Qu’il y ait de l’antisémitisme aux extrêmes, c’est un fait historique.
Mais cela ne veut pas dire que tous les extrémistes sont antisémites.
Pour continuer dans l’Histoire, beaucoup de juifs allemands ont adhéré au discours d’Hitler – et même au parti national-socialiste – avant d’être les victimes du nazisme et de finir dans les chambres à gaz.
Et des mouvements extrémistes qu’ils soient de gauche ou de droite peuvent être juifs comme c’est le cas en Israël, pays peu suspect d’antisémitisme…
On ne peut donc coller systématiquement l’étiquette d’antisémitisme à l’extrême-droite et à l’extrême-gauche.
Ayant dit cela, l’extrême-droite française dès son origine et pendant le 20e siècle a été largement antisémite, le FN en ayant été la preuve avec les propos de ses membres, en particulier de ceux de son président d’alors, Jean-Marie Le Pen.
De même l’extrême-gauche a toujours eu un fond d’antisémitisme en faisant du banquier juif comme les Rotschild, les profiteurs du peuple.
On ne peut donc balayer d’un revers de la main quand des accusations d’antisémitisme touchent les membres des partis extrémistes actuels, notamment le RN et LFI d’autant que des déclarations ici ou là démontrent son existence en leur sein, parfois au plus haut niveau.
C’est pour cela que les propos qu’aurait tenus Jordan Bardella, le président du RN, il y a quelques années qui sont d’un antisémitisme le plus basique – exemple avec la faute d’orthographe: «Le juif doit dominé les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur» – et publiés par le média d’extrême-gauche Médiapart, doivent être vérifiés car ils entrent dans le discours qu’a tenu majoritairement l’extrême-droite française pendant des années et que tiennent encore beaucoup de ses militants.
Mais comme ceux-ci sont anciens, il se peut aussi qu’ils correspondent à une opinion que Bardella – qui nie les avoir tenus – ne partage plus.
N’oublions pas que beaucoup de personnalités politiques qui ont occupé des postes importants dans des partis politiques peu suspects d’antisémitisme puis dans la république ont eu un passé dans des formations d’extrême-droite aux discours contre les juifs comme ce fut le cas de François Mitterrand.
Mais, à la différence de Mitterrand, Bardella, lui, est toujours dans un parti d’extrême-droite où les «brebis galeuses» antisémites sont encore nombreuses d’où l’importance, à quelques mois de la présidentielle, de bien vérifier ses propos et ce qu’ils disent de lui aujourd’hui ainsi que de son parti et de sa candidate Marine Le Pen qui l’a tout de suite défendu comme au bon vieux temps de son père.
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