politique qui résolve les problèmes et cesse de jouer avec
la vie des gens. Il est nécessaire de changer le gouvernement, l'opposition et
les pratiques politiques.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> La crise de l'Occident découle de l'illusion d'une liberté illimitée et
sans but. Comment expliquer autrement notre indifférence face aux effets
dévastateurs des réseaux sociaux sur les enfants, sur notre démocratie et sur
la stabilité de nos communautés ?
> Plus de 100 000 citoyens ont signé en moins de trois mois la pétition « Combien cela me coûte-t-il?». Un message clair, une demande simple : tout candidat au pouvoir doit expliquer aux électeurs le coût de ses promesses et comment il compte les financer. Pas de plaisanteries. Azione soutient cette pétition depuis le début et continuera de la relayer dans toutes les instances appropriées. Il nous faut moins de promesses irréalisables et plus de sérieux.
> Pour remettre le système de santé italien sur pied, il faut 10 milliards d'euros par an. C'est un choix politique. Ni plus, ni moins. On peut continuer à verser des primes et des pourboires de 30 € par mois, ou investir dans un système de santé qui contraint actuellement des millions d'Italiens à débourser au moins 150 € pour une consultation chez un spécialiste. Cet argent peut servir à rémunérer les médecins et les infirmières, ou à financer de nouveaux établissements sous-dotés en personnel. Les ressources sont limitées et nous devons choisir comment les allouer. Choisissons. C'est pourquoi j'en appelle à toutes les forces politiques : asseyons-nous autour d'une table et élaborons une stratégie commune. Avant la loi de finances et, surtout, avant les prochaines élections, où nous verrons des programmes remplis de promesses non financées et donc sans espoir de réalisation.
> Chaque soir à la télévision, on nous explique que la gauche se dispute sur tout et que la droite n'aboutit à rien. Et puis on me demande : « Mais toi, Calenda, de quel côté vas-tu te ranger ? » Comme s'il n'y avait pas d'alternative ! Après tout, le bipolarisme extrême a donné des résultats brillants partout dans le monde, y compris en Italie : de Trump au Brexit, en passant par l'AfD. La vraie question est : faire quoi ? Il faut que les comptes soient faits : santé, énergie, sécurité, industrie, politique étrangère. L'action consiste à faire des propositions, à voter pour ce qui est bon pour le pays et à dire non à ce qui est mauvais, peu importe qui le propose. Ce n'est pas de l'équidistance. C'est la seule façon sérieuse de faire de la politique quand les divisions politiques s'accentuent et nous creusent encore davantage.
> La gauche et la droite italiennes sont inadaptées à la situation actuelle. Alors qu'en France, le président Macron convoque les secrétaires de tous les partis, y compris Marine Le Pen, pour expliquer les risques liés aux attaques hybrides du Kremlin, en Italie, la droite reste sourde à nos demandes d'agir de même. De même, la gauche européenne reconnaît l'agression de Poutine, affirme Kiev, malgré des visites officielles en Ukraine, tandis qu'en Italie, le populiste Conte continue de promettre des coupes dans les dépenses militaires qu'il a lui-même contribué à augmenter. Il nous faut un centre libéral, populaire et pro-européen, capable de dialoguer avec les Italiens avec force et sérieux.
> Loin de ce triste spectacle de l'indécision de la
droite et du populisme de la gauche ; loin des querelles entre Conte, Renzi, De
Luca, Bonelli, Onorato et Bettini, loin des frasques de Salvini et de la
médiocrité d'Urso, nous créons la seule alternative au bipopulisme.
Nous construisons un centre libéral, populaire et pro-européen, doté d'une
vision claire des valeurs fondamentales de notre politique étrangère.
1) Fourniture d'armes à l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra pour stopper
Poutine.
2) Participation volontaire à la construction d'une OTAN européenne.
3) Suppression du droit de veto au sein du Conseil européen, en vue de la
construction d'une Europe fédérale.
4) Ajustement des dépenses militaires aux besoins de défense italiens et
européens.
5) Réforme radicale du Pacte vert, relocalisation de la production industrielle
et investissement dans le nucléaire.
Le reste peut faire l'objet de discussions et de compromis, notamment en
matière de politique étrangère (militaire, économique et commerciale). À
l'heure où des empires cherchent à démembrer l'UE, il nous faut des idées
claires. Toute personne lassée des hésitations et de l'hypocrisie de la droite
comme de la gauche est la bienvenue.
> Les citoyens ont besoin de réponses, de solutions concrètes et réalistes. Ni la gauche ni la droite ne savent plus écouter leurs besoins, et je suis convaincu que les électeurs eux-mêmes s'en rendront compte. C'est pourquoi nous avons besoin d'un centre fort, libéral et pro-européen, qui ait une vision claire des enjeux prioritaires de notre époque et qui soit prêt à gouverner le moment venu.
> Utiliser les excédents budgétaires pour octroyer des primes à la construction, comme l'a annoncé Giorgetti, me paraît pour le moins insensé après les 209 milliards d'euros déjà dépensés. Ces 14 milliards devraient plutôt servir à financer des investissements des entreprises pour réduire les coûts énergétiques. Sinon, notre industrie manufacturière disparaîtra. Essayons de bannir le mot « prime » de notre vocabulaire. PS : Je tiens à souligner la hausse généralisée des taux des obligations d'État. Cela pourrait annoncer une crise majeure ou simplement entraîner une augmentation des coûts pour les personnes endettées. Soyez prudents avec vos promesses électorales.
> Le gouvernement a tardé à agir concernant les centres de rétention administrative (CRA) après avoir perdu du temps avec l'Albanie, mais s'opposer aujourd'hui à leur construction constitue une grave erreur de la part des administrations locales. Les CRA devraient être réservés en priorité aux immigrés clandestins ayant commis des délits et qui, actuellement, ne reçoivent qu'un ordre d'expulsion, ce qui accroît le sentiment d'insécurité des citoyens et l'impression d'impuissance des forces de l'ordre. J'ajouterais que la proposition de rapatriement volontaire (moins coûteuse pour l'État que le rapatriement forcé) faite aux personnes détenues en CRA porte ses fruits, même si elle reste encore marginale. C'est pourtant la voie à suivre pour lutter contre le phénomène des immigrés clandestins délinquants. Azione milite pour cette solution depuis cinq ans.
> Le 30 septembre 1938, la conférence de Munich ouvrit la voie à la Seconde Guerre mondiale en cédant les Sudètes tchécoslovaques à Hitler. On sait aujourd'hui qu'à partir de ce moment, les dirigeants de la Wehrmacht et le peuple allemand considérèrent Hitler comme invincible (Albert Speer le relate). La région était montagneuse et fortifiée, tout comme la partie du Donbass dont Poutine exigeait la fin de la guerre. Il est peu probable qu'Hitler l'ait annexée sans subir d'énormes pertes qui auraient aliéné son peuple et son armée. Bien sûr, dans le cas de l'Allemagne, la guerre ne s'arrêta pas là. Hitler envahit la Bohême et la Moravie, puis se tourna vers la Pologne, où l'invasion fut précédée d'une fausse attaque menée par les SS et imputée aux Polonais. Tout cela devrait nous amener à réfléchir à la situation actuelle. Poutine pousse l'Europe à prendre ce qu'il n'a pas réussi à conquérir. Le lui céder reviendrait à précipiter une guerre directe avec la Russie. Car Poutine ne s'arrêtera pas.
♦ Spazio pubblico
Pina Picierno (leader)
> Le Parlement européen votera prochainement sur le rapport de
@hildevautmans sur les relations UE-Chine. C'est un travail précieux et bien
réalisé, auquel certains collègues ont soumis des amendements pour le moins
surprenants. Le Mouvement Cinq Étoiles l'emporte haut la main, en se livrant à
des contorsions remarquables, comme celle-ci : « Considérant qu'au
cours des quatre dernières décennies, la République populaire de Chine a sorti
près de 800 millions de personnes de l'extrême pauvreté, contribuant de manière
significative à la réduction de la pauvreté mondiale sur la même période, grâce
à une combinaison de planification à long terme, d'investissements publics et
de politiques ciblées de développement industriel et rural ; que cette
réussite représente l'un des efforts de réduction de la pauvreté les plus
importants de l'histoire moderne et devrait être reconnue par l'UE comme une
contribution substantielle au développement durable mondial. » J'ai dû
relire ce texte à plusieurs reprises, tant il est effronté : Mais
camarades, pas un mot sur le travail forcé, la suppression des droits syndicaux
et le contrôle généralisé des naissances ? Est-ce vraiment cela la
nouvelle gauche ? Écoutez, mettez à jour votre système de pensée,
souvenez-vous que la réalité dépasse de loin les slogans et les idéologies de
collège. Discutez avec des dissidents chinois contraints à l'exil ou avec des
femmes stérilisées de force parce qu'elles sont musulmanes. Parlez aux proches
des détenus des camps de concentration du Xinjiang, des centaines de milliers
de personnes issues des minorités musulmanes et turcophones. Parlez à Jewher
Ilham, la fille d'Ilham Tohti, lauréat du prix Sakharov du Parlement européen.
Faites tout cela et ayez honte. Mais ayez profondément honte.
> Il y a trois ans, à l'aube d'un samedi festif, le terrorisme du Hamas a fait irruption dans les foyers de Be'eri, Kfar Aza et Nir Oz, et parmi les jeunes qui dansaient à Nova. Environ 1 200 personnes ont été tuées et 251 prises en otage. Ce fut le jour le plus sanglant pour le peuple juif depuis la Shoah. Ce jour n'est pas terminé pour ceux qui l'ont vécu. Il n'est pas terminé pour les familles qui ont attendu des mois un nom, une preuve de vie, un corps à enterrer. Il n'est pas terminé pour les survivants, qui doivent recommencer chaque matin. Se souvenir du 7 octobre, c'est le regarder en face, sans adjectifs pour l'atténuer ni sans « mais » pour l'expliquer. C'est aussi constater ce qui s'est passé ensuite, ici en Europe : des synagogues sous surveillance, des étudiants juifs dissimulant un symbole, un antisémitisme qui se fait de nouveau entendre avec force. Cette responsabilité nous incombe. L'Europe est née d'un « plus jamais ça ». Ces mots ne sont pas relégués au passé : ils nous engagent chaque jour à lutter contre l’antisémitisme et toutes les formes de déshumanisation. Préserver la mémoire du 7 octobre, c’est rester fidèle à cette promesse et continuer de croire, même lorsque cela semble le plus difficile, que les Israéliens et les Palestiniens peuvent vivre en paix, en sécurité et en liberté.
> Si cette course folle à la montée du populisme ne s'arrête pas, il ne restera en Italie que des vestiges de démocratie libérale. On entrevoit Vannacci, certes, mais ce n'est qu'un avant-goût si l'on ne comprend pas que l'enjeu fondamental est le suivant : défendre l'intégration européenne, la souveraineté européenne et les démocraties libérales. Or, le choix d'une alliance structurelle avec un mouvement populiste et poutinien fait de la grande diversité politique et de ce Parti démocrate, qui n'a plus rien du parti que j'ai fondé, un problème aussi important que la droite souverainiste. L'Italie a besoin d'un centre clair, réformiste et pro-européen. Le reste n'est que poudre aux yeux, bon à alimenter une rhétorique désormais stérile.
● Lettonie
♦ Gouvernement
Andris Kulbergs (premier ministre)
> [Victoire aux élections législatives] Chers Lettons ! Je tiens à vous
dire un seul mot: merci. Merci mon Dieu pour ta force et ta sagesse. Merci à ma
famille pour votre patience et votre soutien. Et merci, peuple letton, pour
votre confiance. Je suis pleinement conscient de l'importance de cette
confiance. Et plus encore, de mon devoir. AS et moi ne vous promettons pas que
ce sera facile. Mais je vous promets une chose : Les intérêts de la Lettonie
primeront sur les miens. Les intérêts de l'État primeront sur toute autre
position, et j'en assumerai l'entière responsabilité. À ceux qui ont voté pour
nous, merci encore. À ceux qui n'ont pas voté, je travaillerai aussi pour vous.
Car désormais, il ne s'agit plus d'élections. Il s'agit de notre Lettonie, de
nos enfants et des changements nécessaires pour que nous puissions, ensemble,
remettre la Lettonie sur la bonne voie. Nous sommes un petit pays, mais nous ne
sommes pas une petite nation. Que Dieu protège nos familles et la Lettonie.
Merci. Aujourd'hui, c'est dimanche en famille et avec les enfants, mais demain,
retour au travail, retour au changement !
> [Victoire aux élections législatives] Merci, Volodymyr Zelensky [pour les félicitations] Il est important que nous ayons des gouvernements forts tout au long du flanc oriental de l'OTAN et de l'UE, en particulier dans les pays frontaliers de l'agresseur à l'Est. C'est essentiel pour préserver nos valeurs démocratiques, renforcer notre défense et notre sécurité, et mener à bien les réformes nécessaires à la croissance de nos économies. La coopération dans le domaine de l'industrie de la défense est un domaine où nous devons poursuivre nos efforts, en nous appuyant sur les progrès importants que nous avons déjà accomplis ensemble. Le soutien à l'Ukraine est – et restera – une priorité pour la Lettonie et pour l'UE. En résistant aux forces d'occupation russes, l'Ukraine défend non seulement sa liberté et sa souveraineté, mais contribue également à la sécurité de toute l'Europe. Nous sommes solidaires de l'Ukraine.
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> La Lettonie est un partenaire essentiel pour une Europe forte, qui
renforce notre résilience et soutient l'Ukraine. C'est pourquoi j'ai appelé cet
après-midi mon homologue letton, le Premier ministre Andris Kulbergs, pour le
féliciter de sa victoire électorale du week-end dernier. Nous avons évoqué le
Conseil européen de la semaine prochaine et notamment notre engagement en
faveur d'un budget européen moderne et abordable. Un budget tourné vers
l'avenir, axé sur nos priorités : renforcer notre sécurité, consolider
notre compétitivité et gérer les migrations. Je me réjouis de la poursuite de
notre coopération.
> Les Pays-Bas doivent se préparer à l'avenir, avec un système de protection sociale solide et une économie forte. Ce matin, au Catshuis, nous avons discuté avec le gouvernement, les employeurs et les syndicats de la manière de parvenir à un accord social pérenne. La conversation a été constructive et agréable. Nous partageons la conviction qu'il est indispensable de relever ensemble plusieurs défis majeurs, tels que la suspension de nos prestations d'invalidité, l'avenir du marché du travail et l'importance de la croissance structurelle pour notre économie. Bien sûr, des divergences subsistent, mais tous souhaitent aller de l'avant. Ce ne sera pas toujours facile et cela ne se fera pas du jour au lendemain. Mais nous n'allons pas perdre de temps. Les Pays-Bas attendent des solutions.
> Aujourd'hui marque le troisième anniversaire de l'horrible attentat terroriste perpétré par le Hamas, qui a coûté la vie à près de 1 200 personnes innocentes. Plus de 250 autres ont été prises en otage. Tous des Israéliens ordinaires, victimes d'une violence inimaginable lors d'un festival, chez eux, dans la rue, ou ailleurs. La région s'est déstabilisée, plongée dans une spirale de conflit et de misère. Des dizaines de milliers de Palestiniens innocents ont été tués par l'armée israélienne depuis l'attaque du Hamas. Aujourd'hui encore, les conséquences de ces violences se font cruellement sentir. Ces chiffres sont choquants et désespérants. Car aucun but ne justifie cette violence, et surtout, aucune souffrance ne s'en trouve apaisée. Toutes les familles endeuillées, israéliennes et palestiniennes, le savent. Elles vivent dans la peur et l'insécurité. Je leur souhaite la paix. Dans leur pays et dans leurs cœurs.
> L'agression russe contre l'Ukraine s'intensifie. Nous l'avons encore constaté ce week-end avec, entre autres, des frappes aériennes sur Kiev. La Russie bombarde délibérément des cibles civiles et des infrastructures énergétiques, cherchant à rendre les villes ukrainiennes inhabitables et à paralyser l'économie cet hiver. Nous ne devons pas le permettre. Le président Zelensky et moi-même avons évoqué les derniers développements du conflit. Le renforcement de la défense aérienne ukrainienne est une question de vie ou de mort. L'Ukraine a notamment besoin de davantage de maintenance, de pièces détachées et de munitions pour sa flotte de F-16. J'ai assuré que les Pays-Bas apporteraient leur aide à l'Ukraine dans ce domaine. Avec nos partenaires internationaux, les Pays-Bas continuent d'apporter un soutien indéfectible à l'Ukraine. Nous suivons également de près les provocations de la Russie envers d'autres pays.
> En tant que gouvernement, nous œuvrons à créer un espace de dialogue entre employeurs et salariés sur l'avenir de la sécurité sociale et de notre capacité de gain. Nous réfléchissons à la manière de préserver notre filet de sécurité sociale pour les générations futures et d'aider davantage de personnes à trouver un emploi. Ce faisant, nous assurons la prévisibilité et la stabilité nécessaires aux investissements à long terme dans notre économie.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Braun donne des leçons aux gens pour qu'ils ne soient pas des
esclaves. Et pourtant, il est clair qu'il est lui-même incapable de se libérer
de la propagande russe. Aujourd'hui, aux côtés d'un élu de l'AfD, il a soutenu
la remise en service de Nord Stream. Après des années de chantage russe, il
propose un retour à la dépendance envers Moscou. Et il parle même de
souveraineté. Ces déclarations révèlent davantage d'admiration pour le régime
criminel de Poutine que de préoccupation pour la Pologne.
> La taxe sur l'alcool vise à soutenir la santé des Polonais. C'est précisément ce que nous souhaitions ! Le plan Pologne 2050 a tracé la voie, le gouvernement l'a intégré à son projet de loi, et aujourd'hui, la première lecture a lieu à la Diète (Sejm). Les recettes supplémentaires seront versées au Fonds national de santé (NFZ) pour les traitements, notamment ceux liés à la consommation d'alcool. Nous nous en félicitons. Nous œuvrons maintenant pour que cet argent soit utilisé là où il est le plus nécessaire : pour les patients !
> Le parti Droit et Justice (PiS) a démantelé le Tribunal constitutionnel, et nous ne pouvons pas faire comme si de rien n'était. Les soupçons de manipulation des commissions pour obtenir des décisions favorables exigent des éclaircissements et une reddition de comptes. Discuter des amendements constitutionnels requiert la confiance. Il est difficile de faire confiance à ceux qui ont si mal géré l'institution censée la contrôler.
> Les rues de nombreuses villes resteront sales le soir, et la publicité tentera de nous convaincre que la bière est la boisson des dieux ? Parce que le Parti populaire polonais (PSL) doit d’abord satisfaire les vignerons ? Les amendements du PSL risquent de bloquer le projet de loi élaboré par Pologne 2050 et la Gauche, retardant ainsi son entrée en vigueur de plusieurs mois. Les citoyens, exaspérés par les bagarres liées à l’alcool et les publicités incitant à la consommation excessive, en subiront les conséquences. Les problèmes des vignerons peuvent être traités séparément. La santé et la sécurité des citoyens n’ont pas à attendre.
> Le Parti populaire polonais (PSL) souhaite-t-il vraiment expliquer à la population qu'elle doit attendre pour une sécurité accrue car il faut d'abord satisfaire les vignerons ? Pologne 2050 et la Gauche ont travaillé pendant un an sur le projet de loi anti-alcool. Nous avons écouté les citoyens exaspérés par les ravages de l'alcool sur leurs familles et la tranquillité de leurs rues. Aujourd'hui, à l'approche du vote, le PSL dépose des amendements susceptibles de retarder les changements de plusieurs mois. C'est pourquoi, lors d'une conférence commune aujourd'hui, nous avons été clairs : le PSL dispose d'un projet de loi concernant les vignerons et peut le faire avancer séparément. Il n'y a aucune raison de bloquer un projet de loi protégeant la santé et la sécurité des Polonais. La coalition ne peut se laisser dicter sa conduite par le principe suivant : satisfaire d'abord l'industrie et faire patienter la population.
> Les gens aspirent à un logement décent et à un sommeil paisible chez eux. Doivent-ils vraiment descendre dans la rue pour que les politiques prennent cette question au sérieux ? L’Espagne devrait nous donner matière à réflexion. Grâce à Poland 2050, les habitants et les collectivités locales ont leur mot à dire dans le projet de loi sur les locations de courte durée. Nous soumettons actuellement des amendements qui faciliteront la prise de décision et permettront aux municipalités d’anticiper les nouvelles réglementations. Il est temps d’aller à la rencontre des gens au lieu de les laisser se débrouiller seuls avec leurs problèmes. Nous espérons que cette fois-ci, la majorité sera favorable.
> Nous n'avons pas à reproduire les erreurs de l'Occident. Nous pouvons d'ores et déjà garantir l'accès à un logement abordable et à une éducation publique de qualité, afin que l'avenir des générations futures ne dépende pas des ressources financières de leurs parents. Il nous suffit d'avoir le courage d'agir.
> En Espagne, la majorité parlementaire vient de s'effondrer suite à la crise du logement. Des milliers de personnes manifestent et des élections anticipées sont organisées. Peut-être cela fera-t-il enfin réfléchir ceux qui se moquent de la voix des habitants. Pologne 2050 n'entend pas attendre que les villes polonaises se transforment en stations balnéaires désertes. Nous avons mené des amendements au projet de loi afin de donner aux collectivités locales et aux habitants leur mot à dire sur les locations de courte durée. Nous nous battons maintenant pour que cette loi ne reste pas lettre morte. Lors de cette session de la Diète (Sejm), nous soumettons à nouveau des amendements visant à interdire les locations de courte durée abusives à la majorité simple des votants. Exiger le soutien de plus de la moitié des résidents éligibles des coopératives d'habitation pourrait bloquer toute décision. Nous espérons que les politiciens qui ont rejeté ces amendements en commission prendront exemple sur l'Espagne et comprendront enfin. La voix des habitants doit être respectée ; on ne peut pas l'ignorer.
> Nous avons commencé par exiger la contribution financière des Polonais. Aujourd'hui, notre coalition a signé la loi ! Pologne 2050 le répète depuis le début : puisque les grandes entreprises profitent de la situation difficile, elles doivent participer aux dépenses que nous supportons tous. Cet argent servira désormais à financer la baisse du prix des carburants. On ignore si le président a été convaincu par les arguments ou intimidé par les sondages. Une chose est sûre : les Polonais paieront moins cher leur carburant.
Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> Des élections anticipées ont lieu en Espagne, car la population
réclame des logements abordables. En France, les jeunes protestent contre la
dégradation constante de la qualité de l'enseignement public. Et il ne s'agit
pas seulement de migrants, contrairement à ce que la droite voudrait faire
croire. Nous avons certains des logements les moins abordables d'Europe. Les
propriétaires sont exclus du marché par la construction de grands immeubles de
rapport et par des sociétés qui transforment des immeubles résidentiels en
hôtels. L'éducation est privatisée à grande échelle. D'ailleurs, je me demande
combien de députés scolarisent leurs enfants dans le public. Car s'ils le font,
ils savent que ceux qui en ont les moyens paient des cours particuliers. Et
cette tendance ne date pas d'hier ; elle dure depuis une décennie.
L'avenir des jeunes est conditionné par les moyens financiers de leurs parents.
L'inégalité des chances d'une vie décente détruit tôt ou tard le tissu social
et conduit au chaos.
♦ Unia Centrum
> L'indexation automatique des seuils d'imposition est indispensable
pour protéger les effets des réformes fiscales de l'inflation ! C'est
pourquoi, en tant que Centre parlementaire, nous déposons un amendement visant
à indexer automatiquement les seuils chaque année sur le taux d'inflation.
Comme c'est déjà le cas pour le salaire minimum et les prestations sociales.
Les Polonais doivent avoir l'assurance que la hausse des seuils ne sera pas
annulée par l'inflation.
> Il y a quelques jours, nous avons appris l'existence d'une fraude pétrolière au Venezuela, d'un acompte colossal et du pétrole qui n'est jamais arrivé en Pologne. Aujourd'hui, nous apprenons des arrestations liées au scandale de la baisse artificielle des prix avant les élections de 2023. Que nous réserve l'avenir ?
> Les citoyens ont dit « ça suffit » et le président a dû obtempérer ! C'est une bonne chose que le président Karol Nawrocki ait finalement cédé à la pression citoyenne et signé la loi sur les carburants. Cela prouve que lorsque les Polonais s'expriment d'une seule voix et exigent des mesures concrètes, leur voix compte. Apparemment, tous les doutes disparaissent lorsque le soutien populaire commence à faiblir. Les citoyens ont démontré qu'ils refusent de laisser bloquer des solutions importantes pour l'État et les citoyens ordinaires, surtout lorsque l'obstination politique n'est étayée par aucun argument convaincant. Nous remercions tous les citoyens qui ont soutenu fermement le gouvernement et contribué à faire pression ! C'est grâce à un tel engagement que nous pouvons lutter efficacement pour des solutions qui améliorent véritablement la vie des Polonais. Et l'enjeu est concret : Grâce à la loi signée, le carburant devrait coûter environ 1,20 à 1,30 PLN par litre. Si la loi avait été signée en juillet, les automobilistes polonais auraient pu économiser en moyenne au moins 200 PLN de plus. Rien que pour cette dernière semaine de retard, les Polonais auraient pu payer 50 à 60 zlotys supplémentaires. Ce coût pourrait être qualifié de « taxe sur l'obstination de Nawrocki ». Le président devrait se souvenir que sa fonction n'est pas un terrain d'entente politique. Les avantages politiques pour son entourage ne profitent pas toujours à l'ensemble des citoyens. Et l'intérêt des Polonais doit primer sur celui de tout parti. Nous exigeons donc de la cohérence ! Si le président a pu signer la loi sur les carburants sous la pression populaire, nous attendons la même approche sur d'autres sujets importants. Cela inclut la prestation de serment des juges du Tribunal constitutionnel et la signature de lois visant à faciliter le quotidien des citoyens. Les Polonais n'ont pas besoin d'un président qui se livre à des querelles politiques à tout prix. Ils ont besoin d'un président qui écoute les citoyens et agit dans leur intérêt.
> Le nettoyage post-PiS se poursuit. Cette fois-ci, nous nous concentrons sur le programme « Air pur », qui, sous le gouvernement Droit et Justice, n'était synonyme que de manœuvres douteuses !
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> 25 ans de stagnation. Comment augmenter les salaires ? António José Seguro
a déclaré aujourd'hui que « le Portugal doit accroître sa productivité afin que
l'État et les entreprises puissent offrir de meilleurs salaires ». Le bilan des
25 dernières années, sous le gouvernement du Parti socialiste (PS) et du Parti
social-démocrate (PSD), est catastrophique. Le Portugal a été dépassé par huit
pays de l'Union européenne et se retrouve en bas du classement. La productivité
horaire est pratiquement inchangée depuis 25 ans. Si le président de la
République souhaite réellement un changement et une hausse des salaires, il
doit appeler à de véritables réformes libérales, telles qu'une réforme du
travail ou une réforme fiscale, et non perpétuer l'impasse entre le PS et le
PSD qui nous a conduits à cette situation. António José Seguro doit faire
rapidement un choix : soit continuer à alimenter la voie de la pauvreté dans
laquelle le PS et le PSD nous ont menés (pour laisser une trace dans
l'histoire), soit contribuer à la mise en œuvre de réformes libérales
véritablement pertinentes qui changeront ce destin.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Un partenariat stratégique solide se traduit par des collaborations
fructueuses et des projets communs dans de multiples domaines, ayant un impact
positif sur la population. Les relations entre la Roumanie et les États-Unis
d'Amérique se renforcent constamment, notamment dans le domaine de l'éducation,
grâce à des initiatives aux résultats remarquables telles que le programme
d'échange Future Leaders Exchange, avec ses deux volets FLEX Global et FLEX
Global Abroad. Grâce à FLEX, l'un des programmes internationaux les plus
sélectifs pour les lycéens, jusqu'à 70 étudiants roumains vivront dans une
famille américaine et pourront étudier, durant l'année scolaire 2027-2028, dans
des établissements d'enseignement aux États-Unis. Parallèlement, jusqu'à 20
étudiants américains pourront venir étudier en Roumanie. Cela représente une
augmentation significative du nombre de bourses offertes aux jeunes Roumains
par rapport à l'année dernière, où 20 lycéens roumains avaient pu bénéficier de
cette opportunité. L'expérience FLEX apporte bien plus que de simples avantages
académiques. De retour en Roumanie, les lycéens restent impliqués dans leurs
écoles et leurs communautés locales à travers des activités de bénévolat et
divers projets éducatifs, mettant ainsi à profit les compétences et les
connaissances acquises grâce à leurs interactions avec la société et la culture
américaines. Les bourses des programmes FLEX Global et FLEX Abroad Global sont
cofinancées par le ministère de l'Éducation et de la Recherche de Roumanie et le
département d'État américain, et gérées par l'American Councils for
International Education (ACIE). Les jeunes Roumains peuvent dès à présent
soumettre leur candidature, qui fera ensuite l'objet d'une sélection. Dans ce
contexte, je suis ravi d'avoir eu, en début de semaine, une discussion
fructueuse avec Mme Lisa Choate, présidente de l'ACIE, et M. Carter Johnson,
directeur régional de l'ACIE, sur l'éducation et sur la manière dont nous
pouvons concrètement soutenir les jeunes Roumains dans le développement de
leurs compétences multiples.
> En préparation du prochain Conseil européen, j'ai eu aujourd'hui un entretien téléphonique avec Antonio Costa, président du Conseil européen. L'ordre du jour du Conseil est chargé, car nous avons de nombreux dossiers importants à examiner, allant de l'amélioration de la compétitivité économique et des prix de l'énergie au futur budget de l'Union. La Roumanie souhaite un budget ambitieux, même si des ressources supplémentaires seront nécessaires au niveau de l'Union pour soutenir l'axe compétitivité et défense. Parallèlement, les politiques de cohésion demeurent une priorité pour nous. Nous avons également évoqué l'élargissement de l'Union européenne. Nous soutenons activement l'adhésion de la République de Moldavie et de l'Ukraine. Les Moldaves, au même titre que les Ukrainiens, méritent de faire partie de l'Union, ce qui améliorerait considérablement la sécurité de la Roumanie, de la région et de la mer Noire. Un autre sujet abordé concernait les multiples défis sécuritaires, de la guerre injustifiée menée par la Fédération de Russie en Ukraine aux tensions dans le Golfe. Je suis convaincu qu'avec les autres chefs d'État, nous parviendrons à progresser sur tous ces sujets importants.
> J'ai participé aujourd'hui à une nouvelle discussion du groupe « Amis de la compétitivité », en compagnie de dirigeants de 19 États membres de l'UE, en vue du Conseil européen de la semaine prochaine. Nous avons abordé le rôle des prix de l'énergie dans l'amélioration de la compétitivité, le commerce international et la simplification et la débureaucratisation de l'Union européenne. Les États membres du groupe s'accordent sur la nécessité de mesures urgentes pour atténuer la hausse des prix de l'énergie, notamment par une plus grande flexibilité budgétaire dans la mise en place de mesures de soutien compensatoires. La Roumanie soutient des solutions réalistes permettant à son industrie nationale de se développer et d'opérer la transition climatique sans perdre en compétitivité. Concernant la simplification de la législation et la réduction des formalités administratives, il est important d'accélérer la mise en œuvre de mesures visant à simplifier le marché unique européen, en particulier par le biais de l'initiative Eu Inc. Cette initiative vise à instaurer un ensemble unique de règles au niveau européen et permettrait aux entrepreneurs de créer plus facilement une entreprise dans n'importe quel État membre.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire)
> Les Libéraux souhaitent voir un gouvernement bleu-jaune dirigé par Ulf
Kristersson. J'en ai également informé le Président de la Chambre. Nous n'avons
pas l'intention de sauver les sociaux-démocrates de leur propre base
gouvernementale. Les Rouges-Verts n'ont même pas réussi à réunir leurs
dirigeants. Magdalena Andersson a fêté les résultats des élections avec un
gâteau, et maintenant, elle doit aussi se mettre au travail. Ses tentatives
d'investigation sont jusqu'à présent pitoyables. Le peuple suédois mérite un
gouvernement sérieux, et non une mascarade où l'on attend de d'autres qu'ils
fassent le travail d'Andersson. Il existe fondamentalement une majorité non
socialiste au Riksdag. Les Libéraux veulent la rassembler autour d'une
politique bourgeoise. Mais cela implique que la prise de responsabilité prime
sur la prise de distance.
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